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Longin

« Le coup de lance », huile sur bois, Rubens (1577-1640), Musée royal des beaux-arts Anvers

Certains n’hésitent pas à nommer le soldat romain qui, d’après le récit de saint Jean, perça le côté de Jésus sur la croix (Jn 19,34). Longin... et même saint Longin ! Ainsi, en effet, est-il désigné sous la statue qui le représente dans la basilique Saint-Pierre de Rome. Nulle trace pourtant de son nom dans les évangiles...

Longinus était en fait un “surnom” (c’est à dire un deuxième nom) bien connu des Romains. C’est ainsi qu’un Cassius Longinus aurait été l’un des meurtriers de César.

Les livres liturgiques mentionnent plusieurs “saint Longin” : un martyr en 483 en Mauritanie (le 2 mai), un autre évêque de Viviers (Ardèche) au 7e siècle... et plusieurs autres martyrs dont l’un des geôliers (converti) de saint Victor de Marseille (3e siècle).

A propos du soldat romain qui transperça le côté du Christ, le nouveau martyrologe a gardé au 16 octobre (ailleurs le 15 mars ou le 1er septembre) cette seule notation : « A Jérusalem, on honore saint Longin... » sans se prononcer sur l’historicité de sa légende : ce soldat, nommé Cassius, se serait converti et aurait été baptisé sous le nom de Longin. Il aurait porté la Bonne Nouvelle à Césarée de Cappadoce où il serait mort martyr.

Copie réalisée par le sacristain

...qui aurait voulu faire une carrière artistique pour mieux louer la création et qui, pour ce faire, a commencé son apprentissage en réalisant des copies d’œuvres d’art. [1]


Philippe LOUVEAU
 

[1Dessin de Christian Louveau © Port Saint Nicolas.

(re)publié: 01/07/2018
1ère public.: 01/09/2004