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Accueille en ta tendresse

« Accueille en ta tendresse »

Au moment où tu t’en vas, nous avons comme un vide aux yeux et au cœur, mais en même temps une immense reconnaissance, une immense gratitude, pour ce qu’a été ta vie.

Elle a plus que croisé la nôtre, elle l’a éclairée, elle y a apporté au fil des jours l’humour, le bonheur, parfois le silence, le frôlement du mystère, elle y a apporté le rire et la joie.

Ta vie était tissée avec la nôtre, et toi, c’est un peu nous. C’est drôle, plus profond que la tristesse, c’est un bonheur de penser à toi et recueillir comme on recueille le miel cette respiration des jours que tu as éclairés pour nous.

Et ce qui fut demeure. On ne peut rayer d’un trait de plume ce que l’on a ainsi tissé. Tu es partie, mais c’est mystérieux, ce sentiment que nous ressentons, de demeurer pourtant étrangement proches.

Aujourd’hui, il y a des jours de silence, des jours vides ou comme privés de soleil, mais aussi tous ces jours où nous avons le sentiment que le ciel est ouvert et que — mais comment le dire ? — tu le rends si proche, un peu compagnon de marche, compagnon de nous. Alors nous poursuivons notre marche, et en pensant à toi, nous pensons autrement à Dieu, à toi Notre Père, qui es aux cieux.

Elle est grande ta bonté ! Apprends-nous à marcher en ta présence, chercheurs discrets et confiants, tenaces aussi, de ta présence. Tu es béni, toi Notre Père. Celui, celle, ceux qui nous ont précédés, nous les confions à ton amour et à ta lumineuse présence. Veille aussi sur nous. Amen !

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(re)publié: 01/11/2015