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La Russie orthodoxe aujourd’hui

« Les informations qui nous parviennent sur la Russie orthodoxe aujourd’hui sont souvent partielles, sinon partiales », rappelle Gérard Daucourt, président de l’Association. « Aujourd’hui, M. Lossky nous aide à mieux connaître nos frères chrétiens en Russie, pour mieux comprendre ce qui s’y passe. L’œcuménisme en effet ne consiste pas seulement à participer à des dialogues ou à des activités diverses de collaboration, pas seulement non plus à prier (c’est le cœur de l’œcuménisme, nous le savons), mais aussi à respecter les autres et à les comprendre. Et pour les respecter et les comprendre, il faut les connaître. Il y va de notre responsabilité œcuménique. »

Nicolas Lossky, membre du diocèse en France du Patriarcat de Moscou, faisait partie, début février 98, de la délégation du COE en visite officielle auprès de l’Eglise orthodoxe russe. C’est donc un témoin direct qui parle et partage avec son auditoire son expérience et son cœur.

Le sujet qui m’a été imposé est difficile et je pense que personne ne s’étonnera que je dise d’emblée que la situation en Russie est complexe, c’est une évidence, et complexe à tous les niveaux. Il y a des tendances diverses, contradictoires, souvent opposées, qui suscitent tensions et conflits - pas seulement entre chrétiens, mais à l’intérieur même d’une communauté, l’orthodoxie en particulier. Sans doute l’Eglise orthodoxe est-elle complexe en ce domaine, je vais essayer de vous l’expliquer.

Je reviens de Moscou. C’était la visite du Conseil œcuménique des Eglises à l’Eglise russe orthodoxe, en la personne de son secrétaire général Konrad Raiser, accompagné d’un évêque suédois luthérien, d’un évêque orthodoxe de Pologne et moi-même ; deux orthodoxes du Conseil œcuménique faisaient aussi partie de la délégation. Nous avons été reçus de façon très officielle. Ceci permet de voir des tas de choses, mais pas tout, et en même temps de parler avec les gens.

Qu’est-ce que l’Eglise orthodoxe russe ?

L’Eglise orthodoxe russe, c’est à la fois l’Eglise qui se trouve dans la Fédération de Russie et l’Eglise qui se trouve en Biélorussie et en Ukraine. Tout cela forme l’Eglise de Russie. Ainsi on prie pour le patriarche “de Moscou et de toutes les Russies”. L’Eglise de Biélorussie et l’Eglise d’Ukraine ont aujourd’hui un statut spécial ; elles ont une large autonomie interne et sont présidées par un primat : Philarète de Minsk est à la tête de la Biélorussie, et Vladimir, qui fut exarque ici, est maintenant le métropolite de Kiev. Cette large autonomie interne n’empêche pas que tous les évêques canoniques de ces Eglises font partie du synode des Eglises de Russie. Autrement dit, ces évêques participent aussi bien à un synode d’évêques qu’à un concile local (les mots “synode” et “concile” sont d’ailleurs équivalents, l’un venant du grec et l’autre du latin). Les évêques des trois pays (qui sont indépendants les uns des autres) participent donc au concile local russe. Derrière cela pointe, évidemment, le problème des tensions nationalistes entre, non pas les évêques, mais les républiques (il existe un anti-moscovisme très fort, en Ukraine surtout, mais aussi en Biélorussie et dans les autres républiques baltes).

Un climat anti-œcuménique

Un climat anti-œcuménique est aujourd’hui très largement répandu en Russie, notamment dans l’Eglise orthodoxe mais aussi ailleurs (ainsi les baptistes qui ont reçu la délégation du COE n’ont pas été très doux avec l’œcuménisme).

