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Se confesser sans passer par le prêtre, qu’en pensez-vous ?

S’il s’agit seulement de me reconnaître pécheur, je n’ai en effet pas besoin d’un prêtre. Tout baptisé, dans sa prière personnelle comme avec ses frères le dimanche à la messe, est souvent amené à demander pardon à Dieu.

Mais s’il s’agit de recevoir le signe sacramentel de la réponse de Dieu, de son pardon, alors la perspective est tout autre. Nul ne peut se dire à lui-même ce que le ministre ordonné lui dit de la part de Dieu : « Je te pardonne tous tes péchés. » Nous touchons là l’essentiel de ce sacrement qui est le cadeau que Dieu m’offre par l’intermédiaire de son Eglise, le signe tangible de son pardon et de sa confiance renouvelée. Les autres mots par lesquels nous désignons ce sacrement (sacrement de la pénitence, du pardon, de la réconciliation) ont le mérite, par rapport à ce terme de « confession », de nous décentrer un peu de nous-mêmes : l’essentiel n’est pas en effet de « se » confesser (attitude très narcissique !), mais de confesser l’amour de Dieu plus grand que notre péché ! Dans cette perspective, confesser ses péchés au prêtre n’est que la condition nécessaire à l’accueil en vérité de la parole d’absolution qui, elle, est au centre de ce sacrement.

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(re)publié: 30/11/2003