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L’équipe du catéchisme à A... (diocèse de Cambrai)

Trouvé dans le journal paroissial qui arrive dans la boîte aux lettres de la nièce du sacristain.

On entend souvent dire que l’Eglise ne va pas bien. Aujourd’hui l’occasion nous est donnée de prouver le contraire. Le 16 mars 2018, la grâce d’un rayon de soleil s’est présentée. Un vrai ciel bleu sur notre paroisse…

Il y a quelques années, à A... (village d’un millier d’habitants, situé dans le diocèse de Cambrai), Sidonie a repris en main le caté. L’effectif s’élevait alors à quinze enfants. Grâce à son acharnement et à son courage, cela appartient désormais au passé. Poussée par l’Esprit Saint, Sidonie a impliqué les parents. Elle a maintenant passé le relais à Estelle qui, à sa manière, reprend le flambeau. Dans ce village, ce sont les parents qui font le caté. Chaque famille s’inscrit pour une période d’environ cinq semaines. Sur trente et une familles, vingt-sept participent. Et on dira que les parents ne s’impliquent plus… Bravo à eux !

Le 16 mars 2018, Estelle a convié les parents « catéchistes » pour une soirée de témoignage. Voici ce qu’ils nous ont confié.
« Au départ, c’était une obligation et ensuite j’ai pris du plaisir. Surtout quand mon enfant m’a dit : « J’aime bien quand tu fais le caté. » »
« Au départ, ce n’est pas facile, c’est une contrainte, puis cela nous semble normal que les parents fassent le caté à leurs enfants. »
« Si on est prêt à mettre son enfant au caté, on doit être prêt à l’accompagner. »
« Plus on est nombreux, plus c’est facile. »
« Une fois que la peur est passée, cela devient un accompagnement. »
« Nous avons des échanges très enrichissants avec les enfants. »
« Nous vivons les modules dans la vie de tous les jours. Ces modules sont les livrets de caté que suivent les enfants. »
« Beaucoup de bons moments. »
« Cela ne dure que quelques semaines, alors c’est gérable. »
« Un vrai bonheur de vivre les premières communions avec eux. »
« Au départ, c’était moi, et puis j’ai eu un empêchement. Mon mari a dit : « Je vais le faire. » Depuis, il ne m’a pas rendu ma place ! »
« Cette année, nous accueillons des enfants non baptisés, c’est une nouvelle richesse, une nouvelle aventure. »
« Nous complétons les modules au moment de Noël et de Pâques pour vivre les moments forts de l’année avec eux. »
« Au caté, les enfants se confient, c’est parfois fort. »
« On prend notre temps et parfois on est en retard sur le programme mais on ne s’en fait pas car on suit les besoins du groupe. »
Pour répondre aux questions des enfants, nous avons plusieurs techniques : essayer de trouver avec les enfants, leur demander de chercher pour la prochaine fois, chercher de notre côté. »

Chaque année de caté possède son parent « référent » et Estelle coordonne le tout. Elle prépare les communions et les professions de foi. Le jour de caté change en fonction des disponibilités des parents qui interviennent. Parfois c’est le dimanche matin ou une semaine sur deux.

Sidonie est très fière de l’évolution et de l’investissement des parents. Elle est partie d’une situation désespérée, mais les choses ont bien changé. Elle aime vivre les temps forts comme les premières communions et les professions de foi. En écoutant ces parents, on constate que l’Eglise prend un autre visage et que le pessimisme ne sert à rien mais la foi et le courage portent du fruit.

Témoignages recueillis par Sophie D. et Colette F.


Goéland
 
(re)publié: 01/07/2018
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