J’ajoute immédiatement - et j’en ai eu la confirmation cette fois-ci de source extrêmement sûre - qu’il y a là des influences extérieures fort désagréables. Je nomme d’abord les influences extérieures orthodoxes, les paléo-calendaristes grecs, alliés objectifs et non-objectifs avec ce que l’on appelle l’Eglise russe hors frontière. Ce sont en fait deux groupements d’orthodoxes dans le monde qui sont en schisme avec l’Eglise orthodoxe du monde (ils ne sont absolument pas canoniques). Les paléo-calendaristes grecs ont quitté l’Eglise de Grèce lorsque l’Eglise de Grèce a adopté le calendrier grégorien (pour eux, c’était une hérésie d’abandonner le calendrier julien) ; ils habitent l’Australie, l’Amérique et ont de gros moyens financiers. Ils ont comme dogme de base que l’œcuménisme, c’est l’hérésie du XXe siècle. Les Russes de l’Eglise orthodoxe russe hors frontières (celle qui est en Amérique, à New-York) sont fanatiquement anti tout le monde, même vis à vis de l’Eglise orthodoxe qui était en relation avec les Bolcheviques.

Ces gens-là font donc une propagande énorme et se trouvent en alliance, dans leur activité missionnaire, avec certains évangélistes américains qui eux aussi sont très anti-œcuméniques. Cela engendre un fanatisme fondamentaliste, intégriste tel, qu’on a du mal à l’imaginer.

Dieu merci, il existe aussi des tendances pro-œcuméniques. Par exemple, je pense que tout le monde a entendu au moins parler de l’école dans la mouvance du père Alexandre Men qui a été assassiné.

Souvent ces deux tendances qui sont contradictoires coexistent en un seul et même lieu, par exemple à l’Académie de Théologie de Moscou qui se trouve à la Laure de la Trinité Saint-Serge, à 70 km au nord de Moscou, ou à l’institut Sainte-Icône. Il faut donc se poser la question : pourquoi cette situation conflictuelle ? En Occident, on ne comprend pas très bien.

Les retombées de la libéralisation

Je crois qu’il faut d’abord clairement dire que tout ceci est dû aux retombées de la libéralisation à la fin des années 80, marquées notamment en 88/89 par le millénaire du baptême de la Russie et la chute du mur de Berlin, et en 91, par l’implosion de l’ex-Union soviétique. A ce moment-là, l’Eglise s’est trouvée libérée, libre pour la première fois de son histoire ; jusqu’ici l’Eglise orthodoxe russe avait toujours été liée à l’Etat, pendant la période impériale d’une certaine manière, et pendant la période que j’appelle “noire”, où elle était prisonnière de l’Etat.

L’Eglise libre a plus de mal à exister unie que l’Eglise persécutée

Tant qu’il y avait la persécution, il y avait une sorte d’ennemi commun, même pour ceux qui rejetaient certains aspects de la politique de ceux qui étaient responsables de l’Eglise. Pour les Français, j’utilise toujours un parallèle qui peut faire comprendre pourquoi il est plus difficile pour les Russes de vivre unis alors qu’ils sont libres : rappelez-vous ce qui s’est passé le lendemain de l’occupation allemande... Lorsque les Allemands sont partis, des tas de gens, au nom de ce qu’ils avaient souffert, avaient un projet pour la France et savaient mieux que l’autre ce qu’il fallait pour le pays. 4 ans et demi est une chose, plus de 70 ans en est une autre ! En Russie, depuis Lénine en 1917 jusqu’en 1991, on a mis l’Eglise au silence (les discours n’étaient pas les discours de ceux qui parlaient mais des discours d’otages). L’Eglise était donc forcée au compromis : ou l’on acceptait le martyre au sens propre du terme (les camps, la mort) ou bien on se sacrifiait (personnellement j’appelle cela une sorte de martyre, peut-être pire que l’autre), on acceptait le compromis pour faire exister l’Eglise et notamment pour pouvoir donner les sacrements. La prédication était tellement surveillée qu’on ne peut pas dire que c’était une vraie prédication. Certains évêques m’ont confié que le matin ils donnaient la communion à leurs ouailles et qu’ils les envoyaient l’après-midi chez les baptistes pour entendre la pure Parole de Dieu. Voilà un exemple d’œcuménisme qui était possible à l’époque de la persécution.

