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Potins du sacristain - Novembre 1999

Voilà, vous êtes au bar de la Marine, où se trouve généralement le sacristain (il n’a que la place du village à traverser). Pas de chance ! Exceptionnellement, il n’est pas là ! C’est le patron du bar qui pourra nous répéter tout ce que le sacristain y a raconté ce mois-ci.

Oncle Pierre disait :

« Les trois grands ennemis des prêtres sont :
 Le triomphalisme
 Le cléricalisme
 Le légalisme. »

Et il disait aussi :
« Le Christ est la seule clé qui ouvre toutes les serrures des malentendus. »

Le sacristain s’est mis au NT

Après moults problèmes, le sacristain a décidé d’utiliser dorénavant (le) NT [1] pour surfer à Port Saint Nicolas. Il se réjouit d’une certaine stabilité retrouvée. C’est vrai, dans ce NT, il y a quand même beaucoup moins de conflits que dans l’autre.

Business as usual

Le sacristain se réjouit des bonnes relations que la France a avec la Chine, mais il trouve curieux que pour renouer des relations diplomatiques avec l’Eglise, ce grand pays demande l’exclusion de Taïwan.

Question stupide

Le sacristain se pose des questions stupides : et si un jour, il était reconnu que l’avortement est un crime, serions nous jugés comme M. Papon qui ’’obéissait’’ à la loi du moment ?

I had a dream

Texte du cardinal Martini, tel qu’il l’a lu dans la salle lors du synode.

"J’ai écouté avec un vif intérêt toutes les interventions faites jusqu’à présent en cherchant à comprendre en quoi elles répondent à la question : comment Jésus Christ vivant dans l’Eglise peut-il être source d’espérance pour l’Europe ? Mais avant d’exprimer mon propre avis, je voudrais faire mémoire d’une personne dont certains d’entre nous se rappellent encore la présence dans cette salle, et que le Seigneur a rappelé à lui : le cardinal Basil Hume, archevêque de Westminster. Il a souvent commencé ses interventions en synode par ces paroles : « I had a dream » (j’ai fait un rêve).
Ces jours-ci, en écoutant les intervenants, j’ai moi aussi fait un rêve, ou plutôt plusieurs. J’en évoque trois :

  1. Avant tout, celui que, à travers une familiarité toujours plus grande avec la sainte Ecriture lue et priée en groupes et en communautés, les hommes et les femmes d’Europe ravivent en leur cœur l’expérience de feu qui fut celle des disciples sur la route d’Emmaüs (Instrumentum laboris n° 27), pour renvoyer à ce qu’a déclaré Wilhelm Egger, évêque de Bolzano-Bressanone. Dans mon expérience aussi, la Bible lue et priée, en particulier par des jeunes, est le livre de l’avenir du continent européen.
  2. En second lieu, le songe que, par son service prophétique, sacerdotal et diaconal, la paroisse continue à actualiser dans nos pays cette présence du ressuscité que purent expérimenter dans la fraction du pain les disciples d’Emmaüs. Au cours de ce synode, on a déjà émis nombre de propos mettant en évidence le rôle des mouvements d’Eglise touchant l’animation spirituelle de l’Europe. Mais il est nécessaire que les membres des nouvelles communautés s’insèrent de façon vitale dans la communion de la pastorale paroissiale et diocésaine pour mettre à la disposition de tous les dons particuliers reçus du Seigneur et pour les soumettre à la vérification du peuple de Dieu tout entier (Instrumentum laboris n° 47). Si cela n’a pas lieu, c’est la vie de toute l’Eglise qui en souffre, tant celle de la communauté paroissiale que celle des mouvements eux-mêmes. Si au contraire on réalise une expérience efficace de communion et de co-responsabilité, l’Eglise apparaît plus facilement signe d’espérance et alternative crédible à la désagrégation sociale et éthique dont tant ici se plaignent.
  3. Un troisième songe est que le retour joyeux des disciples d’Emmaüs repartant à Jérusalem pour rencontrer les apôtres devienne un stimulant pour répéter de temps en temps, au cours du siècle qui s’ouvre, une expérience de confrontation universelle entre évêques, expérience susceptible de dénouer certains nœuds disciplinaires et doctrinaux qui n’ont peut-être été que peu évoqués ces jours-ci, mais qui réapparaissent périodiquement comme des points brûlants sur le chemin de l’Eglise européenne, mais non seulement européenne. Je pense de façon générale aux approfondissements et aux développements de l’ecclésiologie de communion de Vatican II. Je pense au manque déjà dramatique en certains lieux de ministres ordonnés et à la difficulté croissante d’un évêque pour pourvoir au soin des âmes sur son territoire, vu l’insuffisance de ministres de l’Evangile et de l’Eucharistie (IL 14). Je pense à certains thèmes concernant la place de la femme dans la société et dans l’Eglise (IL 48), à la participation des à certaines responsabilités ministérielles (IL 49), à la sexualité, aux relations avec les Eglises orthodoxes sœurs, et de façon plus générale au besoin de raviver l’espérance œcuménique (IL 60-61) ; je pense au rapport entre la démocratie et les valeurs, ou entre les lois civiles et les lois morales. Nombre de ces thèmes sont déjà apparus au cours des précédents synodes, tant généraux que particuliers, et il est important de trouver des lieux et des instruments adaptés à leur examen attentif. Pour ce faire, ni les recherches des sociologues ni les récoltes de signatures ne constituent des instruments adéquats. Ni non plus les groupes de pression. Mais peut-être un synode y suffirait-il. Certains de ces nœuds nécessitent probablement un instrument collégial plus universel et plus autorisé où il serait possible de s’affronter en toute liberté dans le plein exercice de la collégialité épiscopale, dans l’écoute du Saint-Esprit et en veillant au bien commun de l’humanité tout entière.
    Nous sommes conduits à nous demander si, quarante ans après la convocation de Vatican II, dans une Eglise désormais toujours plus diversifiée, on ne voit pas mûrir l’idée de l’utilité et pour ainsi dire de la nécessité au cours de la décennie à venir d’une confrontation collégiale et autorisée entre tous les évêques, sur certains des thèmes clés qui se sont posés au cours de ces quarante années. On a de plus le sentiment qu’il serait bon et utile pour les évêques d’aujourd’hui et de demain de répéter l’expérience de communion, de collégialité et d’Esprit-Saint qu’ont faite leurs prédécesseurs à Vatican II, expérience dont seuls quelques rares témoins gardent la mémoire vivante.

