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Canon des Écritures

Malgré les apparences, il ne s’agit pas là d’une arme, mais de la liste officielle (du grec « kanon » qui signifie « la règle ») des livres bibliques considérés comme inspirés par Dieu. Il semble bien que la clôture de l’Ancien Testament fut le fait des rabbins palestiniens retirés à Jamnia après la chute de Jérusalem et la disparition du temple en 70 de notre ère. Les livres rejetés furent qualifiés d’apocryphes.

À noter que la traduction grecque de la Septante, à Alexandrie, fit apparaître un second canon des écritures juives, légèrement différent du canon hébreu (la Septante intègre notamment quelques ouvrages tardifs écrits directement en grec). Ces deux listes se retrouvent dans les bibles chrétiennes, les Églises protestantes ne retenant d’ordinaire que les ouvrages de la liste brève (canon palestinien), tandis que l’Église catholique adopte traditionnellement la ligne de la Septante. Mais on notera, d’une part que ces légères divergences dans le nombre et le classement des écrits bibliques ne valent que pour l’Ancien Testament, d’autre part que la Traduction Œcuménique de la Bible (TOB) donne désormais tous les livres de l’un et l’autre canon, quitte à classer à la fin les livres qualifiés de deutérocanoniques (c’est-à-dire ressortissant au deuxième canon).

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Hilaire LECOUËDIC

Le plus vieux marin de Port Saint Nicolas.

(re)publié: 30/11/2003