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13 juin - Antoine de Padoue (1195-1231)

Contemporain de François d’Assise (1181-1226), Antoine de Padoue naquit en 1195, à Lisbonne, le jour de la fête de l’Assomption. Son père, Martin de Bouillon, apparenté à Godefroy de Bouillon, et sa mère, Thérèse de Tavera, sont de familles nobles. Il reçut au baptême le nom de Ferdinand. A l’âge de quinze ans, il entre chez les Chanoines Réguliers de Saint-Augustin de Lisbonne puis au couvent de Coïmbra, centre d’études réputé. Il y est ordonné prêtre.

En 1220, quand les restes des premiers martyrs franciscains furent ramenés du Maroc au Portugal, il demanda à être admis au couvent franciscain et y devint frère Antoine. Il eut l’autorisation de partir au Maroc pour évangéliser les Maures. Mais une grave maladie l’obligea très vite à revenir au Portugal. Au cours du retour, une violente tempête fit dériver son bateau sur les côtes de Sicile. Par la suite, après un voyage à Assise où il entendit François, il vécut un an dans un petit monastère à Forli, au nord-est de Florence, dans la solitude et la contemplation.

En 1222, à l’occasion de l’ordination de Frères Mineurs à Forli, il dut remplacer au pied levé le prédicateur de la conférence. Il y montra un exceptionnel talent d’orateur. Ses supérieurs décidèrent alors de l’envoyer prêcher en Italie, à Bologne, Padoue et en France, à Limoges, Toulouse, Montpellier. A Brive-la-Gaillarde, on montre encore la grotte dans laquelle il aurait résidé. Dans le même temps, il fonde de nombreux couvents de l’Ordre Franciscain dans le Languedoc et le Roussillon. A cette époque, l’hérésie des Albigeois, issue des courants gnostiques, se propageait dans tout le midi de la France. Par ses prédications et lors des débats publics, appelés “controverses”, il réussit à ramener à l’Eglise bon nombre de ceux qu’on appelé « Cathares ». Le pape Grégoire IX, qui l’appréciait beaucoup, l’appelait « le Trésor vivant de la Bible », tant ses connaissances théologiques et scripturaires étaient vastes.

En 1227, à la mort de François d’Assise, il est élu provincial d’Italie du Nord mais y renonce trois ans plus tard pour se rendre à Rome, appelé par le pape pour être l’un de ses conseillers. Il revient à Padoue et se consacre dans toute la région à la prédication et au sacrement de la réconciliation. Il fut aussi très proche des pauvres. Après dix ans d’apostolat, dont huit en France, il meurt, près de Padoue, d’un œdème suite à une insuffisance cardiaque due au surmenage, le 13 juin 1231, à l’âge de 36 ans. On rapporte que, se sentant mourir, il se fait apporter le sacrement de l’Eucharistie et murmure : « Je vois mon Dieu, il m’appelle à lui. » Sa célébrité est telle, par le nombre de miracles rapportés, que le pape le canonisera un an plus tard. D’abord enterré à Padoue, des restes furent ensuite distribués en de nombreux monastères, églises. La dernière ostentation des reliques de Padoue eut lieu devant une foule immense en 2010. Il est l’un des saints les plus populaires et on trouve sa statue dans presque chaque église.

Il est représenté souvent un évangile à la main, l’Enfant Jésus sur les bras, en souvenir d’une apparition qu’il aurait eu, le tenant sur ses bras, toute une nuit. On l’invoque toujours pour retrouver des objets perdus. Cette pratique trouve son explication dans le fait qu’à Brive, un novice, après lui avoir dérobé ses commentaires sur les Psaumes, les lui aurait rapportés après qu’Antoine eut prié pour les retrouver.
Son culte est très répandu en France, mais aussi dans le monde par l’entremise des navigateurs du Portugal, pays dont il est le patron, ainsi que des marins, des naufragés et des prisonniers. Très vénéré en Italie, son culte sera propagé en France par l’immigration italienne après la Première Guerre mondiale.

Il fut le premier grand théologien des Frères Mineurs, fondateur des premières écoles de théologie de l’Ordre. Dans ses sermons des dimanches et ses commentaires sur les saints, il proposait un parcours spirituel équilibré, tout marqué de la beauté de l’Évangile. Antoine, qui est dit “de Padoue” mais aussi “de Lisbonne”, définit la prière “comme une relation d’amitié où l’homme dialogue avec le Seigneur”, en y recommandant quatre dispositions : ouvrir avec confiance son cœur à Dieu, lui parler avec affection, lui confier nos attentes, le louer et le remercier. Il est déclaré Docteur “évangélique” de l’Eglise en 1946.

Glorieux saint Antoine, tu as exercé le divin pouvoir de retrouver ce qui était perdu. Aide-moi à retrouver la Grâce de Dieu, et rends-moi dévoué au service de Dieu et de la vertu. Fais-moi retrouver ce que j’ai perdu et montre-moi ainsi la présence de ta bonté.
(Notre Père, Je Vous Salue Marie, Gloire à Dieu)

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(re)publié: 01/06/2017