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Paroles de baptisés

Le baptême est le lieu d’une étonnante rencontre de Dieu.

Nous ne sommes que des chercheurs de Dieu !

Le baptême est le lieu d’une étonnante rencontre de Dieu.

Pour beaucoup, cette rencontre commence lorsque les parents leur offrent, enfants, d’être accueillis au sein de la communauté chrétienne. Ainsi en sera-t-il de nos 3 jeunes enfants (4 mois à 3 ans).

Pour nous, le baptême résulte d’un choix d’adultes : guidés par l’amour de nos proches, nous avons choisi de répondre favorablement à ce Dieu qui avait décidé de nous rejoindre et de nous inviter à la conversion.

Notre préparation au baptême a été un passage, profond et difficile, lent et parfois frustrant, dans l’attente de la première communion, mais, toujours jalonné d’étapes réconfortantes comme l’accueil, l’appel décisif ou le scrutin avec la remise du Symbole des Apôtres. Un grand merci à nos accompagnateurs, Anne et Xavier, pour nous avoir éclairés et guidés dans ce cheminement.

Nous savons également que, même provisoire - puisqu’il prend fin à la veillée pascale -, ce temps du catéchuménat est pourtant un temps nécessaire qui nous rappelle, chaque jour, que nous ne sommes que des chercheurs de Dieu.

Chance pour nous, bien sûr, et pour tous ceux qui vont être baptisés à Pâques, mais aussi pour l’Eglise. Le catéchumène doit, en effet, être considéré comme le signe que Dieu ne se contente pas de l’église telle qu’elle est.

Stéphane et Anne-Gaël Gaux
à Nogent-sur-Marne

Juste une porte qui s’ouvre...

Je suis née le 21/04/71 de parents parisiens tous deux baptisés, élevés et mariés dans la religion, qui une fois leur foyer constitué n’ont plus vraiment voulu entendre parler de l’Eglise. J’ai un grand frère, Laurent, qui lui par contre a reçu le baptême quand il était nouveau-né. Après cet événement mes parents ne sont entrés dans une église avec moi que lors des mariages et des baptêmes de la famille- Je n’ai donc pas reçu ce saint sacrement. A ma question « Et pourquoi pas moi ? », Maman me répondait : « j’ai préféré te laisser le choix ».

J’ai vécu toute mon enfance à Yerres, dans l’Essonne. Il y a une très belle et ancienne église. Petite, elle m’impressionnait. Elle était très souvent ouverte par sa petite porte de côté. J’aimais y entrer, attirée par je ne sais quoi, elle était vide mais je m’y sentais bien. Vers 10-11 ans, j’ai demandé à Maman d’aller au Kté. Dans la résidence, une dame le faisait. J’ai quitté le groupe après quelques mois, déçue que l’on n’y fasse que du coloriage et que l’on ne répondait pas à mes questions sur Dieu. Ca ne m’empêchait pas de « croire » en Lui. Je lui parlais.

A 15 ans, j’ai rencontré Claire, une vraie croyante, pratiquante de Vaires sur Marne qui a pu m’emmener sur le chemin de l’Eglise et qui a pu répondre à mes premières questions. Je suis partie avec son aumônerie au Frat de Lourdes en 1988. Première vraie expérience catholique pour moi. J’ai été très impressionnée, même si je n’ai pas compris grand chose. Mon souvenir le plus fort : l’Esprit saint qui m’a fortement touchée, mais à cette époque, je ne connaissais que Dieu, dans le ler sens du terme.

Je suis allée quelques fois à la messe à Vaires, mais en période de bac, géographiquement c’était loin. J’ai tenté une aumônerie plus proche, celle de Villeneuve St Georges, avec des discussions pour les jeunes 16/18 ans sur des thèmes précis. Ca ne répondait toujours pas à mes questions. Je n’ai pas poursuivi.

J’ai laissé passé le temps mais pas ce dialogue timide que j’avais toujours avec lui. Il était toujours présent, j’avais toujours mes questions et une vie difficile à vivre, parce que un peu seule. J’ai débuté ma vie professionnelle en tant qu’assistante de direction. Depuis peu, je suis devenue responsable des services généraux dans une start-up dans le monde de l’internet. Je suis célibataire, sans enfant. Je vis seule.

Un jour, une amie m’a demandé d’être la marraine de sa fille. Là, je devais devenir responsable. Je ne pourrais pas laissé cette enfant avec les mêmes questions que les miennes. J’ai pris mon courage à deux mains et j’ai recherché l’adresse de la plus proche paroisse. Surprise, je n’avais qu’une rue à traverser ! Je ne l’avais jamais vue.

Depuis, ça va beaucoup mieux, un certain nombre de mes questions ont trouvé réponses. Je sens sa présence mieux que jamais. Mon accompagnatrice de Kté m’emmène partout (au centre de formation de la Trinité, à une cession à Paray le Monial, etc...), je suis toujours autant émotive quand je le sens, mais ça me fait beaucoup moins peur.

Le baptême pour moi est une étape de reconnaissance par l’Eglise, juste une porte qui s’ouvre pour que je puisse entrer. Après le chemin sera encore bien long, mais je ne serai pas seule puisqu’II est là et qu’il y a aussi beaucoup de chrétiens.

Patricia Mattlé
à Arcueil

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Info

Diocèse de Créteil, Pâques 2001

(re)publié: 31/03/2001
Les escales d'Olivier