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Bleu... Que de nuances de bleu...

Proposition pour une retraite de vacances (7)

Bleu
Que de nuances de « bleus » dans l’immensité des océans et l’infini du ciel !

Comme les grands espaces de la mer et du ciel, le bleu nous invite au voyage et aux découvertes…
Comme l’eau limpide, le bleu nous parle de transparence, de la vérité de l’être qui ne peut rien cacher…
Comme l’eau qui désaltère, le bleu a un rôle rafraîchissant et pur qui permet de trouver paix et calme intérieur lié aux choses profondes…

Je pose longuement mon regard contemplatif
sur les espaces « bleus » à perte de vue
et je laisse la Paix des profondeurs m’envahir,
cette Paix qui vient de Dieu
et de mon intimité avec la Vierge Marie

Un bleu marial ?

Pourquoi le bleu est-il associé à la Vierge Marie ?
Pourquoi Marie est-elle souvent drapée dans un manteau bleu ?

Jusqu’au 11ème siècle, la couleur bleue est la grande absente. Nulle trace d’ailleurs de bleu dans la Bible.
Soudain tout change. Pourquoi ?

  • Le Dieu des Chrétiens devient en effet un dieu de lumière. Et la lumière est bleue ! Pour la 1ère fois en Occident on peint les ciels en bleu – auparavant ils étaient noirs, rouges, blancs ou dorés.
  • On est en pleine expansion du culte marial. Or la Vierge habite le ciel…Dans l’imagerie, à partir du 12ème siècle, on la revêt donc d’un manteau bleu ou d’une robe bleue.
  • Au Moyen-Age, le lapis-lazuli, pigment bleu par excellence pour les enlumineurs, était tellement précieux qu’il coûtait aussi cher que l’or, sinon plus. C’est la raison pour laquelle le bleu fut longtemps réservé aux représentations du manteau de la Vierge.
  • De plus, qu’il soit aérien ou océanique, le bleu symbolise la paix et évoque de vastes espaces calmes et sereins.

Prière à Marie pour demander la paix

En ces temps de violence, devant mon avenir incertain,
je suis inquiet, j’ai peur.
Je cherche le chemin de la paix.
Au milieu de tant de prophètes de malheur
et si peu de messages de joie, j’ai besoin d’entendre Celui qui dit :
« Je vous laisse ma paix, je vous donne ma paix. »
Apprends-moi, Marie, à cesser de me troubler.
Apprends-moi à vivre en paix.
Mère de la Paix, j’aime te regarder
et voir que les humbles jouissent de la paix.
J’aime te prier et t’entendre me dire :
« Grâce et Paix de la part de Dieu ! »
J’aime me laisser guider par toi :
tu me conduis à Celui qui est PAIX.
Prie pour moi, ton enfant :
que la Paix du Christ entre dans mon cœur.
Amen
Paul Arsenault o.m.i.

L’extrait du livre de l’Apocalypse

...qui est choisi pour la fête de l’Assomption de la Vierge Marie nous dit l’espérance nouvelle en l’Enfant né du combat entre la Femme et le Dragon. Rappel du livre de la Genèse qui annonce une Femme, vainqueur de Satan : « Je mettrai une hostilité entre toi et la femme, entre sa descendance et la sienne. Celle-ci t’écrasera la tête et tu l’atteindras au talon. » (Gn 3,15)

Le Temple qui est dans le ciel s’ouvrit, et l’arche de l’Alliance du Seigneur apparut dans son Temple. Un signe grandiose apparut dans le ciel : une Femme, ayant le soleil pour manteau, la lune sous ses pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles. Elle était enceinte et elle criait, torturée par les douleurs de l’enfantement. Un autre signe apparut dans le ciel : un énorme dragon, rouge feu, avec sept têtes et dix cornes, et sur chaque tête un diadème. Sa queue balayait le tiers des étoiles du ciel, et les précipita sur la terre. Le Dragon se tenait devant la femme qui allait enfanter, afin de dévorer l’enfant dès sa naissance. Or la Femme mit au monde un fils, un enfant mâle, celui qui sera le berger de toutes les nations, les menant avec un sceptre de fer… L’enfant fut enlevé auprès de Dieu et de son trône, et la Femme s’enfuit au désert, où Dieu lui a préparé une place.
Ap 11,19 ;12,1-6

Qui ne connaît la médaille miraculeuse ?

Chez les juifs comme chez les chrétiens, le serpent personnifie Satan et les forces du mal qui tentent sans cesse de pousser l’homme à la chute. Marie accomplit la prophétie donnée au commencement de la Bible, après le péché originel d’Adam et Eve, dont les paroles s’adressent au serpent : « Je mettrai une hostilité entre toi et la femme, entre sa descendance et la sienne. Celle-ci t’écrasera la tête et tu l’atteindras au talon. » (Gn 3,15) Le symbole de la femme, Marie, écrase le serpent.

La Vierge Marie est donc elle-même engagée dans le combat spirituel, le combat contre le mal dont notre monde est le champ de bataille.

Sur la médaille, Marie écrase la tête du serpent, elle est victorieuse, avec son Fils, des forces du mal, et désire nous faire participer à cette victoire. Porter cette médaille, c’est donc porter un emblème de victoire ; mais aussi accepter un chemin de conversion par Marie, l’Immaculée Conception.

Symptômes de la Paix intérieure

  • Tendance à penser et à agir spontanément guidé par son
  • intuition personnelle plutôt que conditionné par les expériences et les peurs du passé.
  • Une grande capacité d’apprécier chaque moment.
  • Un manque total d’intérêt pour juger les autres.
  • Un manque total d’intérêt pour se juger soi-même.
  • Un manque total d’intérêt pour interpréter les actions des autres.
  • Un manque total d’intérêt pour ce qui est conflictuel.
  • Une perte totale de la capacité de se faire du souci.
  • Des épisodes fréquents et intenses d’appréciation de la vie en général et de soi-même en particulier.
  • Des sentiments très agréables d’unité avec les autres, avec la nature, avec Dieu.
  • Des attitudes répétées de sourire, de cette sorte de sourire qui vient du cœur et passe à travers les yeux.
  • Une tendance croissante à laisser les choses se produire plutôt que d’essayer à les forcer à se produire ;
  • Une capacité de plus en plus grande à aimer les autres aussi bien que soi-même et une envie d’aimer de plus en plus forte.

Le combat intérieur

Un soir, un vieil amérindien parlait à son petit-fils du combat qui se livre à l’intérieur de chacun de nous. Il expliquait comme suit :
« Il y a deux loups en chacun de nous. »

Le loup du mal Le loup du bien
C’est la colère C’est la joie
l’envie la paix
la jalousie l’amour
la tristesse l’espérance
le regret la sérénité
l’avidité l’humilité
l’arrogance la bonté
l’apitoiement la bienveillance
la culpabilité l’empathie
le ressentiment la générosité
l’infériorité la vérité
le mensonge la compassion
la supériorité la foi

Après y avoir réfléchi pendant un instant, le petit-fils demande : « Grand-papa, quel loup gagne ? »
Le Grand-papa lui répond simplement :
« Celui que tu nourris. »

Un combat constant se joue en moi…
La Vierge Marie, si je l’invoque avec confiance,
peut,
en un instant parfois, faire fuir le loup du mal
et quotidiennement, nourrir le loup bu bien.
Quel loup du bien ai-je décidé de nourrir cette semaine ?
Une faute d'orthographe, une erreur, un problème ? Dites-nous tout !
 
Monique PLUYMAEKERS o.a.n.n.m.
(re)publié: 12/08/2011