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Peut-on compter sur les diacres, dont le nombre augmente en France, pour compenser la diminution du nombre de prêtres ?

Ce serait une bien mauvaise solution, qui ne ferait pas droit à l’originalité du diaconat permanent remis à l’honneur dans notre Eglise depuis le dernier concile. Ni remplaçants ni auxiliaires des prêtres, les diacres permanents sont en effet des collaborateurs directs de l’évêque, chargés d’un ministère de service et non de présidence des communautés. L’image du corps humain qui se compose de membres très différents, tous nécessaires les uns aux autres (1 Co 12,12-27), nous invite à chercher d’autres solutions que celles qui tendent à confondre le ministère des diacres et celui des prêtres.

On s’est trop longtemps habitué à regarder les ministères en pensant à ce que chacun « pouvait faire » ou était seul à pouvoir faire... Il faut sans doute les regarder autrement et réfléchir à ce que chaque ministère « signifie », plus qu’à ce qu’il permet ou non de « faire ».
Les différentes vocations sont d’abord des cadeaux du Seigneur pour nous rappeler à tous des choses essentielles. Ainsi, par exemple, les Carmélites « font » apparemment peu de choses... mais, précisément en raison de cette apparente improductivité, elles sont essentielles pour rappeler la place de la prière et de la gratuité dans la vie !

Les prêtres sont, avec leur évêque, les signes du Christ Pasteur qui rassemble et conduit son troupeau. Placés en vis-à-vis de la communauté, ils signifient les initiatives du Ressuscité et rappellent à tous que le corps de l’Eglise a une tête !

Les diacres, quant à eux, sont chargés de rappeler (...aux prêtres même !) que, chez les disciples du Christ, tout « pouvoir » est « service ». C’est ce souci des plus petits et des marginaux de tout genre qui colorera leurs divers engagements au service de la société et de telle ou telle communauté chrétienne.

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(re)publié: 30/11/2003