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Le jaune ? Couleur du soleil, d’un champ de colza...

Proposition pour une retraite de vacances (2)

Le jaune ? Couleur…
du soleil, d’un champ de colza
ou de blé prêt pour la moisson…
de la poire, du citron…
de mon cœur
quand il est en joie
quand il chante
et loue le Seigneur…

Ô Dieu,
je te chante un chant nouveau, sur la lyre à dix cordes
je joue pour toi.
Ps 144

Aussi étonnant que cela puisse paraître, les couleurs sont peu présentes dans la Bible. Pas de trace de bleu ni de mauve, ni d’orange, ni de jaune, à peine l’une ou l’autre citations pour le jaunâtre, davantage de rouge, et de vert…

Voici un texte de l’apocalypse qui nous suggère à la fois le jaune, le rouge, le rouge et le jaune mélangé :

Je vis ensuite un autre Ange, puissant,
descendre du ciel enveloppé d’une nuée,
un arc-en-ciel au-dessus de la tête,
le visage comme le soleil et les pieds comme des colonnes de feu.
Il tenait en sa main un petit livre ouvert.
Ap 10,1-2

Ô Dieu, je te chante un chant nouveau,
sur la lyre à dix cordes je joue pour toi.

Le psaume 144 a des éléments de merveilleuse action de grâces, d’autres de supplications quasi dramatiques…
Même quand l’âme biblique est suppliante, c’est pour demander la joie, elle chante sa lamentation pour se préparer à la joie.
Les déplaisirs petits et grands, les déceptions, les épreuves ne doivent pas nous faire tomber dans des eaux mortes, ne doivent pas nous éloigner de l’âme biblique, qui est toujours et en toute circonstance joyeuse et chantante.
Il y faut certainement une grâce extraordinaire, car la vie tend à étouffer, à aplatir. La vibration biblique est un don, mais un don que le Seigneur est disposé à nous faire à tout instant si nous le lui demandons.

  • C’est par grâce que Marie a chanté le Magnificat, aussi bien dans son premier mouvement d’enthousiasme que lorsque Syméon lui a prophétisé l’épée, ou quand Jésus est parti de la maison…
  • C’est par grâce qu’elle n’a jamais perdu courage, qu’elle ne s’est jamais démoralisée, qu’elle n’a jamais pensé avoir tout perdu. Cette grâce s’obtient en implorant avec foi et humilité.

Nous nous sentons au centre d’un monde qui pleure, crie, attend sans savoir ce qu’il doit attendre et qui, quand il chante, chante l’animosité, le désespoir, la frustration, le sarcasme, l’irritation... Rappelons-nous que sont très rares les chants de joie pure et libre.

Notre chant joyeux, pur et libre, peut purifier celui du monde
et l’élever vers Dieu comme l’encens du sacrifice du soir.

Voici le temps où les jours
sont des trésors
qui me sont donnés
pour trouver le goût du silence
et la couleur du bonheur.
Charles Singer

Tout homme est fait pour louer Dieu

Même ceux qui en ce moment n’y pensent pas, même les personnes qui semblent bien loin d’une situation de louange, sont en réalité fait pour cela.
La louange est notre stupeur de ne pas être le centre de l’univers, notre joie qu’il y ait Quelqu’un de plus grand que nous, qui nous aime sans limites. Quelqu’un qui aime tout homme.

L’homme d’aujourd’hui sait-il louer Dieu ?
Pouvons-nous dire que nous, hommes et femmes d’aujourd’hui, sommes facilement portés à la louange… ?

Ou bien existe-t-il en nous d’autres sentiments, propres à l’homme qui a perdu le sens de Dieu ? Si l’homme ne sait plus ni louer, ni prier, dans la souffrance et dans les larmes, alors il se laissera emporter par une rage dépourvue de sens, ou se fermera dans un scepticisme défaitiste et se contentera de n’importe quelle satisfaction immédiate.

Quelques questions :

  • Est-ce que je loue Dieu dans mon quotidien ?
  • Pourquoi vouloir louer Dieu ?
  • Comment vais-je exprimer ce désir de louange ?

« Un sourire peut cacher une peine intérieure. »
C’est un propos très simple, mais il peut transformer beaucoup de relations autour de nous, beaucoup de façons de vivre, d’être en rapport avec les autres. Un sourire qui cache une peine intérieure et qui la rachète est le signe d’un amour capable de louer, de louer Dieu au point d’aller au-delà de ce que nous pouvons ressentir en nous…

...pour découvrir les racines les plus profondes
de notre pouvoir de sourire à d’autres
et de poser un geste de bonté et d’attention.

(Carlo Maria Martini, extrait de son livre « Désir de Dieu », Commentaire des psaumes 144 et 150)

Que tout ce qui respire loue le Seigneur
Alleluia !

Ps 150

Prière pour l’amitié de l’âme

Mon Dieu, je te chante
pour tous ceux qui ne peuvent plus chanter
pour les blessés qui ont la voix cassée
pour les malades qui chantent trop bas
pour les vieux qui manquent de souffle
et les handicapés qui ont perdu le rythme
pour les prisonniers sans voix et tous ceux que l’on fait taire.

Car si l’on n’entendait plus
la musique légère de la louange
les arpèges joyeux de la petite espérance,
les accords parfaits de l’authentique amour,
le phrasé paisible et bien tempéré de la confiance,
la mélodie de la bienveillance,
comment la vie serait-elle encore vivable ?

Oh ! Je ne suis pas meilleur que les autres
mais puisque je sais chanter, je le ferai pour eux,
pour que le monde soit davantage allegro, andante, vivace..

Oh mon Dieu, donne-moi l’amitié de l’âme
qui offre sa voix aux autres
afin de chanter l’hymne à la vie.

Seigneur, je viens vers toi

Lorsque je n’ai plus assez de musique
pour faire danser ma vie,
je viens écouter la symphonie de l’évangile,
les mélodies de la tendresse
et de la simplicité de Jésus,
le maelström de ses colères et de ses indignations.
Quand je traine le boulet du découragement
et que j’ai envie de tout laisser tomber,
ta musique a le tranchant
de l’espérance qui me libère de mes liens.
Jean-François Meurs, extrait de la revue DBA Don Bosco aujourd’hui

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Monique PLUYMAEKERS o.a.n.n.m.
(re)publié: 08/07/2011