Heureux l’homme qui supporte l’épreuve avec persévérance, car, sa valeur une fois vérifiée, il recevra la couronne de la vie promise à ceux qui aiment Dieu.
Dans l’épreuve de la tentation, que personne ne dise : « Ma tentation vient de Dieu. » Dieu, en effet, ne peut être tenté de faire le mal, et lui-même ne tente personne.
Chacun est tenté par sa propre convoitise qui l’entraîne et le séduit.
Puis la convoitise conçoit et enfante le péché, et le péché, arrivé à son terme, engendre la mort.
Ne vous y trompez pas, mes frères bien-aimés,
les présents les meilleurs, les dons parfaits, proviennent tous d’en haut, ils descendent d’auprès du Père des lumières, lui qui n’est pas, comme les astres, sujet au mouvement périodique ni aux éclipses.
Il a voulu nous engendrer par sa parole de vérité, pour faire de nous comme les prémices de toutes ses créatures.
Textes du jour
Mardi 17 Février
Lettre de saint Jacques 1,12-18.
Psaume 94(93),12-13a.14-15.18-19.
Heureux l'homme que tu châties, Seigneur, celui que tu enseignes par ta loi,
pour le garder en paix aux jours de malheur, tandis que se creuse la fosse de l'impie.
Le Seigneur ne délaisse pas son peuple,
il n'abandonne pas son domaine :
on jugera de nouveau selon la justice ;
tous les hommes droits applaudiront.
Quand je dis : « Mon pied trébuche ! » ton amour, Seigneur, me soutient.
Quand d'innombrables soucis m'envahissent, tu me réconfortes et me consoles.
pour le garder en paix aux jours de malheur, tandis que se creuse la fosse de l'impie.
Le Seigneur ne délaisse pas son peuple,
il n'abandonne pas son domaine :
on jugera de nouveau selon la justice ;
tous les hommes droits applaudiront.
Quand je dis : « Mon pied trébuche ! » ton amour, Seigneur, me soutient.
Quand d'innombrables soucis m'envahissent, tu me réconfortes et me consoles.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 8,14-21.
En ce temps-là, les disciples avaient oublié d’emporter des pains ; ils n’avaient qu’un seul pain avec eux dans la barque.
Or Jésus leur faisait cette recommandation : « Attention ! Prenez garde au levain des pharisiens et au levain d’Hérode ! »
Mais ils discutaient entre eux sur ce manque de pains.
Jésus s’en rend compte et leur dit : « Pourquoi discutez-vous sur ce manque de pains ? Vous ne saisissez pas ? Vous ne comprenez pas encore ? Vous avez le cœur endurci ?
Vous avez des yeux et vous ne voyez pas, vous avez des oreilles et vous n’entendez pas ! Vous ne vous rappelez pas ?
Quand j’ai rompu les cinq pains pour cinq mille personnes, combien avez-vous ramassé de paniers pleins de morceaux ? » Ils lui répondirent : « Douze.
– Et quand j’en ai rompu sept pour quatre mille, combien avez-vous rempli de corbeilles en ramassant les morceaux ? » Ils lui répondirent : « Sept. »
Il leur disait : « Vous ne comprenez pas encore ? »
Or Jésus leur faisait cette recommandation : « Attention ! Prenez garde au levain des pharisiens et au levain d’Hérode ! »
Mais ils discutaient entre eux sur ce manque de pains.
Jésus s’en rend compte et leur dit : « Pourquoi discutez-vous sur ce manque de pains ? Vous ne saisissez pas ? Vous ne comprenez pas encore ? Vous avez le cœur endurci ?
Vous avez des yeux et vous ne voyez pas, vous avez des oreilles et vous n’entendez pas ! Vous ne vous rappelez pas ?
Quand j’ai rompu les cinq pains pour cinq mille personnes, combien avez-vous ramassé de paniers pleins de morceaux ? » Ils lui répondirent : « Douze.
– Et quand j’en ai rompu sept pour quatre mille, combien avez-vous rempli de corbeilles en ramassant les morceaux ? » Ils lui répondirent : « Sept. »
Il leur disait : « Vous ne comprenez pas encore ? »
Jean-Pierre de Caussade
Si nous percions le voile, et si nous étions vigilants et attentifs, Dieu se révélerait sans cesse à nous, et nous jouirions de son action en tout ce qui nous arrive. À chaque chose, nous dirions : « Dominus est, c'est le Seigneur ! » (Jn 21,7) Et nous trouverions dans toutes les circonstances que nous recevons un don de Dieu. (…) Si nous avions la foi, nous saurions bon gré à toutes les créatures ; nous les caresserions, et nous les remercierions intérieurement de ce qu'elles servent et se rendent si favorables à notre perfection, appliquée par la main de Dieu.
La foi est la mère de la douceur, de la confiance, de la joie. (…) On ne peut avoir trop de confiance en la volonté de Dieu et trop s'y abandonner. Elle peut et veut toujours ce qui contribuera le plus à notre perfection, pourvu toutefois que nous laissions faire Dieu. La foi n'en doute pas. Plus les sens sont infidèles, révoltés, désespérés, incertains, plus la foi dit : « Cela est Dieu ! Tout va bien ! » (…) La foi passe au-delà de tout, et quelques efforts que les ombres fassent, elle les perce pour aller jusqu'à la vérité, elle l'embrasse toujours avec fermeté et ne s'en sépare jamais. (…)
La foi est la lumière du temps. Elle seule atteint la vérité sans la voir, elle touche ce qu'elle ne sent point, elle voit tout ce monde comme s'il n'était point, voyant tout autre chose que ce qui est apparent. C'est la clef des trésors, la clef de l'abîme, la clef de la science de Dieu. (…) Quand une âme a reçu cette intelligence de la foi, Dieu lui parle par toutes les créatures. L'univers est pour elle une écriture vivante que le doigt de Dieu trace incessamment devant ses yeux.
La foi est la mère de la douceur, de la confiance, de la joie. (…) On ne peut avoir trop de confiance en la volonté de Dieu et trop s'y abandonner. Elle peut et veut toujours ce qui contribuera le plus à notre perfection, pourvu toutefois que nous laissions faire Dieu. La foi n'en doute pas. Plus les sens sont infidèles, révoltés, désespérés, incertains, plus la foi dit : « Cela est Dieu ! Tout va bien ! » (…) La foi passe au-delà de tout, et quelques efforts que les ombres fassent, elle les perce pour aller jusqu'à la vérité, elle l'embrasse toujours avec fermeté et ne s'en sépare jamais. (…)
La foi est la lumière du temps. Elle seule atteint la vérité sans la voir, elle touche ce qu'elle ne sent point, elle voit tout ce monde comme s'il n'était point, voyant tout autre chose que ce qui est apparent. C'est la clef des trésors, la clef de l'abîme, la clef de la science de Dieu. (…) Quand une âme a reçu cette intelligence de la foi, Dieu lui parle par toutes les créatures. L'univers est pour elle une écriture vivante que le doigt de Dieu trace incessamment devant ses yeux.
© Traduction Liturgique de la Bible, AELF / Evangelizo.org
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Publié: 10/06/2004

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