Avec l’intercession de Marie, qui était présente avec les apôtres au Cénacle, nous prions le Seigneur de nous donner sa lumière pour discerner si, comment et quand nos rêves pourrons devenir réalité. "

L’espérance

Un professeur de droit récemment demandait au cardinal König, ancien archevêque de Vienne : « Comment peut-on expliquer que l’Eglise catholique existe encore ? » « Il n’y a qu’à lire les Actes des apôtres », répondit le cardinal.

Pacs

Le sacristain a frémi à cette phrase du père Hippolyte Simon, évêque de Clermont. « Il est possible de sortir du Pacs par une lettre recommandée : on en revient à la répudiation. C’est de nouveau la loi de la force. »
Mais ça ne l’a pas empêché de fêter comme il se devait son cinquantième anniversaire de mariage ! Au contraire !

Œcuménisme

Aurait-on pu imaginer il y a seulement quelques dizaines d’années que 18 prêtres d’un même diocèse de la région parisienne feraient le déplacement à Genève, en compagnie d’un pasteur réformé chargé des relations internationales à la Fédération Protestante de France, d’une théologienne catholique du groupe des Dombes et de leur délégué diocésain laïc à l’œcuménisme, pour aller visiter le Conseil Œcuménique des Eglises ?

C’est pourtant ce qui se passe du 3 au 5 de ce mois, quelques jours seulement après l’accord historique entre la Fédération Luthérienne Mondiale et l’Eglise Catholique, pour des prêtres du diocèse de Créteil.

La course autour du monde

Le sacristain est particulièrement heureux de pouvoir annoncer que Port Saint Nicolas a gagné la course pour le meilleur site web dans la catégorie ’Non-Profit’. Le soutien moral que vous avez exprimé en votant pour nous nous va droit au cœur et nous aide à tenir le cap pendant les longues soirées (nuits ?) devant nos écrans. Tous les équipiers (Philippe, Olivier, Marie-Françoise, Philippe, René, Jocelyne et Jim) remercient chaleureusement tous ceux qui ont participé durant les derniers 7 mois.

Spiritisme

En cette fin de siècle, pour tous ceux qui ont peur du lendemain, il y a peut-être un moyen d’y voir clair. Le sacristain vous révèle une adresse qui vous apprendra en quelques secondes comment faire tourner votre table de salle-à-manger. Remarque : même si ça ne vous aide pas à entrer en contact avec l’esprit de la Mère Denis, au moins ça évite les traces des pieds de la table sur la moquette. C’est mieux que rien. Rendez-vous sur http://www.spiritism.com, le site ’’officiel’’ du spiritisme qui est en fait un site ANTI-spiritisme.

L’énigme du sacristain

La réponse vous est donnée en envoyant par email votre solution à jules.lagoutte portstnicolas.org.

On en parle, on en parle, mais ???

Bien que sa puissance lui donne la première place, elle reste nulle en arithmétique.
Et pourtant si elle passe par Polytechnique, elle privilégie le polytechnicien.
Ce n’est pas le patron des vignerons qui lui donna des enfants,
mais c’est celui qui portait le nom du précèdent qui lui fit un hymne.
Si la radio et la télévision s’emparent de ses apparences, elle devient cinéma.

JMJ 2000 : leçon d’italien n° 1

En vue d’une préparation efficace des JMJ 2000 de Rome, nous commençons ce mois-ci notre cours d’italien. Vous verrez, c’est très facile. Vous n’aurez même pas besoin de savoir parler pour vous faire comprendre. Quelques gestes suffiront.

Come stai ?<br>(Comment allez-vous ?)
Come stai ?
(Comment allez-vous ?)
Che dice ?<br>(Que dites-vous ?)
Che dice ?
(Que dites-vous ?)
Che vuoi ?<br>(Que voulez-vous ?)
Che vuoi ?
(Que voulez-vous ?)

(Extrait de Italian without words, Meadowbrook Press)

[1NT is a registered trademark of Microsoft Corporation, One Microsoft Way, Redmond, WA 98052, USA.

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Jules LAGOUTTE

Patron du Bar de la Marine de Port Saint Nicolas.

(re)publié: 01/11/1999