6e dimanche de Pâques - Ascension
1. Les Églises chrétiennes et orthodoxes ont fait du départ de Jésus une fête, celle de l‘Ascension. Ce n’est pas dans nos habitudes. Lors du décès d’un proche, regrets et tristesse envahissent notre cœur parce que, comme nous le disons, nous perdons un peu ou beaucoup de ce qui faisait notre bonheur. En fait nous pleurons sur nous-mêmes. Ce dut être le cas des apôtres et disciples au soir funeste de son arrestation et condamnation. Mais de l’avoir revu bouleversa Marie Madeleine, réchauffa le cœur des disciples d’Emmaüs. Le récit de ce nouveau départ selon Matthieu ne dit rien des sentiments de ses témoins. Il est vrai que les temps ont passé et lors de la rédaction des évangiles, trente ans plus tard, il apparut que l’essentiel était de rappeler leur mission : faire des disciples de toutes les nations. On sait que, très vite, à Jérusalem, il fut débattu de Jésus et Pierre en fit les premiers frais. Puis très vite dans tout l’empire romain, du fait de l’importance de la diaspora juive. Paul fut de ceux-là mais après avoir parcouru les grands espaces, il connaîtra le confinement en prison, sans pour autant perdre son enthousiasme.
2. Nous connaissons des beaux moments de foi mais aussi des temps sans. Il est des jours où croire semble facile, comme allant de soi et cela nous procure des moments de bonheur, de joie, de confiance. Mais il est des jours aussi, et plus particulièrement lorsqu’une lourde épreuve nous accable, que survient le questionnement, nous sentant nous aussi comme emprisonnés dans nos limites humaines. Comment faire alors pour garder la joie de la foi alors que des moments dépressifs nous en enlèvent tous les motifs ? Comment trouver en nous les ressources qui nous permettraient de vivre ces moments troublés. On dit qu’il faut prier, mais on n’a plus envie de prier !
3. L’évangile nous donne tout de même un chemin à suivre pour sortir de là. Nous redire que notre mission n’est pas à prendre comme une affaire personnelle dont on attend la réussite, comme le souhaite tout entrepreneur en son métier. Nous n’avons pas à parcourir les grands espaces des Missions Etrangères. Mais celui de l’enracinement dans la terre où nous sommes, dans nos sentiments, nos paroles, nos gestes à l’instar de ceux que Paul demandait aux chrétiens d’Ephèse : « Ayez beaucoup de patience, d’humilité, de douceur, supportez-vous avec amour : ayez à cœur de garder l’unité dans l’Esprit par le lien de la paix. » C’est de cette manière, nous dit Jésus, « que vous me verrez vivant ».

Capitaine de Port Saint Nicolas.
Prêtre du diocèse de Metz. Fut professeur de sciences physiques et directeur du lycée Saint-Augustin à Bitche (57).
Activités pastorales dans les communautés de paroisses du Bitcherland.
Animation d’ateliers d’information et de réflexion sur les textes bibliques et l’histoire chrétienne : Pères de l’Eglise, fondateurs des grands ordres religieux, les grands papes, les grands saints du Moyen-Âge, du XVIe siècle. Des présentations à découvrir sur le site.
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