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Que font les chrétiens de leurs ennemis ?

Contribution de Philippe LOUVEAU, curé de la paroisse St Cyr-Ste Julitte à Villejuif, dans le cadre d’une rencontre organisée par l’Amitié Judéo-Chrétienne du Val-de-Marne, le 14 novembre 2012.

La commande qui m’a été faite était censée être explicitée par ces 4 lignes :
La Bible ne fait pas de quartier quand il s’agit de désigner les ennemis.
La vie est à l’image du réalisme biblique.
La recommandation évangélique d’aimer même ses ennemis est-elle tout simplement angélique ?
L’histoire concrète : l’homme est un loup pour l’homme, ratifiée par la plainte des psaumes, ne va-elle pas à l’encontre de cette utopie ?

Faut-il donc opposer le réalisme biblique à l’angélisme de l’amour des ennemis ? Faut-il d’une part enfermer les juifs dans un souci d’efficacité qui les amènerait à traiter sans ménagement aucun leurs ennemis, et d’autre part enfermer les chrétiens dans une douce utopie parfaitement inopérante ? Et si l’on refuse de céder à ces deux caricatures, peut-on tout de même parler de priorités différentes dans la manière dont nos traditions religieuses nous invitent à traiter nos ennemis ? Je laisse au rabbin Philippe Haddad le soin de répondre au nom du judaïsme.

Quant à moi, je situe cette tension - qui, de fait, existe - entre les tenants de la « Realpolitik » et les prophètes annonciateurs d’un monde débarrassé de la violence, non pas entre nos deux traditions religieuses, mais au sein même de la tradition chrétienne que je suis censé évoquer ce soir.

Les chrétiens, comme les autres, se reconnaissent parfois des ennemis (si ce n’est à titre communautaire, au moins à titre personnel). Alors, dans ce monde qui est un monde violent, que font-ils de leurs ennemis ? Eh bien, ils font ce qu’ils peuvent pour s’en protéger et maîtriser leurs propres pulsions agressives ! Ce sera l’objet de la première partie de mon intervention. En même temps, dans tous ces conflits, ils entendent un appel provocant et quasi insensé à « aimer leurs ennemis », un appel qui semble bien être la marque personnelle de Jésus ! Comment comprendre cet appel et comment peut-il être opérant pour nous aujourd’hui ? Ce sera l’objet de la deuxième partie de mon exposé.

I. Les chrétiens invités à limiter et endiguer la violence

Passons brièvement en revue quelques-unes des stratégies suggérées par la Bible et souvent adoptées par les chrétiens pour limiter et endiguer la violence… celle de leurs ennemis et la leur !

1. Les disciples du Christ sont invités à ne pas se tromper d’ennemis et à garder leur combativité pour le seul ennemi qui vaille !

a) Le vrai combat à mener est spirituel !
« Nous ne luttons pas contre des hommes, mais contre les forces invisibles, les puissances des ténèbres qui dominent le monde, les esprits du mal qui sont au-dessus de nous. » (Ep 6,11-17). Au-delà des ennemis de chair et de sang, discerner Satan, l’ennemi par excellence… et la mort, le dernier ennemi que vaincra le Christ en gloire (1 Co 15,26).

b) Ne pas trop vite considérer comme leurs ennemis les boucs émissaires que la société leur désigne comme tels !
« Étranger », par exemple, ne veut pas nécessairement dire « ennemi » (Dt 23,8 : « Toi aussi tu as été un émigré en Égypte ! »). Cf. aujourd’hui la défense des sans-papiers et des roms.

2. Ils font comme le psalmiste et, en demandant à Dieu de punir leurs ennemis ou au moins de les en libérer, s’interdisent de recourir eux-mêmes à la vengeance !

Ce n’est pas très glorieux, mais juifs et chrétiens ne sont pas toujours capables d’imiter Salomon, que Dieu loue d’avoir demandé dans sa prière la sagesse plutôt que la vie de ses ennemis (1 R 3,11). Il leur arrive donc de demander à Dieu de châtier lui-même leurs ennemis. Ce n’est certes pas là le summum de la charité, mais, ce faisant, ils s’interdisent du moins de recourir eux-mêmes à la violence ! Cf. Ex 15,6 ; Mi 4,10 ; Ps 18,49.

St Paul prolonge cette tradition : « Ne vous faites pas justice vous-mêmes, mes bien-aimés, mais laissez agir la colère de Dieu » (Rm 12,19).

