Vivre d’amour et d’eau fraîche
L’expression s’entend habituellement à la forme négative : « On ne peut vivre d’amour et d’eau fraîche. » Le sens de ce proverbe dépend tout particulièrement de la signification que l’on attribue à l’amour. Ordinairement, il est adressé aux nouveaux amoureux, à ceux qui pensent que, puisqu’ils s’aiment, il ne pourra rien leur arriver. Dans ce sentiment très fusionnel des débuts d’une relation amoureuse, on croit volontiers que le monde vous appartient et que tout est possible. Or le réel résiste bien souvent à la toute puissance de l’imaginaire. Les amis, les parents, le conjoint parfois, ayant l’impression que tel ou telle se trouve déconnecté du réel, peuvent alors renvoyer cette expression de sagesse pour rappeler le poids et les exigences de la vie.
Cependant, si l’amour est bien le sentiment qui nous fait prendre au sérieux la vie de l’autre, non seulement dans l’instant présent mais aussi dans l’avenir, en tenant compte de l’histoire, alors il semble bien que l’amour, loin d’être une échappatoire au réel, devient un moteur pour vivre courageusement en ce monde. Nous sommes ici dans un tout autre registre : celui de la responsabilité et de la lucidité. Aimer vraiment, n’est-ce pas tout mettre en œuvre pour que ceux que l’on a décidé d’aimer (les membres de sa famille, des pauvres, des étrangers…) soient des vivants, des hommes, des femmes et des enfants debout. Mais, alors, dans ce cas là, l’amour sait bien que l’eau fraîche ne suffit pas.
Nous pourrions rapprocher ce proverbe d’une expression bien connue de saint Augustin : « Aime et fais ce que tu veux. » Il s’agit d’une formule que l’on trouve dans le commentaire de la première épître de saint Jean. Nous la trouvons plutôt ironique. En effet, si comme le suppose le verbe diligere, ’aimer’ signifie ’aimer avec volonté à la manière du Christ’, alors il est assez clair que celui qui a décidé de vivre selon un tel amour a déjà tout décidé et qu’il n’y a plus de place pour le « fais ce que tu veux ». À moins que, autre compréhension possible de l’expression augustinienne, il faille entendre : « Aime avec volonté, et ce que tu veux faire, fais-le. »
Seul celui qui a compris combien aimer vraiment rend libre et heureux peut dire avec vérité une telle formule.

Évêque de Séez, ancien équipier de PSN.
- Qui aime bien, châtie bien
- La raison du plus fort est toujours la meilleure
- Charité bien ordonnée commence par soi-même
- Chacun voit midi à sa porte
- La fin ne justifie pas les moyens
- Le mieux est l’ennemi du bien
- Bien mal acquis ne profite jamais
- La curiosité est un vilain défaut
- On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs
- L’herbe du pré d’à-côté est toujours plus verte
- Nul grand homme pour son valet
- La faim fait sortir le loup du bois
- Toute vérité n’est pas bonne à dire
- À l’impossible, nul n’est tenu
- Les petits ruisseaux font les grandes rivières
- L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt
- Il n’y a pas de fumée sans feu
- La paresse est la mère de tous les vices
- Qui trop embrasse, mal étreint
- L’argent ne fait pas le bonheur
- L’enfer est pavé de bonnes intentions
- Petit à petit l’oiseau fait son nid
- Quand le chat est parti les souris dansent
- Les conseilleurs ne sont pas les payeurs
- Avant d’enlever la paille de l’œil de ton voisin, retire la poutre qui est dans le tien
- Il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre

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