L’un des aspects du compromis c’est le retour forcé des gréco-catholiques dans l’Eglise orthodoxe juste après la guerre. Ce retour forcé a été “attribué” à l’Eglise. Le primat Philarète de Minsk m’a dit à l’époque sous le sceau du secret : " Dans le pays nous avons une séparation de l’Eglise et de l’Etat, mais la réciproque n’est pas vraie !" Et le même Philarète de Minsk, qui avait dans sa juridiction des Eglises gréco-catholiques ramenées de force dans l’Eglise orthodoxe, m’a raconté ses visites dans ces paroisses gréco-catholiques. Il se mettait de côté comme un évêque qui préside sans concélébrer et il les dédouanait, leur disant de rester ce qu’elles étaient et que lui les couvrait. Voilà encore un exemple d’un travail œcuménique à l’époque où les gens étaient persécutés. Malheureusement ce n’est plus comme cela.

En fait pour les Russes, la libéralisation a permis à tous de s’exprimer, en particulier les anciens dissidents. Ceux-là avaient le verbe haut à la sortie, exactement comme chez nous les résistants de la dernière heure... Chacun a tendance à avoir son projet pour l’Eglise, qu’il soit laïc, prêtre, évêque, cela n’a pas d’importance (chez les orthodoxes, tout le monde est responsable de la foi).

L’un de ces projets fréquemment entendu, c’est une attaque contre le compromis. Tout l’appareil ecclésiastique est taxé de collaboration avec le KGB. Or, pour l’œcuménisme, les membres de l’Eglise russe étaient en fait autorisés par le ministère des affaires étrangères soviétique (donc par le KGB) à entrer au Conseil Œcuménique des Eglises, à établir un dialogue bilatéral, à aller à l’étranger. L’œcuménisme, c’est donc surtout cela dans le peuple : ceux qui avaient le droit de voyager à l’extérieur, par conséquent nécessairement compromis et membres du KGB. Voilà pourquoi quand le pouvoir soviétique a disparu, le peuple a dit : l’œcuménisme c’était l’affaire du pouvoir ! Pourquoi continuerait-on à dialoguer avec tous ces hérétiques ? Et là vous voyez revenir l’intégrisme... Et moi qui étais compromis avec l’Eglise de Russie, avec ces gens qui avaient un passeport pour aller dehors - j’étais le seul qui avait un passeport français et par conséquent qui n’avait aucune instruction - jamais on ne m’a fait la moindre pression. J’étais l’otage, celui à cause de qui la délégation pouvait dire : Vous voyez bien que l’on peut parler librement ! Parce que chaque fois que l’un de mes amis avec qui je voyageais devait faire un discours pour payer le tribut, du genre : "L’Amérique est le dernier des pays, responsable de tous les malheurs de la terre..." moi, je me levais et disais : " Si vous continuez, moi, je vais parler des SS20 qui sont pointés sur nous, etc. " Après, ils me remerciaient beaucoup. Mais malheureusement beaucoup d’occidentaux ou de latino-américains ne comprenaient pas que ce discours était un faux discours, et que ces gens-là profitaient du fait qu’on les envoyait parler avec des protestants, des catholiques, etc., pour établir, j’en suis témoin, de vraies relations chrétiennes à travers le monde.

Et aujourd’hui, quand j’arrive et que je dis, comme je l’ai fait à l’Académie mardi dernier, que je suis témoin que ceux qui sortaient pour faire de l’œcuménisme ont vraiment été des héros de relations réellement chrétiennes, je me fais huer ! On ne me croit donc pas quand je rétablis la vérité sur ces gens-là. Et ces gens-là, surtout certains évêques, sont dans une situation où ils craignent pour leur vie.

Le COE était donc identifié au pouvoir soviétique, ce qui nous a valu d’être attaqués à la Trinité Saint-Serge. Le COE en effet n’a jamais pris position contre le régime soviétique. Il a dénoncé le racisme etc., mais n’a jamais rien dit contre les persécutions soviétiques, parce qu’ils ne voulaient pas gêner l’existence de ceux qui faisaient survivre l’Eglise. C’était volontaire, et moi-même les poussais à ne rien dire. C’est pourquoi ce fut vraiment mesquin d’entendre mardi dernier de faux étudiants traiter Konrad Raiser de “camarade secrétaire général”, mais ils m’ont entendu avec le micro, la langue russe et l’expérience !

