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Les mots de la tribu

Esprit Saint

Ac 1,8
Lc 4,1-2
Jn 14,16.26;15,26
Jn 16,7
Lc 10,21
Rm 8,26
Ep 4,30
Ac 10,44-48
Jn 14,26
Ac 15,28
Mt 22,43
Gn 1,1-2
Jn 3,8
Ac 2,2
1R 19,12
Gn 2,7
Jb 33,4
Jn 20,22
Lc 1,35
Lc 9,35
Ex 19,4
Mc 1,10
Ex 40,36-38
Ac 2,3-4
1Co 12,1-13

Dieu dans tous ses paradoxes !

* Force divine (Ac 1,8) qui, après avoir saisi les prophètes, pousse Jésus au désert et le mène au combat contre le mal (Lc 4,1-2), il est aussi le « Consolateur » (l’une des traductions possibles du terme grec de Jn 14,16.26 ;15,26 ;16,7) qui inspire la joyeuse prière de Jésus (Lc 10,21) et celle de ses disciples (Rm 8,26 ; Ep 4,30).
* Grain de sable salutaire dans les rouages de l’institution ecclésiale (Ac 10,44-48), il est en même temps Celui qui assure la pérennité du message de Jésus (Jn 14,26) et qui assiste l’Église au point qu’elle peut conclure chacun de ses conciles par la célèbre formule : « L’Esprit-Saint et nous-mêmes avons décidé que... » (Ac 15,28).
Dieu agissant dans l’histoire des hommes bien au-delà des frontières visibles de l’Église, il n’est pourtant identifiable que dans cette Église... d’où la mention de l’Église juste après celle de l’Esprit dans chacun des Credo liturgiques.

D’aucuns ont récemment fait remarquer avec raison que, entre l’esprit de Dieu omniprésent dans l’Ancien Testament et l’Esprit Saint confessé par les chrétiens comme la troisième personne de la Trinité, il y a une simple majuscule... Cette majuscule, c’est Jésus qui nous donne de la poser ! Dès la première page de la Bible, l’esprit de Dieu est là, non seulement pour inspirer les auteurs sacrés (Mt 22,43), mais dans le texte lui-même, comme « un souffle de Dieu planant sur les eaux » à l’aube de la création (Gn 1,1-2). C’est que le mot hébreu évoque le souffle du vent, tantôt violent (image reprise en Jn 3,8 et Ac 2,2), tantôt ténu (1 R 19,12) comme une brise légère ou même comme la respiration (Gn 2,7 ; Jb 33,4 ; Jn 20,22). Parmi les autres images bibliques qui évoquent l’Esprit, on citera l’ombre ou la nuée (Lc 1,35 ; 9,35), le vol protecteur de l’oiseau (Gn 1,1 ; Ex 19,4 ; Mc 1,10), le feu (Ex 40,36-38 ; Ac 2,3-4) ou encore le sang qui irrigue un même corps (1 Co 12,1-13).

Hilaire LECOUËDIC

Le plus vieux marin de Port Saint Nicolas

(re)publié: 30/11/2003