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De nos jours, les jeunes n’apprennent plus certaines prières. À 10 ans, ils ne connaissent pas le « Je confesse à Dieu » et tous les actes : de contrition, de charité, de foi et d’espérance. Est-ce bien normal pour des chrétiens ?

Dans la catéchèse comme dans l’éducation en général, on est revenu des théories soixante-huitardes qui interdisaient, au nom de la spontanéité, toute formule apprise par cœur. Mémoriser les prières chères à notre famille catholique pour mieux les faire siennes est à nouveau reconnu comme l’un des beaux fruits de la catéchèse.
Le problème vient pourtant de ce que cet apprentissage, qui se faisait naturellement dans le cadre familial et par la pratique dominicale, n’a plus, pour beaucoup d’enfants, de milieu porteur, hormis l’heure hebdomadaire de catéchisme. Difficile d’apprendre une prière comme on apprend une récitation ! Les mots d’amour supportent mal un tel traitement !

L’idéal reste bien que les enfants apprennent à prier comme ils apprennent leur langue maternelle, en voyant et en écoutant des adultes prier avec eux. Donnons-leur donc l’envie et la possibilité de participer à la messe : ils apprendront sans effort, et sans même s’en rendre compte, les grandes prières chrétiennes. Quant aux autres formules comme les « actes » qu’on récitait autrefois, convenons qu’elles n’ont pas les promesses de la vie éternelle ! Certaines ont d’ailleurs mal vieilli ou mal supporté le passage du vouvoiement au tutoiement. Ce n’est pas grave. Ainsi vont les prières, comme les langues vivantes : elles évoluent. Et puis, le plus important n’est peut-être pas de « réciter un acte », mais de le poser, de le faire !

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André KÉRYGME

Curé de Port Saint Nicolas

(re)publié: 30/11/2003