Les relations Rome-Moscou

Pourquoi le pape et le Patriarche ne se sont-ils pas rencontrés en Autriche au mois de juin ? Pourquoi y a-t-il en apparence un anti-catholicisme primaire en Russie ?

En un mot, il est certain que Moscou attend en ce moment de Rome une condamnation très explicite de toute forme de prosélytisme en Russie, en Ukraine, en Biélorussie. Pour moi, en ce qui me concerne, j’ajoute que cette condamnation sans ambiguïté a déjà été faite plusieurs fois, par exemple lors de la dissolution de la Commission Pro Russia, le texte qui le dit est très clair là-dessus [1].

Ensuite le pape a écrit une lettre [2] à tous les évêques et responsables d’Eglises qui travaillent dans les pays orthodoxes, leur disant très nettement qu’ils doivent travailler en étroite collaboration et entente préliminaire avec la hiérarchie des Eglises orthodoxes sur place, et jamais contre.

Mais il y a l’histoire de la non rencontre de l’été dernier, à Vienne. Là, il s’est passé quelque chose. Le patriarche Alexis me l’a dit, et ne m’a pas demandé de ne pas en parler. Il m’a dit qu’il avait envoyé une sorte de pré-projet de déclaration finale qui contenait, bien sûr, une réitération de cette condamnation sans ambages de toute forme de prosélytisme. Or le pape a renvoyé le papier en barrant cette phrase et Alexis m’a dit : "Tant qu’il ne reviendra pas là-dessus, je ne peux pas, je ne peux pas à cause du peuple." Il ne faut pas oublier aussi qu’il y a quelques missionnaires par trop actifs parmi les prêtres polonais... J’ajouterai que la situation complexe que je viens de décrire est souvent aussi très paradoxale. Voici un exemple.

J’ai apporté ici le texte de la très officielle Commission théologique synodale de l’Eglise orthodoxe russe présidée par Philarète de Minsk. Ce texte, publié in extenso dans "Chrétiens en Marche" n° 57 (Janvier-Mars 1998) p. 2/3 [3], commente ou plutôt explique la réaction de l’Eglise de Russie au texte de notre dialogue international catholique-orthodoxe adopté à Balamand, en juin 1993 [4] (le texte de Balamand dit que le gréco-catholicisme - appelé péjorativement l’uniatisme -, ne peut pas être une voie pour l’unité des chrétiens).

Le texte de la Commission théologique synodale de l’Eglise orthodoxe russe

Ce texte a une double visée. Tout d’abord, il explique aux Russes qu’on les trompe dans les medias qui sont financés et aidés par les mouvements que j’ai évoqués au début qui sont tout-à-fait anti-Eglises : ces medias ont en effet publié le texte de Balamand complètement faussé, en enlevant des parties et laissant croire que c’est le texte complet - ce qui fait dire au texte exactement le contraire de ce qu’il dit. L’autre visée, c’est de dire qu’il faut maintenant recevoir Balamand d’une façon intelligente, que nous avons besoin de réfléchir sur l’expression “Eglises sœurs” qui figure dans le document.

A propos de cette réflexion, je vais vous lire un paragraphe important, parce que vous avez là, tout à coup, un texte qui est extrêmement positif sur l’Eglise catholique, émanant du Synode de l’Eglise orthodoxe russe, par le biais de sa Commission théologique (qui fut, mardi dernier, plus décevante à propos du COE - seul, Cyrille de Smolensk, qui prit la parole après une série de monologues, en montra tout le côté positif, et disant que le Conseil œcuménique ne fait que refléter ce que les Eglises membres peuvent dire ensemble).

Voici le passage que je voulais vous lire

"Vatican II appelle l’Eglise orthodoxe une Eglise sœur, reconnaissant la nature blessée de l’Eglise orthodoxe et la valeur salvatrice de ses sacrements.

L’Eglise orthodoxe, de son côté, a toujours reconnu la validité des sacrements de l’Eglise catholique. La preuve en est le fait que les chrétiens catholiques sont reçus dans l’Eglise orthodoxe par ce qu’on appelle le “troisième ordre”, et non pas par le baptême comme les non chrétiens et les membres des sectes, ni par la chrismation comme les protestants ; mais par la repentance comme les schismatiques. Les membres du clergé catholique romain sont reçus dans le degré hiérarchique auquel ils ont été ordonnés par l’Eglise catholique romaine."