Paradoxalement, la meilleure manière de se venger de ses ennemis est de leur manifester le plus d’humanité : « Si ton ennemi a faim, donne-lui à manger ; s’il a soif, donne-lui à boire : ce sera comme si tu entassais sur sa tête des charbons ardents. » (Pr 25,21 repris par Rm 12,20). Un autre passage du Livre des Proverbes va dans le même sens et nous semble particulièrement choquant et assez pervers : « Ne te réjouis pas de la chute de ton ennemi. Que ton cœur ne se réjouisse pas de ce qu’il achoppe ; de peur que, voyant cela, le Seigneur ne soit mécontent et qu’il ne détourne de lui sa colère » (Pr 24,17-18).

Ce sont peut-être ces conseils qui ont suggéré à Jésus de résumer ainsi l’enseignement moral de la Loi de Moïse : « Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi » (Mt 5,43).

3. Ils essaient d’être réalistes et humbles

a) Ils savent que tout ne dépend pas d’eux pour une coexistence pacifique.
Aimer le prochain, ça commence par le supporter : « Supportez-vous les uns les autres ! » (Ep 4,2). Et Paul de donner ce conseil plein de réalisme : « Autant qu’il dépend de vous, vivez en paix avec tous les hommes ! » (Rm 12,18).

b) Ils évitent de se poser toujours en victimes et a fortiori en martyrs face à de méchants ennemis.
« Si vous avez des ennuis avec la justice des hommes, que ce ne soit pas comme malfaiteur ! » 1 P 4,14-16). Jésus ne proclame bienheureux les disciples dont on dit du mal que si c’est « faussement », autrement dit, seulement si cette accusation est infondée ! (Mt 5,11-12)

c) L’interdit du meurtre ne leur fait pas oublier le droit de se défendre et même le devoir de défendre ceux dont ils ont la garde
L’Écriture précise l’interdit du cinquième commandement : « Tu ne tueras pas l’innocent ni le juste » (Ex 23,7).
L’amour envers soi-même demeure un principe fondamental de la moralité. Il est même présupposé par la fameuse règle d’or : « Tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi, voilà ce que dit toute l’Écriture : la Loi et les prophètes. » (Mt 7,12 ;Lc 6,31). Il est aussi présupposé par l’exhortation de Jésus à aimer son prochain comme soi-même (Lc 10,27). Il est donc légitime de faire respecter son propre droit à la vie. Qui défend sa vie n’est pas coupable d’homicide même s’il est contraint de porter à son agresseur un coup mortel (CEC 2261 et 2264).
En plus d’un droit, la légitime défense apparaît comme un devoir grave pour qui est responsable de la vie d’autrui. La défense du bien commun exige que l’on mette l’injuste agresseur hors d’état de nuire. À ce titre, les détenteurs légitimes de l’autorité ont le droit de recourir même aux armes pour repousser les agresseurs de la communauté civile confiée à leur responsabilité (CEC 2265).

d) A défaut de pouvoir totalement éradiquer la violence de ce monde, ils cherchent à la canaliser et à la limiter.
Cela s’est vu dans l’histoire avec des initiatives pour restreindre dans le temps les activités guerrières (ainsi à partir de la fin du 10e siècle, la paix de Dieu puis la trêve de Dieu), et avec l’élaboration progressive de règles limitant la légitimité du recours à la guerre (le jus ad bellum définissant strictement la doctrine de la guerre juste, CEC 2309) et, quand la guerre n’a pu être évitée, des règles visant à poser quelques limites à l’usage des armes (le jus in bello, visant par exemple à protéger les populations civiles).

4. Ils prient le Dieu de paix pour devenir eux-mêmes artisans de paix

Pour résister à la tentation de la vengeance et discerner les moyens de répondre intelligemment à la violence de leurs ennemis, les chrétiens, à l’invitation de Jésus (Lc 6,28), se tournent vers Dieu. Le missel romain propose ainsi une messe « pour ceux qui nous font souffrir ». En voici les oraisons :
« Dieu de miséricorde infinie, tu veux que nous aimions ceux qui nous font souffrir ; apprends-nous à garder ton commandement nouveau en rendant toujours le bien pour le mal, en aidant les autres à porter leur croix. » (…)
« Dans notre désir de vivre en paix avec tous, nous t’offrons, Seigneur, ce sacrifice de paix pour ceux qui nous font du mal : pour eux, nous faisons mémoire de la mort de ton Fils, nous souvenant que nous-mêmes étions tes ennemis quand il nous réconciliait avec toi. » (…)
« Dans ce sacrement qui nous réconcilie avec toi, fais de nous, Seigneur, tes artisans de paix,
et de tous ceux qui nous font du tort, des hommes réconciliés avec toi et avec nous. »

II. Les chrétiens et l’appel que Jésus leur adresse à « aimer leurs ennemis »

S’ils font ce qu’ils peuvent pour limiter et endiguer la violence, les chrétiens entendent aussi un appel provocant et quasi insensé à « aimer leurs ennemis », un appel qui semble bien être la marque personnelle de Jésus ! Comment comprendre cet appel et comment peut-il être opérant pour nous aujourd’hui ?

