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Un ami m’a dit que sa belle-mère était morte dans une maison de retraite sans voir le prêtre. Et quand on a enfin réussi à joindre un prêtre, il n’a pas voulu se déplacer pour lui donner les derniers sacrements !

Aider un frère ou une sœur à quitter en paix cette vie en lui rappelant l’espérance ouverte par son baptême, voilà bien un aspect de la charité pastorale qui doit animer l’Eglise et ses ministres. Il existe d’ailleurs dans le missel romain une messe « pour demander la grâce d’une bonne mort ».

Mais cette charité pastorale serait bien ambiguë si elle attendait l’imminence de la mort pour se manifester ! Pourquoi donc exiger la présence d’un prêtre au dernier moment, quand on n’a pas eu l’idée de solliciter sa visite ou celle d’un membre de l’équipe d’aumônerie ou du Service Evangélique des Malades ou encore de la paroisse voisine pendant tout le temps qu’a duré la maladie ou l’hospitalisation ? On prend effectivement le risque que le prêtre arrive trop tard, lorsque le mourant est plongé dans l’inconscience ou même déjà décédé. On prive surtout la personne d’un véritable accompagnement humain et spirituel dans une certaine durée. A beaucoup d’hôpitaux, cliniques et maisons de retraite sont attachées en effet de telles équipes de chrétiens, mandatés par l’Eglise, qui offrent un puissant réconfort dans la maladie et à l’approche de la mort, au-delà des seuls sacrements pour les malades.

Mais lorsque la personne est morte, il est trop tard pour demander pour elle les sacrements de l’Eglise, et force est de constater qu’il n’y a plus d’urgence en la matière !

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(re)publié: 30/11/2003