La reine de Saba avait entendu parler de la renommée de Salomon, qui faisait honneur au nom du Seigneur. Elle vint donc pour le mettre à l’épreuve en lui proposant des énigmes.
Elle arriva à Jérusalem avec une escorte imposante : des chameaux chargés d’aromates et d’une énorme quantité d’or et de pierres précieuses. Quand elle fut parvenue auprès de Salomon, elle lui exposa les questions qu’elle avait préparées,
mais Salomon trouva réponse à tout et ne fut arrêté par aucune difficulté.
Lorsque la reine de Saba vit toute la sagesse de Salomon, le palais qu’il avait construit,
les plats servis à sa table, le logement de ses officiers, la tenue du service et l’habillement des serviteurs, ses sommeliers, les holocaustes qu’il offrait à la maison du Seigneur,
elle en eut le souffle coupé, et elle dit au roi : « Ce que j’ai entendu dire dans mon pays sur toi et sur ta sagesse, c’était donc vrai !
Je ne voulais pas croire ce qu’on disait, avant de venir et de voir de mes yeux ; mais voilà qu’on ne m’en avait pas appris la moitié ! Tu surpasses en sagesse et en magnificence la renommée qui était venue jusqu’à moi.
Heureux tes gens, heureux tes serviteurs que voici, eux qui se tiennent continuellement devant toi et qui entendent ta sagesse !
Béni soit le Seigneur ton Dieu, qui t’a montré sa bienveillance en te plaçant sur le trône d’Israël. Parce que le Seigneur aime Israël pour toujours, il t’a établi roi pour exercer le droit et la justice. »
Elle fit présent au roi de cent vingt lingots d’or, d’une grande quantité d’aromates et de pierres précieuses ; il n’est plus jamais venu une quantité d’aromates pareille à celle que la reine de Saba avait donnée au roi Salomon.
Textes du jour
Mercredi 11 Février
Premier livre des Rois 10,1-10.
Psaume 37(36),5-6.30-31.39-40ac.
Dirige ton chemin vers le Seigneur,
fais-lui confiance, et lui, il agira.
Il fera lever comme le jour ta justice,
et ton droit comme le plein midi.
Les lèvres du juste redisent la sagesse et sa bouche énonce le droit.
La loi de son Dieu est dans son cœur ; il va, sans craindre les faux pas.
Le Seigneur est le salut pour les justes,
leur abri au temps de la détresse.
Le Seigneur les aide et les délivre,
car ils cherchent en lui leur refuge.
fais-lui confiance, et lui, il agira.
Il fera lever comme le jour ta justice,
et ton droit comme le plein midi.
Les lèvres du juste redisent la sagesse et sa bouche énonce le droit.
La loi de son Dieu est dans son cœur ; il va, sans craindre les faux pas.
Le Seigneur est le salut pour les justes,
leur abri au temps de la détresse.
Le Seigneur les aide et les délivre,
car ils cherchent en lui leur refuge.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 7,14-23.
En ce temps-là, appelant de nouveau la foule, Jésus lui disait : « Écoutez-moi tous, et comprenez bien.
Rien de ce qui est extérieur à l’homme et qui entre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur. »
[…]
Quand il eut quitté la foule pour rentrer à la maison, ses disciples l’interrogeaient sur cette parabole.
Alors il leur dit : « Êtes-vous donc sans intelligence, vous aussi ? Ne comprenez-vous pas que tout ce qui entre dans l’homme, en venant du dehors, ne peut pas le rendre impur,
parce que cela n’entre pas dans son cœur, mais dans son ventre, pour être éliminé ? » C’est ainsi que Jésus déclarait purs tous les aliments.
Il leur dit encore : « Ce qui sort de l’homme, c’est cela qui le rend impur.
Car c’est du dedans, du cœur de l’homme, que sortent les pensées perverses : inconduites, vols, meurtres,
adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure.
