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Enfants de chœur, servants d’autel ou servants de messe ?

La Présentation Générale du Missel Romain, qui sert de norme pour la liturgie eucharistique, ne parle ni des uns, ni des autres. De fait, leur présence n’est pas indispensable au déroulement de l’action liturgique.

Là où l’on estime néanmoins opportun qu’il y en ait (essentiellement pour permettre à des enfants de vivre de manière plus active la messe ou pour initier tel ou tel mouvement de procession), on a donc le choix de l’appellation.

Parler de « servants d’autel », ainsi que le fait la revue qui leur est dédiée, a l’inconvénient majeur de tout focaliser sur l’autel, au risque d’oublier l’autre table, celle de la Parole, qui mérite pourtant d’être mise en valeur.

Parler d’« enfants de chœur » semble préférable pour deux raisons.
La première est que la mention du « chœur » permet d’imaginer pour ces enfants un rôle pour mettre en valeur non seulement l’autel, mais encore le lieu de présidence et l’ambon d’où est proclamée la Parole de Dieu.
La seconde est que l’appellation « enfant » oblige à penser une fin pour ce service, la Confirmation pouvant être ce pivot qui fait d’un « enfant » de chœur un chrétien adulte qui tient désormais sa place dans l’assemblée sans qu’on ait besoin de l’occuper pendant la messe !

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André KÉRYGME

Curé de Port Saint Nicolas

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(re)publié: 01/04/2010