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La Réforme liturgique de Vatican II

Introduction : le renouveau liturgique

La liturgie commence à évoluer dans les années 1950. Le « mouvement liturgique », initié dès le début du siècle par un bénédictin belge, Dom Lambert Beauduin (1873-1960), s’est assigné plusieurs buts :

- rompre avec l’usage de ne distribuer la communion qu’en dehors de la messe
- pousser les fidèles à être « participants » lors des offices communautaires plutôt qu’à s’isoler dans des pratiques de piété individuelles.

Une liturgie non participative
Dans les deux paroisses [de Charleroi], le peuple reste muet et passif. Chacun peut, à son gré, réciter le chapelet ou se plonger dans Les plus belles prières de saint Alphonse de Liguori ou L’Imitation de Jésus-Christ. Quant à la communion, on peut la recevoir avant la messe, après la messe ou au milieu de la messe, mais jamais au moment prévu par la liturgie. [...]

La messe a cessé d’être la prière de la communauté chrétienne. C’est le clergé qui s’en charge entièrement en son nom. Dès lors, les fidèles ne peuvent s’y associer que de loin et se livrer à leur dévotion personnelle. La communion apparaît comme une dévotion privée sans lien spécial avec la messe. Bernard Botte, Le Mouvement liturgique. Témoignage et souvenirs, Paris, Desclée, 1973, p. 10-11.

L’encyclique Mediator Dei (20 novembre 1947) est perçue comme un encouragement au mouvement liturgique. Elle présente la liturgie à la fois comme action du Christ et de l’église tout entière célébrante, et la définit comme « culte public que le Rédempteur rend au Père comme chef de l’église et culte intégral du corps mystique de Jésus-Christ, c’est-à-dire du Chef et de ses membres ». Elle souligne comment la liturgie n’a pas à demeurer figée dans des « rubriques », mais à « s’organiser et se développer selon les circonstances et les besoins des chrétiens ». Tout en conservant la langue latine, « signe manifeste d’unité et protection efficace contre toute corruption de la doctrine originale », le pape juge profitable pour les fidèles l’usage de la langue vulgaire pour certains rites. Une Commission est chargée de préparer une réforme générale de la liturgie.

En 1951, la Vigile pascale est rétablie. Le rite ne se déroule plus, en petit comité, à L’aube du samedi saint, mais avec tout le peuple rassemblé, dans une veillée à riche contenu liturgique. C’est une première prise en compte des recherches sur l’histoire de la liturgie qui se poursuit, en 1955, par la restitution du déroulement de la Semaine sainte, deux initiatives qui remettent en cause l’intangibilité du rite de saint Pie V en renouant, par-delà la réforme tridentine, avec la tradition ancienne.

Des lieux de formation liturgique se créent, comme, en France, le Centre de Pastorale liturgique, qui organise des sessions annuelles et s’exprime par des revues et des collections (La Maison-Dieu, Fêtes et saisons, Lex Orandi). Il coordonne aussi la réalisation de missels bilingues, qui, par les commentaires qu’ils offrent, sont de véritables instruments de culture et de formation chrétienne pour les fidèles. Il en est de même en Allemagne et aux Pays-Bas. En revanche, en Amérique latine, en Italie et en Espagne, le mouvement est plus lent à se mettre en branle et le concile surviendra alors qu’il est à peine amorcé.

Malgré cela, il faut se demander combien de prêtres ont été touchés en profondeur par ces mutations et ont eu le souci pédagogique d’y faire entrer leurs paroissiens. N’y a-t-il pas là une source d’incompréhensions ultérieures ?

Concile Vatican II : la liturgie

La liturgie constitue certainement le premier lieu de visibilité ecclésiale. Ceci explique la résonance qu’acquièrent les changements dans ce domaine. Comme nous l’avons vu (Chapitre 2) [1], des mutations importantes se sont opérées, dès les années 1950.
Un bon nombre de prêtres ont voulu que la liturgie devienne « participative ». Pie XII, restaurant la Vigile pascale et renouvelant les célébrations de la Semaine sainte, a exprimé le souci d’une plus grande authenticité.