1. L’appel à aimer ses ennemis, un enseignement nouveau ?

« Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité ! » Telle est l’impression générale donnée par la prédication de Jésus, au dire de l’évangéliste Marc (Mc 1,27). Et Jésus lui-même qualifie son enseignement de vraie nouveauté : « Je vous laisse un commandement nouveau. » (Jn 13,34).

Alors, l’une des questions que nous pouvons nous poser est la suivante : l’invitation à aimer ses ennemis fait-elle précisément partie de ce qui surprenait le plus dans l’enseignement moral de Jésus ? Est-elle comme sa signature personnelle en conclusion d’un enseignement moral qu’il puisait largement par ailleurs dans les Écritures et la tradition d’Israël ? Bien des auteurs, chrétiens mais aussi juifs, le pensent et c’est ce que je voudrais moi-même développer un peu ce soir.

a) un enseignement qui en évoque d’autres…
En Jn 13,34, Jésus formule ainsi son commandement nouveau : « Aimez-vous les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous devez aussi vous aimer les uns les autres. Si vous avez de l’amour les uns pour les autres, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples. » Mais la première alliance appelait déjà à un soutien mutuel entre membres de la communauté d’Israël, dans laquelle l’ennemi lui-même conserve un certain nombre de droits (Ex 22,29 ; 23,4.12). Quant à la célèbre invitation plusieurs fois mises dans la bouche de Jésus : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Mt 22,39 et parallèles), n’oublions pas qu’on la trouve déjà sous cette forme en Lév 19,18 !
Un rapprochement pourrait aussi être fait avec quelques auteurs stoïciens qui parlent du devoir d’aimer tous les êtres humains, même ses ennemis. Ainsi, selon Marc-Aurèle, « le propre de l’homme, c’est d’aimer même ceux qui l’offensent »… même si la motivation donnée n’est pas la même que dans les Évangiles : si on se doit d’aimer ses ennemis, c’est parce qu’il faut respecter la nature, dans laquelle tous les hommes forment un tout organique que la haine désarticule [1]. Il n’est pas jusqu’au thème de l’imitation de Dieu, - lequel constitue la pointe du Sermon sur la Montagne : « Vous serez donc parfaits comme votre Père céleste est parfait. » (Mt 5,48) - dont on ne trouve pas déjà une annonce dans la première Alliance : « Soyez saints, car moi je suis saint. » (Lév 19,2)

b) et pourtant un appel qui porte bien la marque personnelle de Jésus !
Notons d’abord que tout le chapitre 5 de Matthieu, chapitre dans lequel se trouve notre injonction à aimer nos ennemis, est construit sur 6 antithèses (Mt 5,21-48), par lesquelles Jésus entend prendre clairement ses distances par rapport à un enseignement traditionnel du judaïsme de son temps et à sa pratique courante : « Vous avez appris qu’il a été dit… Eh bien, moi je vous dis… ». Et le comportement qui est requis du disciple vise à trancher par rapport à celui couramment admis tant dans le monde juif que dans le monde païen. C’est à une conduite inédite, surprenante, déroutante, que le disciple est appelé : « Vous avez appris qu’il a été dit : œil pour œil et dent pour dent. Et moi, je vous dis de ne pas résister au méchant. Au contraire, si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui aussi l’autre. A qui veut te mener devant le juge pour prendre ta tunique, laisse aussi ton manteau. Si quelqu’un te force à faire 1.000 pas, fais-en 2.000 avec lui. A qui te demande, donne ; à qui veut t’emprunter, ne tourne pas le dos. Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Et moi, je vous dis : Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux, car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et les injustes. Car si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense allez-vous en avoir ? Les collecteurs d’impôts eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Et si vous saluez seulement vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens n’en font-ils pas autant ? » (Mt 5,38-48)
Même la fameuse « règle d’or » (Mt 7,12 et Lc 6,31) que Jésus n’a peut-être pas inventée et dont on peut noter des convergences avec les préceptes de Rabbi Hillel mis par écrit dans le Talmud de Babylone (« Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’on te fît » Shabbat 31a), même cette règle d’or, si elle était connue avant Jésus, prend avec lui une extension infinie, puisqu’elle devient un commandement positif : « Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le vous-mêmes pour eux ! »
Notons ensuite que, s’il était déjà question de l’amour du prochain dans l’Ancien Testament, Jésus ouvre de façon extraordinaire cette catégorie du « prochain » qui, avec lui, ne désigne plus seulement le co-religionnaire, le frère, membre de la même communauté religieuse que moi. Une parabole comme celle du bon samaritain, en Lc 10, souligne très fortement ce changement de perspective.
Notons enfin qu’avec Jésus il ne s’agit plus seulement de l’amour du prochain, même élargi à l’étranger et au païen, mais de l’amour… des ennemis… ce qui va infiniment plus loin et est autrement plus radical !

