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Clerc

L’étymologie (« kleros » en grec : part d’héritage) évoque des hommes consacrés à Dieu (la part de Dieu au sein du peuple) pour des fonctions religieuses. De fait, ce terme juridique désigne encore, dans le Code de Droit Canonique, les évêques, prêtres et diacres (les ministres ordonnés) pour les distinguer des laïcs (autres membres du peuple de Dieu).

On notera néanmoins - avec plus d’amusement que de tristesse - qu’au fil des siècles la tonsure du débutant a disparu au profit de la calvitie naturelle des prêtres (littéralement les « anciens »), que le costume ecclésiastique a bougé (normal : les vêtements, ça sert d’auto) et ne constitue plus un signe sûr d’identité cléricale (l’habit ne fait décidément pas le moine ; ainsi, si toutes les personnes qui portaient des croix attachées à leur cou voire au lobe de leur oreille droite étaient prêtres, on ne parlerait plus guère de crise des vocations), que la science et la culture ne sont plus l’apanage des seuls membres du clergé (au sens où l’on disait : c’est un clerc en la matière) et même qu’il leur arrive de commettre des bévues et de « faire un pas de clerc ».

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Hilaire LECOUËDIC

Le plus vieux marin de Port Saint Nicolas.

(re)publié: 30/11/2003