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Nous faisons partie d’une chorale œcuménique. Est-il vrai que nous, catholiques, ne pouvons pas communier lorsque nous sommes accueillis à l’église luthérienne ?

Quoi de tel qu’une chorale pour tisser des liens d’amitié ? Et quand, en plus, le chant se fait prière, on comprend que les catholiques de votre chorale, probablement plus conscients de ce qu’ils ont en commun avec leurs frères protestants que de ce qui les en sépare, soient tentés de communier dans l’église luthérienne. Mais dans la belle aventure œcuménique, il convient que chacun reste loyal envers son Eglise. Et il est vrai que nos évêques, comme gardiens de la foi et serviteurs de la communion, rappellent que, pour les catholiques, la communion eucharistique et la communion ecclésiale sont indissociables. Seule la réconciliation entre les Eglises aujourd’hui divisées - sur la question centrale de l’eucharistie, mais aussi sur celle de la compréhension même de l’Eglise et du ministère ordonné - peut rendre normal l’accueil mutuel à la table de l’Eucharistie qu’elles célèbrent.

Hormis les situations très particulières où l’évêque du lieu admet que le déjà-là de la communion dans la foi rend possible l’accueil eucharistique, acceptons donc ce manque et cette frustration de ne pouvoir encore poser un tel geste : ce sera notre manière de respecter, non seulement la discipline de notre Eglise, mais plus encore la vérité de l’Eucharistie qui dépasse nos besoins spirituels individuels ou notre désir de fraternité avec des chrétiens appartenant à une autre Eglise. Et en développant toutes les richesses qui nous sont déjà communes, continuons de faire nôtre cette belle oraison du missel : « Puisque les chrétiens sont d’un même corps par leur baptême, qu’ils puissent communier un jour à la même table ! »

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(re)publié: 30/11/2003