LogoAppli mobile

Potins du sacristain - Avril 2009

Voilà, vous êtes au bar de la Marine, où se trouve généralement le sacristain (il n’a que la place du village à traverser). Pas de chance !
Exceptionnellement, il n’est pas là ! C’est le patron du bar qui pourra nous répéter tout ce que le sacristain y a raconté ce mois-ci. Et puisque vous avez été nombreux à nous demander qui était le sacristain, vous pouvez le voir en photo au bas de cette page.

Oncle Pierre disait :

« Dieu fournit les matériaux, à nous de bâtir. »

Et il disait encore :
« On peut dire et on dit : celui-ci est au ciel ;
l’Église ne pourra jamais dire : celui-là est en enfer. »

Et Mao Tsé-toung disait :

« En ce monde, les choses sont complexes et beaucoup de facteurs les déterminent. Il nous faut examiner un problème sous ses différents aspects, et non sous un seul. »
Le sacristain, qui a toujours son petit livre rouge dans sa poche, s’efforcera donc de faire pareil que Benoît XVI et de considérer le problème globalement et non pas seulement sous le seul aspect du préservatif...

Bienheureux vent du large !

À Port Saint Nicolas, les coups de gueule entre marins, on connaît ! Au Bar de la Marine au moins autant qu’ailleurs, on s’est scandalisé des propos de tel ou tel évêque complaisamment rapportés par les médias. Les habitués du Bar de la Marine ont beau se dire que « l’Église, c’est comme la barque de saint Pierre : elle avance à coup de gaffes », ils ont douloureusement vécu d’évidentes maladresses de communication dans l’Église.

Mais l’avantage d’un port, c’est qu’y parvient le vent du large et, pour ce qui est par exemple de la récente visite du pape en Afrique, d’autres commentaires et appréciations que ce qu’ont voulu en dire les médias occidentaux.
Qu’on en juge par ces extraits d’un article publié dans le « Cameroon Tribune » juste à l’issue de la visite du pape au Cameroun :
« Le Cameroun et l’Afrique ont vécu quatre jours si intenses et si magiques, qu’ils peinent encore à en jauger l’insondable portée », souligne la journaliste camerounaise Marie-Claire Nnana, convaincue que cette visite du pape en Afrique est « une visite à succès, et un événement majeur qui marquera l’Eglise et tout le continent ».
« On ne décrira jamais assez le rapt inélégant et la parfaite imposture des médias européens et en particulier français sur cette visite », souligne-t-elle. « C’était le temps de l’Afrique. L’Afrique n’aspirait qu’à la communion spirituelle et à la fête. Nos confrères se sont évertués à ne mettre en lumière que les aspects les plus anecdotiques de cette visite, les chiens écrasés, l’écume des jours », ajoute-t-elle.

« Pas un mot sur le synode des évêques africains à venir, ni sur le document préparé à cet égard par le pape », commente-t-elle. « Ils ont parasité les ondes avec une polémique qu’ils ont créée de toute pièce. Car en sortant de son contexte la déclaration du pape sur le préservatif, ils en ont dénaturé la substance. »

Autre exemple de sabotage stratégique reproché aux médias occidentaux : avoir cherché, en Angola, à « éclipser le message apostolique en montant en épingle une déclaration sur l’avortement thérapeutique ».

« En résumant huit jours de visite en deux petites phrases, de préférence celles susceptibles de remuer une opinion publique formatée, il y a un risque de caricaturer et de fausser le message », souligne-t-elle. Et le comble, pour la journaliste, c’est lorsque « ces médias déclarent parler au nom des Africains ».

« Non, merci, chers confrères, vous parlez pour vous-mêmes, et pour votre public. Les Africains sont assez grands pour déchiffrer et critiquer, au besoin, les messages du pape, afin d’en tirer la substantifique moelle. »

