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Justice

Mt 3,15
Mt 5,20
Lc 23,47
Ph 3,8-9

Les évêques de France ont probablement raison d’attirer notre attention sur le fait que le mot biblique de « justice » ne doit pas être réduit au sens qu’il a aujourd’hui dans l’usage courant. Il suggère en effet d’abord une totale conformité aux vues de Dieu. En ce sens on dira que Jésus a accompli toute justice en « s’ajustant » parfaitement à la volonté de Dieu son Père (Mt 3,15 repris dans le Catéchisme pour Adultes des Évêques de France n° 258. En ce sens encore, la justice des disciples doit surpasser celle des scribes et des pharisiens (Mt 5,20).

Mais, inséparablement liée à cette attitude spirituelle, la justice est aussi la vertu morale qui consiste à rendre à chacun son dû. La prédication d’un prophète comme Amos nous le rappelle dès l’Ancien Testament.

Catéchisme pour Adultes des Évêques de France n° 258
Le Christ « justice » de Dieu :
Jésus a accompli toute justice en « s’ajustant » parfaitement, pourrait-on dire, à la volonté de Dieu son Père (cf. Mt 3,15).
Le mot biblique de « justice », qui indique la totale conformité aux vues de Dieu, ne doit pas être réduit au sens qu’il a dans son emploi courant.
Il a été persécuté pour la justice et reconnu comme un juste par le centurion au pied de la croix (cf. Lc 23,47). Mais sa justice personnelle était aussi une « justice pour nous », une justice qui condamne le péché, mais qui « justifie », c’est-à-dire qui rend juste le pécheur, en le rétablissant dans sa vraie relation à Dieu.
St Paul est le grand docteur de la justification du pécheur par la grâce du Christ, moyennant la foi en lui. Il a fait l’expérience personnelle de son incapacité à réaliser sa propre justice par les œuvres de la Loi. Il a compris que nul ne peut dire de lui-même : « Je suis juste », et que Dieu seul peut nous dire : « Tu es juste ». « A cause de lui, j’ai tout perdu ; je considère tout comme des balayures, en vue d’un seul avantage, le Christ, en qui Dieu me reconnaîtra comme juste. Cette justice ne vient pas de moi-même, c’est-à-dire de mon obéissance à la loi de Moïse, mais de la foi au Christ : c’est la justice qui vient de Dieu et qui est fondée sur la foi » (Ph 3,8-9).
L’expérience de saint Augustin est analogue, à bien des égards, à celle de saint Paul et se transforme, comme chez l’Apôtre, en doctrine de la souveraineté de la grâce justifiante du Christ. Tout notre salut vient de la grâce de Dieu et notre réponse de foi est elle-même un don de la grâce.

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(re)publié: 30/11/2003