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Apparition

1Co 15,3-8
Ac 10,40-41
Lc 24,15-16.31
Jn 20,15-16.19.26
Lc 24,39-43
Jn 20,27-29
Dt 18,15-22
Lc 11,29
Mt 7,22-23
Mt 24,23-24
1Co 12,10
1Jn 4,1

Autant celles de Jésus ressuscité rapportées par les évangiles sont au cœur de la foi chrétienne et méritent à ce titre un examen approfondi, autant les apparitions ou révélations privées ultérieures sont jugées marginales (aucune mention dans le Catéchisme de l’Église catholique) par l’Église qui ne se prononce d’ailleurs jamais sur leur véracité et n’oblige aucun catholique à y croire. Les premières font l’objet d’une liste en 1Co 15,3-8 : Jésus vivant « s’est donné à voir » en de multiples circonstances à de nombreux témoins, « à nous qui avons mangé et bu avec lui après sa résurrection d’entre les morts » dit Pierre chez le centurion Corneille (Ac 10,40-41). A noter que ces récits d’apparitions insistent fortement sur l’originalité absolue de la présence de Jésus. Il se rend présent et il disparaît selon un mode nouveau, autre que ses anciens modes de rencontre (Lc 24,15-16.31 ; Jn 20,15-16.19.26), et pourtant c’est bien lui (Lc 24,39-43 ; Jn 20,27-29).

Quant au second type d’apparitions dont beaucoup sont friands, l’Église adopte à leur égard la prudence que recommande l’Écriture (Dt 18,15-22 ; Lc 11,29 ; Mt 7,22-23 ; 24,23-24 ; 1Co 12,10 ; 1Jn 4,1). Un grand mystique comme saint Jean de la Croix lui-même, dans sa célèbre « Montée du Carmel », met en garde contre un désir de révélations qui enlève quelque chose à la pureté de la foi, expose à de nombreuses erreurs et dénote un manque d’humilité voire de respect pour le Christ, car la plénitude de la révélation a été donnée par l’évangile. Le concile Vatican II est particulièrement net à ce sujet : « Il n’y a plus à attendre de nouvelle révélation officielle avant l’apparition dans la gloire de Notre Seigneur Jésus Christ ».

Dei Verbum no. 4 : Le Christ achève la révélation. Mais après avoir à maintes reprises, et sous diverses formes, parlé jadis par les Prophètes, Dieu, « en ces jours qui sont les derniers, nous a parlé par son Fils » (He 1,1-2). Il a en effet envoyé son Fils, c’est-à-dire le Verbe éternel qui éclaire tous les hommes, pour habiter parmi les hommes et leur faire connaître les secrets de Dieu. Jésus Christ donc, le Verbe fait chair, envoyé « comme homme aux hommes », parle les paroles de Dieu et achève l’œuvre du salut que le Père lui a donnée à faire. C’est pourquoi Jésus Christ - qui le voit, voit aussi le Père - par toute sa présence, par tout ce qu’il montre de lui-même, par ses paroles, par ses œuvres, par ses signes, par ses miracles, mais surtout par sa mort et sa glorieuse résurrection d’entre les morts, enfin par l’envoi qu’il fait de l’Esprit de vérité, donne à la révélation son dernier achèvement et la confirme par le témoignage divin : Jésus Christ, c’est Dieu avec nous, pour que nous soyons délivrés des ténèbres du péché et de la mort, et que nous soyons ressuscités pour la vie éternelle. L’économie chrétienne, du fait qu’elle est l’alliance nouvelle et définitive, ne passera donc jamais ; il n’y a plus à attendre de nouvelle révélation officielle avant l’apparition dans la gloire, de Notre-Seigneur Jésus Christ.

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Hilaire LECOUËDIC

Le plus vieux marin de Port Saint Nicolas.

(re)publié: 30/11/2003