C’est un paragraphe absolument explosif pour la Russie où actuellement beaucoup d’intellectuels en recherche d’une dimension spirituelle se tournent vers des astrologues ou des devins. Il n’y a donc pas d’anti-catholicisme primaire dans l’ensemble du pays, et ce texte est récent, il date d’avril 1997.

Le service du prochain

Je voudrais, pour terminer, parler d’un œcuménisme positif qui se vit en Russie au niveau de la charité humanitaire. En voici un exemple (et c’est un exemple entre mille).

Mercredi dernier, nous avons visité une école d’infirmières avec une église au centre - ce sont toutes des chrétiennes orthodoxes, avec un prêtre qui est là et qui les encourage. Cette école d’infirmières jouxte un hôpital qui accueille des malades très profonds. Dans cet hôpital on s’occupe aussi de SDF, et l’on est en train d’y organiser encore un asile pour les enfants abandonnés de Moscou. J’ai vraiment vu là un véritable service d’Eglise. Tout y est fait avec le sourire et la joie, en dépit des pires conditions, indescriptibles pour un occidental. Le salaire d’une infirmière d’Etat est au maximum de 70 dollars/mois, et beaucoup de ces jeunes filles font leur travail d’infirmière pour rien. Elles vivent de l’entraide entre elles, comme les premiers chrétiens. Avec le prêtre qui est là, elles témoignent d’une véritable foi vécue, et leur prière est une prière en action. Ces gens-là sont tout-à-fait ouverts à l’œcuménisme, dans la ligne Life & Work (Christianisme pratique) du COE, parce que pour eux, cela va de soi de s’aider entre chrétiens. L’important, c’est de soigner les malades et de sauver les pauvres de leur pauvreté, si possible.

En fait, la Russie est pleine de lieux hospitaliers de ce genre que le Conseil œcuménique aide autant qu’il le peut.

Je terminerai en disant que la Russie est déchirée, la Russie est malade. L’orthodoxie en Russie est malade, pleine de contradictions, mais elle est comme toujours en passe d’être sauvée par ses saints.


Quelques informations complémentaires

Quelle est l’influence de l’Eglise orthodoxe en Russie ?

On compte aujourd’hui 100 millions de baptisés sur 156 millions d’habitants.

Mais l’influence de l’Eglise orthodoxe est plus complexe. Beaucoup de gens cherchent l’aide matérielle de l’Eglise, et l’Etat de son côté, cherche aussi l’appui de l’Eglise. Certains, même, voudraient rétablir l’Eglise orthodoxe comme Eglise d’Etat - ce à quoi le patriarche est totalement opposé.

Il y a des gens qui voudraient profiter de l’Eglise et d’autres qui en profitent dans le bon sens.

Que peut-on dire des rapports Moscou-Constantinople ?

Le patriarche Bartholomée et le patriarche Alexis se sont rencontrés à Odessa en septembre dernier. Ils se sont vus seul à seul, se parlant en allemand. On sait que l’entrevue s’est admirablement bien passée et tout le monde a pris la leçon : on ne rompt pas la communion pour des bêtises.

[1Documentation Catholique n° 2056 du 6/20 septembre 1992 : Principes généraux et normes pratiques pour coordonner l’évangélisation et l’engagement œcuménique de l’Eglise catholique en Russie et dans les autres pays de la CEI p. 786/790.

[2Documentation Catholique n° 2069 du 4 avril 1993, p. 302 ! Motu proprio Europae Orientalis.

[3Chrétiens en Marche : Centre Saint-Irénée, 2, place Gailleton 69002 Lyon - tél : 04 78 38 05 07.

[4Documentation Catholique n° 2077 des 1/15 août 1993 : L’uniatisme, méthode d’union du passé, et la recherche actuelle de la pleine communion p. 711/714.

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Nicolas LOSSKY

Théologien orthodoxe.

(re)publié: 30/04/1998
Les escales d'Olivier