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Le vert est une couleur

Proposition pour une retraite de vacances (1)

Le vert est une couleur...
apaisante, rafraîchissante, tonifiante...
Elle nous parle d’espoir, d’espérance...
de paix, de sérénité...

Cette semaine nous nous « reposons » en « posant » notre regard sur :

  • une pelouse dont le vert vient de se rafraîchir à la dernière pluie...
  • une prairie verte à perte de vue...
  • un champ couvert de jeunes pousses...
  • un arbuste ou un arbre dont les verts se mêlent les uns aux autres en une palette harmonieuse...
  • une belle plante d’appartement que nous aimons...
  • un gribouillage d’enfant tout barbouillé de vert qui nous parle de tendresse...

Au choix :
Comme le cœur nous en dit...
Selon ce qui nous attire le plus...
En tenant compte de l’environnement qui est le nôtre...
Sans oublier de nous laisser entraîner à la prière tout en contemplant.
Cette expérience, si je lui donne du temps, m’ouvre et me prépare à la prière.

Une courte réflexion du bienheureux Edouard Poppe :

« L’empressement est la ruine de la dévotion », dit saint François de Sales. La paix, le calme, la sérénité sont la vraie atmosphère de la piété.

L’empressement ne nous laisse pas le temps de nous recueillir avant la prière. Il nous agite, nous trouble et nous embrouille pendant la prière. Il nous laisse préoccupés, mécontents, énervés après la prière.

La paix, le calme, la sérénité mettent l’âme en présence de Dieu.

La paix, le calme, la sérénité mettent l’âme en présence de Dieu avant la prière. Ces dispositions reposent l’âme en Dieu par un plein abandon à Lui pendant la prière. Elles laissent l’âme unie à Dieu à travers toutes les besognes, conversations et événements après la prière.

Comment ne pas me dessécher... spirituellement, comment demeurer « vert » ?
Écoutons le prophète Jérémie et le psalmiste :

Heureux l’homme
qui se confie dans le Seigneur
et dont le Seigneur est l’espérance.
Il ressemble à un arbre
planté au bord de l’eau
et gui tend ses racines vers le courant ;
il ne redoute rien
quand arrive la chaleur,
son feuillage reste vert ;
dans une année de sécheresse,
il est sans inquiétude
et ne laisse pas de porter fruit.
Jer 17,7-8

Heureux l’homme
qui se plaît dans la Loi du Seigneur
et murmure sa loi jour et nuit !
Ps 1,1-2

Le cardinal Martini dans son livre « Le désir de Dieu » (p. 21-30) commente ainsi ce psaume :
Il y faut la référence à la Parole de Dieu, se laisser nourrir par la Parole, se laisser immerger dans la Parole comme les racines de l’arbre dans l’eau. La référence à la joie de l’homme est cette capacité de méditer la Parole, de s’en nourrir jour et nuit sans interruption, en embrassant la totalité de sa propre expérience, sachant qu’aucun aspect de l’expérience n’est étranger à la Parole de Dieu et au message de la Parole.

Une première question

Est-ce que je vis vraiment de la Parole de Dieu ?
En d’autres termes, la Parole est-elle quelque chose qui me remplit le cœur,
ou bien m’est-elle encore extérieure et lointaine ?

Dans ma vie, quel est le temps que j’accorde à la Parole ?
Rappelons que le psaume nous dit : « il murmure sa loi jour et nuit. » Or, si j’observe le rythme de ma vie quotidienne, jour et nuit, quel est le temps que je donne à l’écoute de la Parole, et quel est, au contraire, le temps que j’accorde à ce qui disperse, « comme la baie emportée par le vent », à tout ce qui est dissipation ?

Demandons-nous sérieusement combien de temps nous pouvons soustraire sans aucun dommage

  • à tout ce qui est écoute sans discrimination,
  • regard sans discrimination,
  • télévision,
  • perte de temps sans but précis,
    pour se consacrer au contraire à l’écoute et à la lecture de la Parole. Sans ce temps-là, il est clair que nous ne vivons pas de la Parole, et que celle-ci n’exerce donc pas en nous cette force dont il est question ici.

Une deuxième question

Quels gestes nous font vivre de la Parole ?

Nous font vivre de la Parole tous ces gestes qui sont un fruit, c’est-à-dire une expérience réelle de moi en relation avec les autres.
Demandons-nous, chacun pour soi, quels gestes marquent en nous l’efficacité de la Parole que nous avons écoutée.

Ce geste…

  • de pardon,
  • de contrôle des sentiments en famille,
  • ce contrôle de mes émotions,
  • ce contrôle de l’imagination, de l’esprit, du corps…

Ce contrôle de tout ce qui peut être ma façon instinctive de réagir est un fruit de la Parole. Autrement dit, est-ce que j’exprime aussi dans mon corps que je suis nourri de la Parole, et que j’en vis ?

Quelle décision prendre pour ces vacances afin que la Parole me maintienne « dans le vert » ?


 

Psaume 1

Heureux l’homme
qui ne suit pas le conseil des impies,
ni dans la voie des pécheurs ne s’arrête,
ni au siège des railleurs ne s’assied,
mais se plaît dans la loi du Seigneur,
mais murmure sa loi jour et nuit !

Il est comme un arbre planté près des ruisseaux ;
qui donne son fruit en la saison,
et jamais son feuillage ne sèche ;
tout ce qu’il fait réussit.
Pour les impies rien de tel !

Mais ils sont comme la bale qu’emporte le vent :
Ainsi, les impies ne tiendront pas au Jugement,
ni les pécheurs à l’assemblée des justes.
Car le Seigneur connaît la voie des justes,
mais la voie des impies se perd.

Prions Marie Immaculée qui a écouté en elle la Parole, pour qu’elle nous donne cette profonde expérience de joie intérieure d’où a jailli ce psaume. Que ce psaume aux mots si simples, aussi peu poétiques en apparence, nous apparaisse pour ce qu’il est, un cri du cœur de ceux qui ont compris que la Parole de Dieu - Dieu qui nous parle et se révèle à nous - est le tout de notre vie et est capable aujourd’hui encore de la changer.

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Monique PLUYMAEKERS o.a.n.n.m.
(re)publié: 01/07/2011