Tout ce mal vient du dedans, et rend l’homme impur. »
Rien de ce qui est extérieur à l’homme et qui entre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur. »
[…]
Quand il eut quitté la foule pour rentrer à la maison, ses disciples l’interrogeaient sur cette parabole.
Alors il leur dit : « Êtes-vous donc sans intelligence, vous aussi ? Ne comprenez-vous pas que tout ce qui entre dans l’homme, en venant du dehors, ne peut pas le rendre impur,
parce que cela n’entre pas dans son cœur, mais dans son ventre, pour être éliminé ? » C’est ainsi que Jésus déclarait purs tous les aliments.
Il leur dit encore : « Ce qui sort de l’homme, c’est cela qui le rend impur.
Car c’est du dedans, du cœur de l’homme, que sortent les pensées perverses : inconduites, vols, meurtres,
adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure.
Tout ce mal vient du dedans, et rend l’homme impur. »
Saint Cyrille de Jérusalem
Le Mal délibéré est un fruit de la préméditation ; or, nous péchons indubitablement avec préméditation, le Prophète, quelque part, l’affirme clairement : « Je t’ai plantée, vigne féconde, toute entière authentique ; comment as-tu passé à l’amertume, vigne d’origine étrangère ? » (Jr 2,21). Bon plant, mauvais fruit : le mal vient de la préméditation. Le planteur n’est pas coupable, mais la vigne sera consumée par le feu, puisque, plantée pour donner du bon fruit, elle en a volontairement porté du mauvais. « Dieu en effet a fait l’homme droit », selon l’Écclésiaste, « et d’eux-mêmes, les hommes ont cherché quantité de subterfuges » (Qo 7,29). « Nous sommes en effet son ouvrage, créés en vue des bonnes œuvres » (Ep 2,10), dit l’Apôtre. Donc, le Créateur, qui est bon, a créé en vue d’œuvres bonnes, mais la créature suivant un choix à elle s’est tournée vers le mal.
C’est donc, nous l’avons dit, un mal terrible que le péché. Il n’est pourtant pas sans remède : terrible pour celui qui s’y fixe, il est aisé à guérir pour qui, par la pénitence, s’en sépare. (…) Mais, dira-t-on, qu’est-ce donc que le péché ? est-ce un animal ? est-ce un démon ? quelle est sa source ? Ce n’est pas, ô homme, un ennemi qui t’attaque de l’extérieur, mais une production mauvaise qui grandit à partir de toi. Regarde avec des yeux francs et il n’y a pas de concupiscence. Garde ce qui t’appartient et ne prends pas ce qui est aux autres, et voici l’avarice par terre. Pense au jugement, alors ni la fornication ni l’adultère ni le meurtre ni aucune sorte de désobéissance ne prévaudra chez toi. Mais quand tu oublies Dieu, alors tu te mets à penser au mal et à commettre l’iniquité.
C’est donc, nous l’avons dit, un mal terrible que le péché. Il n’est pourtant pas sans remède : terrible pour celui qui s’y fixe, il est aisé à guérir pour qui, par la pénitence, s’en sépare. (…) Mais, dira-t-on, qu’est-ce donc que le péché ? est-ce un animal ? est-ce un démon ? quelle est sa source ? Ce n’est pas, ô homme, un ennemi qui t’attaque de l’extérieur, mais une production mauvaise qui grandit à partir de toi. Regarde avec des yeux francs et il n’y a pas de concupiscence. Garde ce qui t’appartient et ne prends pas ce qui est aux autres, et voici l’avarice par terre. Pense au jugement, alors ni la fornication ni l’adultère ni le meurtre ni aucune sorte de désobéissance ne prévaudra chez toi. Mais quand tu oublies Dieu, alors tu te mets à penser au mal et à commettre l’iniquité.
© Traduction Liturgique de la Bible, AELF / Evangelizo.org
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Publié: 10/06/2004

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