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N’est-ce pas triste, ces fonts baptismaux non entretenus dans les églises ? Pourquoi ne les utilise-t-on plus pour les baptêmes ?

Vous avez raison. Surtout s’ils sont anciens, les fonts baptismaux, dans lesquels sont nés à la vie de Dieu, sur plusieurs générations, un nombre impressionnant de frères, méritent mieux que de disparaître au fond d’une chapelle sinistre sous une pile de chaises cassées ! En beaucoup d’endroits, on a d’ailleurs heureusement remis en valeur ce lieu traditionnel du baptême. Situé le plus souvent près de l’entrée de l’église, le baptistère marque le début d’une initiation chrétienne qui conduira le baptisé à la confirmation et à l’eucharistie et il peut constituer, dans la célébration même du baptême, le point de départ d’un déplacement symbolique évocateur de ce qu’est la vie chrétienne.

Mais il est vrai que, pour des raisons pastorales liées souvent au grand nombre de personnes présentes et à l’exiguïté du lieu (ou au manque d’éclairage et de sonorisation), le baptistère n’est plus toujours utilisé pour baptiser. Dans ce cas, on peut néanmoins le mettre en valeur (propreté, déposition du cierge pascal en dehors du Temps pascal, présentation d’un tableau avec les noms des baptisés de l’année...) comme lieu de mémoire de la communauté chrétienne qui accueille des nouveaux membres par le baptême. C’est ainsi du baptistère qu’on peut apporter l’eau pour le baptême au cours de la célébration. On peut même imaginer, lorsque la célébration a lieu dans la nef, que le ministre accompagne les seuls parents et parrain, marraine, avec l’enfant, au baptistère pour le rite de l’eau : le retour de l’enfant revêtu du vêtement blanc n’en prendra que plus de sens, de même que l’onction faite avec le St Chrême devant toute l’assemblée, cette fois.

Essayez donc d’en parler avec le curé, les équipes de préparation au baptême et les animateurs liturgiques de votre paroisse, voire avec la commission diocésaine d’Art Sacré. Beaucoup d’expériences heureuses ont été tentées et réussies. Cela vaut la peine d’y réfléchir et les choses peuvent souvent être améliorées en la matière.

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André KÉRYGME

Curé de Port Saint Nicolas

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(re)publié: 30/11/2003