Comment se mouvement s’est-il exprimé dans la Constitution conciliaire ? Comment ensuite, les principes généraux qu’elle a énoncés se sont-ils traduits, au cours de la période post-conciliaire, dans la réforme liturgique, accueillie par certains d’un oeil critique, mais aussi source d’un indéniable renouvellement du visage de l’église ?

Constitution sur la liturgie

Le plan de la Constitution sur la liturgie (Sacrosanctum concilium) se compose de :

- 0. Préambule (n° 1-4)
- 1. Principes généraux pour la restauration et le progrès de liturgie (n° 5-46)
- 2. Le mystère de l’Eucharistie (n° 47-58)
- 3. Les autres sacrements et les sacramentaux (n° 59-82)
- 4. L’office divin (n° 83-101)
- 5. L’année liturgique (n° 102-1 l l)
- 6. La musique sacrée (n° 112-121)
- 7. L’art sacré et le matériel du culte (n° 122-130).

Présentation générale du texte
La liturgie est autre chose qu’une série de cérémonies, un ensemble de rites à accomplir, un amas hétéroclite de gestes et de prières. Elle est une épiphanie du Seigneur [...] Le mystère pascal est au centre de. l’économie du salut ; c’est pourquoi il est au centre de toute l’action liturgique : Pâques comme événement, Pâques comme mystère, Pâques comme célébration.

[...] Jésus, présent et agissant dans la liturgie, y exerce ses trois fonctions fondamentales [...] : prophète [...] prêtre et victime [...] chef de son peuple et berger du troupeau [...]

La liturgie est la prière de l’église. [...] Cette église n’est pas une hiérarchie seulement ; elle comprend d’abord un peuple. [...] Le peuple de Dieu est un peuple saint, un sacerdoce royal. Il a droit à la participation active dans la liturgie sacrée. Il a le devoir et la fonction, au nom de l’humanité tout entière, d’adorer le Seigneur, de répondre à son appel, de constituer dès ici-bas le « nouvel homme » en Jésus-Christ et par le moyen des sacrements.

H. Jenny, « Principes généraux de la constitution »,
dans La Maison-Dieu, n° 76, 4e trim. 1963, p. 19-27.

Le préambule présente les raisons d’opérer « la restauration et le progrès de la liturgie » :
- « faire progresser la vie chrétienne [...] chez les fidèles »,
- « mieux adapter aux nécessités de notre époque celles des institutions qui sont sujettes à des changements »,
- « favoriser tout ce qui peut contribuer à l’union de tous ceux qui croient au Christ » (visée oecuménique) ;
- « fortifier tout ce qui concourt à appeler tous les hommes dans le sein de l’église » (visée missionnaire).

Il évoque ensuite la place de la liturgie dans le mystère de l’église et son efficacité pour les fidèles.

La liturgie dans le mystère de l’église
N° 2. La liturgie [...] contribue au plus haut point à ce que les fidèles, par leur vie, expriment et manifestent aux autres le mystère du Christ et la nature authentique de la véritable église. [...] [Elle] édifie chaque jour ceux qui sont au-dedans pour en faire un temple saint dans le Seigneur, une habitation de Dieu dans l’Esprit.

Principe généraux

Le chapitre premier, adopté lors de la première session, vient poser les bases de l’ensemble de la constitution. Aussi rappelle-t-il que c’est le mystère pascal qui est source de la vie ecclésiale, laquelle se continue et se réalise dans la liturgie (n° 5-6). La liturgie est à la fois rencontre du Christ agissant lui-même dans son église et attente active de sa venue dans la gloire.

L’Eucharistie occupe, dans l’action liturgique, la première place, comme source par laquelle la grâce du Christ se répand chez les fidèles et comme sommet, puisque la finalité dernière de l’action de l’église est « la sanctification des hommes dans le Christ et la glorification de Dieu » (n° 10).

