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Temps fort

Expression très usitée dans le milieu et le jargon cathos.

Elle est d’ailleurs assez floue pour pouvoir désigner à la fois un vaste rassemblement régional ou international et une retraite individuelle, un week-end et une brève rencontre ou soudaine émotion.

Le point commun à toutes ces expériences semble être d’une part leur aspect ponctuel et un peu extraordinaire, d’autre part le souvenir que chacune d’elles laisse dans l’individu qui s’y référera encore longtemps après.

Par définition, le temps fort tranche sur l’ordinaire du quotidien investi plus faiblement par le sujet. Provoqué ou survenant à l’improviste, il fait date dans une histoire ou un cheminement.

Les responsables de mouvements ou d’aumôneries et, d’une manière générale, les éducateurs, qui cherchent à accompagner des jeunes dans la durée et le quotidien de leur vie, se méfient de ces glorieuses parenthèses religieuses, d’autant plus fragiles qu’elles sont ponctuelles et espacées. Ils ont raison de proposer à ceux qui vivent ces temps forts d’en étendre le bénéfice humain et spirituel en amont (par une préparation adéquate) et en aval (par une relecture quelque temps après pour en discerner les fruits).

Qu’ils se rappellent néanmoins que toute histoire sainte (celle du peuple de l’Alliance comme celle de tout croyant) est jalonnée de « temps forts », assez merveilleux pour faire date et assez lumineux pour relancer la marche dans l’obscurité quotidienne... jusqu’au prochain temps fort et, à terme, jusqu’au face à face de la rencontre ultime.

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Hilaire LECOUËDIC

Le plus vieux marin de Port Saint Nicolas.

(re)publié: 01/05/2006