Enfin une bonne nouvelle qui réjouira les journalistes

CITÉ DU VATICAN, 01 APR 2009 (VIS) L’assemblée plénière des évêques vient enfin de prendre une décision qui remet chacun à sa place dans les relations humaines de l’Eglise et qui revient aux origines.
A partir du jeudi saint 9 avril 2009 (ce qui rappellera que l’exemple vient du Christ lui-même), tous les titres, et appellations honorifiques des serviteurs de l’Église disparaissent. Tous les serviteurs de l’Église ayant reçu la charge d’un évêché perdent officiellement, à partir du jour où ils sont intronisés, leur nom et prénom et se feront appeler « Paul ». Leur nom de famille sera uniquement gardé pour l’état-civil et pour leur proches ; il leur reviendra à leur démission ou à leur mort. Nous auront donc Paul de Paris, d’Avignon etc. Ce prénom sera synonyme d’évêque ; il est bien évident qu’un paroissien de base dira alors en rencontrant son évêque, « bonjour, Paul ». Seul le pape se fera appeler « Pierre ». En l’occurrence, le pape actuel sera Pierre CCLXV, et chacun l’abordant lui dira : « Bonjour, Pierre. » En conséquence, Pierre et Paul disparaissent du calendrier, tous les « Pierre » existant verront leur prénom changé en « Simon », et tous les « Paul » en « Saul ».
Les cardinaux deviennent « Électeurs ». Ainsi on dira : « Paul de Lyon Électeur », mais « Paul de Cahors » ou « Paul de Cambrai ». Cette particularité d’électeur ne sera indiquée qu’en cas de nécessité.
Les curés gardent leur prénoms et leur charge de curé. Ainsi on dira « Antoine curé de Vence », « Jacques curé de Royan ».
Les vicaires et diacres gardent leur prénoms et, au besoin, font suivre leur nom, comme d’habitude, de leur fonction.
Afin de s’habituer à ce nouveau protocole, le tutoiement ne sera obligatoire qu’à partir du 1er janvier 2010 ; en attendant il sera fortement conseillé.
Les titres : mon Père, mon Frère, ma Sœur, Révérend, etc. seront proscrits dans toutes les relations de personne à personne orales ou épistolaires, qu’on soit prêtre séculier ou faisant partie d’un ordre monastique, masculin ou féminin. Les notions de Cardinal, Monseigneur, Chanoine, Chanoinesse, Monsieur l’Abbé etc. disparaissent. L’Archevêque devient « Responsable de la province de… ». Exemples : on ne dira plus Monseigneur « Bernard Podvin, Secrétaire Général de la Conférences des Évêques de France », mais « Bernard Podvin, prêtre ». On dira « Paul de Poitiers, responsable du Poitou Charentes ». Un évêque qui n’a plus de charge pastorale redevient prêtre et retrouve son nom de baptême. Toutes les personnes de la Curie perdent leur titre sauf, le cas échéant, celui d’électeur, et deviennent « Conseillers en charge de… ».
Ces changements ne touchent que le protocole honorifique ; rien n’est modifié dans les responsabilités de chacun dans l’annonce de l’Évangile, qui devront le cas échéant être rappelées.

N’abusons pas des pluriels !

Lors d’un temps en équipe les FNOU [1] (7-10 ans) du MEJ réfléchissaient aux bonheurs de leur vie.
L’une d’eux écrit sur l’une des feuilles qui formeront la guirlande de bonheur à l’eucharistie de clôture : mes parent me font des câlins (après s’être assurée auprès d’une animatrice de l’orthographe de câlins).
L’animatrice lui suggère, tant qu’elle y est d’ajouter un « s » à « parent » ; la réponse, accompagnée d’une moue, fuse : « Bah, y’a déjà ’ent’ ! »

Il est où, le Port ?


On nous demande régulièrement où trouver Port Saint Nicolas. Le sacristain avoue ne pas comprendre..., c’est quand même indiqué clairement !!! Continuez tout droit pendant un kilomètre et demi, puis tournez à gauche.
Entre parenthèses : il paraît que le restaurant n’est pas mal...

L’énigme du sacristain

La réponse vous est donnée en envoyant par E-mail votre solution à [jules.lagoutte portstnicolas.org].

Mais où peut-on trouver ce catéchisme qui parait être lumineux, qui pourtant a souvent besoin de spécialistes pour être décodé ? Et plus le temps passe, plus il devient incompréhensible.

La photo du sacristain


Le sacristain et ses nièces face à l’océan sur la plage de Port Saint Nicolas.

[1Feu Nouveau

Une faute d'orthographe, une erreur, un problème ? Dites-nous tout !
 
(re)publié: 01/04/2009