La liturgie comme acte du Christ lui-même
N° 7. Le Christ est toujours là auprès de son église, surtout dans les actions liturgiques. Il est là présent dans le sacrifice de la messe, et dans la personne du ministre, « le même offrant maintenant par le ministère des prêtres, qui s’offrit alors lui-même sur la croix » et, au plus haut point, sous les espèces eucharistiques. Il est présent par sa vertu dans les sacrements au point que lorsque quelqu’un baptise, c’est le Christ lui-même qui baptise. Il est là présent dans sa parole, car c’est lui qui parle tandis qu’on lit dans l’église les Saintes Ecritures. Enfin il est là présent lorsque l’église prie et chante les psaumes. [...]

C’est donc à juste titre que la liturgie est considérée comme l’exercice de la fonction sacerdotale de Jésus-Christ, exercice dans lequel la sanctification de l’homme est réalisée d’une manière propre à chacun d’eux, et dans lequel le culte public intégral est exercé par le Corps mystique de Jésus-Christ, c’est-à-dire par le Chef et par ses membres. [...]

N° 10. La liturgie est le sommet auquel tend l’action de l’église, et en même temps la source d’où découle toute sa vertu. [...]

De là vient l’encouragement pour les fidèles à participer à l’action liturgique de façon consciente, active et fructueuse (n° l l). « Cette participation pleine et active de tout le peuple est ce qu’on doit viser de toutes ses forces dans la restauration et la mise en valeur de la liturgie. » (n° 14)

Dans ce but, un certain nombre de normes sont indiquées, qui doivent guider la réforme liturgique, en même temps qu’est répétée la consigne d’une sérieuse formation des fidèles, clercs et laïcs.

Normes générales pour la réforme liturgique
N° 21. Pour que le peuple chrétien obtienne plus sûrement des grâces abondantes dans la liturgie, la sainte Mère l’église veut travailler sérieusement à la restauration générale de la liturgie elle-même. Car celle-ci comporte une partie immuable, celle qui est d’institution divine, et des parties sujettes au changement, qui peuvent varier au cours des âges ou même le doivent, s’il s’y est introduit des éléments qui correspondent mal à la nature intime de la liturgie elle-même, ou si ces parties sont devenus inadaptées.

Cette restauration doit consister à organiser les textes et les rites de telle façon qu’ils expriment avec plus de clarté les réalités saintes qu’ils signifient, et que le peuple chrétien, autant qu’il est possible, puisse facilement les saisir et y participer par une célébration pleine, active et communautaire.

Dans cette ligne, des orientations générales sont données : prise en considération de l’histoire, de la théologie, de l’expérience pastorale et de l’utilité des fidèles, encouragement aux célébrations communes plutôt que privées (n° 26-27), réévaluation de la place de l’écriture dans la liturgie.

Bible et liturgie
N°24 : Dans la célébration de la liturgie, la Sainte écriture a une importance extrême. C’est d’elle que sont tirés les textes qu’on lit et que l’homélie explique, ainsi que les psaumes que l’on chante ; c’est ous son inspiration et dans son élan que les prières, les oraisons et les hymnes liturgiques ont jailli et c’est d’elle que les actions et les symboles reçoivent leur signification. Aussi, pour procurer la restauration, le progrès et l’adaptation de la liturgie, il faut promouvoir ce goût savoureux et vivant de la Sainte écriture dont témoigne la vénérable tradition des rites aussi bien orientaux qu’occidentaux.

Diverses mesures sont prises pour qu’une place plus grande soit donnée à l’écriture, principalement dans l’Eucharistie, « pour qu’apparaisse clairement l’union intime du rite et de la parole dans la liturgie » (n° 35).

Sur la question sensible de la langue liturgique, on trouve d’abord la réaffirmation du principe de base : « L’usage de la langue latine, sauf droit particulier, sera conservé dans les rites latins. » Mais le concile se place dans la ligne de la réforme de Pie XII, permettant d’accorder à la langue du pays « une plus large place, surtout dans les lectures et les monitions, dans un certain nombre de prières et de chants » (n° 36). La compétence sur la traduction est accordée à la conférence épiscopale*, après ratification par le Saint-Siège.

