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Mes démêlés avec l’Évangile

Pentecôte avec Marie

Ils avaient peur. Ils avaient appris que Lazare aussi avait été condamné par les autorités. Pour le moment, ça paraissait s’être tassé pour lui, mais ils savaient qu’on les tenait, eux les disciples, pour les responsables de la disparition du corps de Jésus. Et le Sanhédrin était fou de colère. Alors, ils se montraient le moins possible, et restaient entre eux, dans la maison bien fermée.

Marie, tu étais avec eux et tu essayais de les rassurer en leur faisant remarquer que Jésus était ressuscité, qu’ils l’avaient entendu, vu et même touché ; mais rien n’y faisait, la peur était là, plus forte que tous les encouragements, que tous les raisonnements.

Certes, Jésus était ressuscité, ils le voyaient de temps en temps, mais ces rencontres étaient fugaces, ils avaient même du mal à le reconnaître, ils se sentaient orphelins, et le monde qui les entourait leur paraissait hostile. Alors ils continuaient à se terrer.

Avec Marie, ils priaient tous ensemble. C’est Pierre qui le plus souvent animait ces prières et puis, de temps en temps, ils demandaient à Marie comment ça s’était passé avec Jésus, avant qu’il ne commence sa vie publique. Et ainsi, ils se confortaient dans l’idée que leur maître était à la fois vrai Dieu et vrai homme.

Mais, Marie, tu voyais bien qu’ils n’avaient aucune envie de se lancer, de témoigner... Jusqu’au jour où l’Esprit Saint est descendu sur vous tous, et ce fut une volte-face complète.

Marie, toi qui as encouragé l’Eglise naissante, tu sais bien qu’à toutes les époques, elle a des faiblesses, commet des erreurs, a besoin de se purifier. Demande à l’Esprit Saint de nous communiquer ses dons : la force pour le travail à faire, la lucidité pour le discernement, le courage pour le témoignage.

Et toi, Marie, donne-nous la sérénité pour ne pas nous croire indispensables, et la modestie et l’humilité qui conviennent à tous ceux qui veulent te ressembler.


Françoise REYNÈS
 
(re)publié: 01/05/2005