Menu
Mes émerveillements devant ta Parole

Avons-nous la foi ?

Je pense aujourd’hui à saint Jean Baptiste dont on fête la nativité.

Humainement parlant, il n’a pas eu une vie très folichonne. On peut parier qu’enfant unique d’un foyer de vieillards, sa prime enfance a été tristounette. Il a sans doute eu du mal à trouver des petits copains pour s’amuser, et ce, d’autant plus que dès sa naissance, il passait dans son village pour être un béni de Dieu. Il devait y avoir une forte pression en ce sens, qui ne favorisait pas les occasions de réjouissances.

On sait vaguement qu’il est parti de chez lui, sans doute assez jeune, pour mener une vie ascétique, dans le désert, avec d’autres ermites.
Ce qui est sûr, c’est que vers 30 ans, il était au Jourdain, remplissant sa mission avec autorité, pour annoncer la venue du Messie, en prêchant un baptême de conversion et de pénitence. Et il semble que malgré sa rigueur ou à cause de sa rigueur, va savoir, il ait eu un certain succès auprès de ses compatriotes.

Il a eu aussi la grande joie de voir l’arrivée du Messie et d’être averti que ce Jésus, son cousin, était bien l’envoyé de Dieu, bien que ce cousin ne se conduise pas tout à fait comme il aurait été normal qu’il le fasse, à son point de vue...

Quelques-uns de ses disciples l’ont quitté et sont allés vers Jésus. Et ça il l’a compris et accepté, mais ensuite il a été arrêté et jeté en prison pour avoir encouru la colère de la femme d’Hérode. Dans une prison, la vie n’est jamais rose. Il a eu certes du temps pour penser, réfléchir, méditer, prier. Il a quand même appris comment Jésus se comportait, pas du tout en justicier, comme lui-même avait cru devoir le faire.
Alors il en est venu à douter. S’était-il trompé ? Il a demandé à quelques fidèles compagnons autorisés à lui rendre visite d’aller trouver Jésus, pour savoir qu’elle était sa véritable identité. Et on ne sait pas si la réponse reçue lui a donné satisfaction.
Ce qu’on sait, c’est la fin lamentable qui a été la sienne : la tête tranchée, accordée à une petite danseuse qui avait su plaire aux invités d’Hérode.

Et malgré ce bilan peu attirant Jésus va lui décerner un diplôme époustouflant : « Qu’êtes vous allés voir dans le désert… un prophète, et oui et même plus qu’un prophète. Il n’en est pas de plus grand que Jean le Baptiste. »
J’avoue que ça fait réfléchir.
Compte tenu de ce diplôme, on peut se dire, quand on a des doutes (et qui un jour n’en a pas eu ?), que Jésus sait vraiment de quoi nous sommes faits, et que non seulement, Il ne nous en veut pas si on trébuche, mais qu’il est prêt à s’émerveiller si nous savons accomplir notre mission.

Seigneur, qu’il en soit ainsi pour chacun de ceux qui souhaitent participer à ton œuvre en devenant ainsi ton ami.


Françoise REYNÈS
 
(re)publié: 01/04/2014