Le texte marque la différence entre l’unité et l’uniformité : « Pourvu que soit sauvegardée l’unité substantielle du rite romain, on admettra des différences légitimes et des adaptations à la diversité des assemblées, des régions, des peuples, surtout dans les missions, même lorsqu’on révisera les livres liturgiques. » (n° 38)

Par ailleurs, la constitution souligne que la manifestation la plus visible de l’église diocésaine se réalise dans l’Eucharistie présidée, dans la cathédrale, par l’évêque entouré de son clergé (n° 41) et, par analogie, dans la célébration paroissiale.

La vie liturgique de la paroisse
N°42 : Comme l’évêque dans son église ne peut présider en personne à tout son troupeau, ni toujours ni partout, il doit nécessairement constituer des assemblées de fidèles, parmi lesquelles les plus importantes sont les paroisses, organisées localement sous un pasteur qui tient la place de l’évêque ; car, d’une certaine manière, elles représentent l’église visible établie dans l’univers. C’est pourquoi il faut favoriser dans l’esprit et dans la pratique des fidèles et du clergé, la vie liturgique de la paroisse et son rattachement à l’évêque ; et il faut travailler à ce que le sens de la communauté paroissiale s’épanouisse, surtout dans la célébration communautaire de la messe dominicale.

Le mystère de l’eucharistie, les autres sacrements

L’application à l’Eucharistie des principes généraux énoncés dans le premier chapitre se traduit notamment par des lectures bibliques plus abondantes, la restauration de la « prière des fidèles » (appelée aussi « prière universelle »), des possibilités de communion sous les deux espèces et de concélébration.

En ce qui concerne le baptême, on note la mise en valeur du rôle des parents, des parrains et marraines (n° 67) et l’annonce de la mise en place de rites adaptés aux cas particuliers. La révision des rituels des autres sacrements est également prévue.

L’office divin

Ainsi que l’avait demandé Jean XXIII, il est prescrit « que les Heures retrouvent la vérité du temps dans la mesure du possible » (n° 88), de façon à faire cesser des incongruités qui avaient cours lorsqu’on disait en soirée l’office du matin ! Mais la récitation de l’office des psaumes, jusque là réservée aux clercs et aux religieux (le « bréviaire »), est désormais ouverte à tous les fidèles.

La prière commune de l’Eglise
N°100 : Les pasteurs veilleront à ce que les heures principales, surtout les vêpres, les dimanches et jours de fêtes solennelles, soient célébrées en commun dans l’Eglise. On recommande aux laïcs eux-mêmes la récitation de l’office divin, soit avec les prêtres, soit lorsqu’ils sont réunis entre eux, voire individuellement.

L’année liturgique

Dans la ligne des différentes réformes du calendrier liturgique entreprises depuis saint Pie X, la prééminence du dimanche sur les fêtes des saints est soulignée.

La place du dimanche
N°106 : L’Eglise célèbre le mystère pascal, en vertu d’une Tradition apostolique qui remonte au jour même de la résurrection du Christ, [...] Aussi, le jour dominical est-il le jour de fête primordial qu’il faut proposer et inculquer à la piété des fidèles, de sorte qu’il devienne aussi jour de joie et de cessation du travail. Les autres célébrations, à moins qu’elles ne soient véritablement de la plus haute importance, ne doivent pas l’emporter sur lui, car il est le fondement et le noyau de toute l’année liturgique.

Mise en place de la réforme liturgique

Après la promulgation de la Constitution sur la liturgie, 4 décembre 1963, le pape Paul VI met en place, le 29 février suivant, une Commission chargée de mettre en application le texte, le Consitium ad exsequendam Constitutionem de sacra Liturgia, présidée par le cardinal Lercaro, archevêque de Bologne.

La messe de 1965

Les premières décisions ne tardent pas, mettant en place « la messe de 1965 », qui demeure en application jusqu’à 1970. Dans le cas de la messe chantée, on conserve les chants grégoriens (Gloria, Credo...) et le latin dans les prières du prêtre. Pour la messe lue, le latin ne reste obligatoire que pour la préface et la prière eucharistique. La langue parlée peut être admise pour les lectures, pour tous les chants, pour la prière universelle, les acclamations, salutations et dialogues, pour le Pater et pour les formules de la communion.

