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L’Internet au service du développement

La plus grande bibliothèque du monde

Internet offre une chance extraordinaire au Sud de participer à l’aventure de la recherche scientifique. Il a permis à des enseignants africains, formés pour la plupart dans les universités du Nord, de reprendre contact avec leurs anciens professeurs. Depuis, de nouvelles coopérations ont vu le jour dans le domaine de l’informatique, des sciences dures et récemment des sciences humaines.

Les nouvelles technologies offrent aussi la possibilité de publier plus facilement. Aujourd’hui, celui qui a quelque chose de nouveau à dire peut plus facilement le faire savoir. Avec le système papier, il était quasiment impossible de diffuser des petites publications. Maintenant, il suffit de mettre en ligne sa recherche. Ce changement favorise les chercheurs du Sud et les petits laboratoires en général. Bien sûr, la recherche dépend des moyens, mais dans les domaines où les équipements sont légers, comme l’informatique, les chercheurs du Sud pourront plus facilement travailler en restant chez eux.

Le Net va peut-être aussi sonner le glas de l’esprit béni-oui-oui des élèves qui n’avaient jusqu’à présent que le cours de leurs professeurs comme source d’informations. Car avec la Toile, il devient possible d’accéder à la plus grande bibliothèque du monde et d’acquérir un savoir diversifié et critique.

Internet est pour nous un outil de prédilection pour échanger et diffuser les informations dans notre réseau. Il nous permet d’avoir des liens plus étroits avec les acteurs locaux et de réagir plus rapidement. Avant Internet, on pouvait avoir trois communications par semaine en utilisant le fax. Maintenant, on est plus facilement dans l’actualité du dossier. Sur la Tunisie par exemple, on est capable de réagir trente minutes après une arrestation. Avant, il nous fallait au moins 12 heures ! Moralité, il faut absolument intégrer le plus d’acteurs possibles dans ce système de communication globale. Pour cela, il faut bien sûr assurer l’équipement en ordinateurs, surtout du continent africain qui est le plus en retard.

Il faut aussi contourner la répression politique. Dans certains pays, les régimes tentent de contrôler les société pourvoyeuses d’accès. C’est le cas en Tunisie, en Mauritanie, en Guinée ou au Vietnam... cela se passe comme pour une écoute téléphonique, les autorités contrôlent le contenu des messages, et si cela ne leur plaît pas, elles interrompent la communication. En fait, pour communiquer librement, nos partenaires passent par des fournisseurs d’accès étrangers. Bientôt, on aura la possibilité de passer des courriers électroniques à partir de téléphones portables, et là, les autorités ne pourront plus rien faire.

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Sabrina KASSA
(re)publié: 31/03/2001