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Faut-il comprendre la résurrection de Jésus de manière symbolique ?

Dans cette perspective, la foi des chrétiens ne serait pas ébranlée quand bien même le corps de Jésus venait à être découvert en Palestine...

Le Nouveau Testament ne masque nullement l’incrédulité des apôtres à l’annonce faite, par des femmes, de la résurrection de Jésus (Lc 24/11). Et la même stupeur saisit chaque fois ceux qui entendent pour la première fois l’affirmation centrale de la foi chrétienne concernant la mort et la résurrection de Jésus. Ainsi à Athènes, les auditeurs de Paul se moquent de lui, dès qu’il leur dit que Dieu a ressuscité Jésus d’entre les morts (Ac 17/32).
Réaction assez normale, tant il s’agit là de quelque chose d’inouï, d’irreprésentable et de proprement inconcevable...

Mais si l’affirmation centrale de la foi, aujourd’hui comme hier, fait difficulté, on ne s’en tirera pas en gommant la dimension corporelle de la résurrection de Jésus pour mieux la faire accepter.

D’une part, en effet, la foi des chrétiens repose sur la force du témoignage apostolique et rien, dans tout le Nouveau Testament, n’indique qu’un chrétien ait pensé que le corps de Jésus était toujours dans le tombeau à se corrompre. L’insistance mise par les quatre récits évangéliques sur le tombeau vide suppose même l’impossibilité de trouver le cadavre de Jésus et par conséquent implique l’aspect corporel de cette résurrection. Bien des récits dits « d’apparition » se plaisent aussi à souligner cette dimension en nous montrant Jésus en train de manger ou portant les cicatrices de sa Passion.

Difficile donc pour un chrétien de ne voir dans la résurrection du Christ qu’un symbole, d’autant que la résurrection corporelle de Jésus fait partie de l’enseignement et de l’interprétation générale et universelle de l’Eglise au cours des âges et que, à ce titre, elle peut être considérée comme une vérité infaillible de la foi.
Cette affirmation de la foi concernant le Christ fonde d’ailleurs notre espérance en une « résurrection de la chair » à venir pour nous, ainsi que nous le disons chaque dimanche dans le Credo.

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André KÉRYGME

Curé de Port Saint Nicolas

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(re)publié: 01/11/2005