La célébration se fait face au peuple, la proclamation de la j Parole a lieu à l’ambon (et non plus à l’autel) et l’homélie est obligatoire le dimanche. Après le Credo est insérée la prière des fidèles, appelée « prière universelle », prévue par la Constitution conciliaire. Dans la prière eucharistique latine, est mise en relief la « petite élévation », de façon à ce que l’assemblée adhère, par un Amen final, à la prière du prêtre. Le dernier évangile (Jn l, 1-14) et les prières introduites à la fin de la messe par Léon XIII sont supprimés.

Dès avant la décision papale, les évêques français ont pris l’initiative par une Lettre pastorale de L’épiscopat français sur la sainte Liturgie (14 janvier 1964), qui encourage une véritable éducation liturgique des fidèles et une mise en valeur de la lecture de la Parole de Dieu et de la messe dominicale. Ils introduisent l’obligation de la lecture de l’épître et de l’évangile lors du mariage célébré hors de la messe, permettent l’usage du français aux funérailles et l’utilisation, pour l’office, des bréviaires latin-français.

Le 26 novembre 1967, la Conférence épiscopale française va plus loin en autorisant la langue parlée pour le canon de la messe. Cette nouvelle réforme se fonde sur l’autorisation donnée par le pape le 27 avril 1965 de proclamer la préface en langue vivante et à haute voix, « pour permettre à l’assemblée de s’associer plus intimement à la prière du prêtre ». Ce n’est que le 23 mai 1968 que sont publiées trois nouvelles prières eucharistiques, de façon à réguler la floraison de textes liturgiques qui a cours alors.

Le missel de 1969

Le 3 avril 1969 est publié le nouveau Missel romain, dont l’usage, ainsi que celui du nouveau lectionnaire dominical, devient obligatoire en France au 1er janvier 1970, sauf pour les prêtres âgés ou handicapés. Quelques retouches ont été apportées au rituel de 1965, notamment par l’insertion d’un grand choix de prières. Le lectionnaire s’est considérablement enrichi. Pour les messes de semaine, la première lecture est alternée sur un cycle de deux ans. Quant aux dimanches et fêtes, ils comportent désormais trois lectures (au lieu de deux, y compris celle de l’évangile), réparties sur un cycle de trois années (au lieu d’un cycle annuel), ce qui permet aux fidèles de découvrir plus largement la Bible. En France, sont accordées aux laïcs, en 1969-1970, les permissions de distribuer la communions, de communier dans la main et sous les deux espèces dans certaines circonstances.

Les rituels des divers sacrements sont successivement publiés dans les années qui suivent, de 1969 à 1977. Parmi eux, celui du sacrement de pénitence est modifié. Il comporte désormais trois modalités : la forme individuelle, la préparation collective suivie de la confession individuelle, la célébration communautaire avec absolution générale, dans certains cas.

La réforme de l’onction des malades permet de passer de la conception d’un sacrement administré « in extremis » à un moribond parfois inconscient à un sacrement pour vivre le temps de l’épreuve, célébré au coeur de la communauté ecclésiale et/ou familiale, réitérable et reçu en profondeur dans la foi.

Souvent, les observateurs ont été sensibles au recul de la pratique religieuse en Occident, particulièrement sensible dans les régions où elle était forte, ainsi qu’à la remise en question de l’identité chrétienne dans la période post-conciliaire. Mais il faut aussi souligner comment la réforme a pu fournir le cadre d’une véritable expression liturgique de la foi vécue.


Bibliographie

- Vatican II, Constitution Sacrosanctum Concilium (La Sainte liturgie), promulguée le 4 décembre 1963
- Commentaire complet de la Constitution conciliaire sur la liturgie, La Maison-Dieu, n°77, 1er trimestre 1664, 224 p.
- La liturgie après Vatican II. Bilans, études, propectives (J.-P. Jossua et Y. Congar dir.), 1967, 595 p.
- François Favreau, La liturgie, coll. lL’hétigae du concile, Paris, Desclée, 1983, 219 p.

[1Chapitre 2 : « Vers le Concile ». L’introduction de cet article en est tirée.

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(re)publié: 30/11/2001