2. « Aimer, c’est lutter » : une bienveillance active

 
Cet amour des ennemis n’a rien de passif et la perfection du Père, que les disciples sont invités à reproduire dans leur comportement (« Vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait » Mt 5,48), n’est pas définie par Matthieu en termes abstraits, mais par une attitude que l’on pourrait qualifier de bienveillance active : le Père céleste donne de bonnes choses (Mt 6,4.6.18 ;7,11), sait ce dont les êtres humains ont besoin (Mt 6,8), se préoccupe de chacun (Mt 6,32), pardonne (Mt 6,14-15). Et cet amour de bienveillance et de pardon s’étend à tous, même aux méchants !

L’amour des ennemis doit mobiliser toutes nos énergies. En effet, loin de penser, comme les philosophes stoïciens, que l’amour des ennemis est quelque chose de naturel, Jésus a bien conscience que cela ne va absolument pas de soi et qu’un véritable combat s’impose pour surmonter la tentation de la vengeance. « Ne te laisse pas vaincre par le mal, écrit Paul, mais sois vainqueur du mal par le bien. » (2 Th 3,15)

Aucune naïveté dans le message de Jésus. Aucune faiblesse coupable devant l’ennemi : ne pas répondre au mal par le mal ne signifie pas rester passif et laisser commettre l’injustice sans rien dire.

D’ailleurs, quand un des gardes gifle Jésus, lors de sa comparution devant le grand prêtre Hanne, Jésus ne tend pas l’autre joue mais demande des comptes (Jn 18,21-23).

« Aimer, c’est lutter »… tel était le titre que l’ACO donnait à l’un de ses communiqués. Aimer son adversaire, c’est parfois s’opposer à lui, s’opposer à la voie dans laquelle il se fourvoie, et s‘y opposer pour le bien des autres mais aussi pour son bien propre.

Dans la stratégie non-violente, il s’agit de croire que son adversaire est capable de mieux que son comportement actuel et donc faire appel à sa conscience.

S’opposer sans haine à qui commet la violence, c’est une stratégie risquée, ainsi que nous l’a montré Jésus et, depuis, dans des contextes très différents, tant de grands témoins : Gandhi en Inde, le pasteur Martin Luther King aux USA, l’archevêque anglican Desmond Tutu en Afrique du Sud, Lech Walesa en Pologne et beaucoup d’autres. Mais c’est probablement la seule qui soit cohérente avec ses objectifs, car « la violence détruit ce qu’elle prétend défendre » (Conseil pontifical Justice et Paix, Compendium de la Doctrine Sociale de l’Eglise, 2008, n°496) !

3. Choisir de pardonner, à l’exemple du Christ

Dieu est riche en pardon et le prophète Osée va même jusqu’à dire que c’est ce qui le caractérise : ne pas se venger, Lui, Dieu, parce qu’il est Dieu et non pas homme (Os 11,9) !
Jésus en est bien convaincu, lui qui nous dit : « Aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien espérer en retour. Alors votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Dieu très-haut, car il est bon, lui, pour les ingrats et les méchants. Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux ! » (Lc 6,35-36)
Sur ses bourreaux, le crucifié appelle le pardon du Père (Lc 23,34).
Et « l’Église enseigne qu’une paix véritable n’est possible que par le pardon et la réconciliation. » (CDSE, 517)

Aimer ses ennemis, jusqu’à choisir de leur pardonner, c’est-à-dire de ne pas les enfermer dans le mal qu’il nous ont fait, est-ce là une pure utopie ?

Notons avec Marcel Dumais, en guise de conclusion, que le verbe est au futur : « Vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait » (Matthieu) ou « vous serez fils du Très-Haut » (Luc) ! C’est dire que l’éthique de la perfection chrétienne est une éthique du devenir : c’est progressivement que nous imitons la perfection du Père et que nous devenons véritablement ses fils dans notre façon d’être et d’agir (Cahier Evangile n° 94, 1995, p.44).

[1Marcel DUMAIS, Le Sermon sur la Montagne, Cahier Évangile n° 94, 1995, p.43

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Philippe LOUVEAU

Prêtre du diocèse de Créteil, ancien équipier de PSN.
Curé doyen de la paroisse Saint-Georges à Villeneuve-Saint-Georges.

(re)publié: 01/12/2012