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Est-ce qu’un personne divorcée peut être membre de l’EAP ?

Vous ne trouverez pas la réponse à votre question dans le Droit Canon, qui, comme vous le savez, est le droit universel de l’Eglise.
Vous ne la trouverez pas pour la bonne et simple raison que les EAP n’y figurent pas, étant des créations propres à chaque diocèse (ici on parle d’« Equipe d’Animation Pastorale », là d’« Equipe d’Animation Paroissiale »).

Une chose est sûre : une personne baptisée, qu’elle soit célibataire, mariée, séparée, divorcée voire même divorcée-remariée, est toujours chrétienne et donc appelée à prendre toute sa place dans l’Eglise.

Le divorce, en lui-même, ne constitue aucun empêchement à l’exercice d’une responsabilité ecclésiale, même importante (faire partie d’une EAP en est manifestement une). Et c’est normal, vu, d’une part qu’on peut se retrouver divorcé(e) sans l’avoir voulu, d’autre part qu’il est des cas (par exemple violence du conjoint) où l’Eglise admet très bien que la vie commune ne soit - au moins provisoirement - plus possible.

Ce qui peut faire éventuellement difficulté - et ça le fait objectivement pour l’accès aux sacrements de l’Alliance que sont la Réconciliation et l’Eucharistie -, c’est le remariage après le divorce. Il y a là une situation qui - surtout si elle est publique - rend difficile l’appel à faire partie de telle ou telle équipe (de préparation au mariage ou à l’eucharistie, par exemple). Il y a probablement un discernement à faire avec votre curé, en vous inspirant des orientations et règles posées en la matière par votre évêque.

Dans l’ordonnance qui fixe les règles de fonctionnement des instances pastorales du diocèse de Créteil, par exemple, il est écrit ceci à propos des personnes appelées à intégrer l’EAP :

"Pour un appel, réflexions et consultations sont nécessaires ; devront toujours être pris en compte :

  • la manière dont les personnes appelées sont connues et reconnues ou peuvent l’être par les paroissiens,
  • leur capacité à une visée d’ensemble,
  • leur faculté à travailler avec d’autres,
  • leur compétence dans certains domaines de l’action pastorale,
  • leur disponibilité pour participer aux mises en œuvre qu’exige l’animation pastorale."

Ces critères de discernement me semblent assez sages. Puissent-ils vous aider à trouver, non seulement votre propre réponse à la question, mais surtout à vivre dans la paix votre engagement en Eglise !

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(re)publié: 01/10/2011