Vendredi saint (3/4) : Commentaire

Pour résumer ce long article en utilisant l'Intelligence artificielle de Mistral AI, Paris, France, d'abord une vérification que vous êtes un être humain...

S’il est un office où l’on peut se tromper d’atmosphère, c’est bien celui-ci. Arrive alors ce qui doit arriver : la liturgie et le sentiment personnel des participants sont en contradiction. Le sentiment personnel des participants, de beaucoup, veut que le Vendredi saint soit jour de deuil : c’est le jour de la mort du Christ. Donc ce jour doit être triste. Or la liturgie, tout en englobant des éléments de deuil, ne laisse pas la tristesse envahir la célébration. Une sereine reconnaissance, une action de grâce pour l’amour du Christ, et jusqu’au cri de victoire s’élèvent du cœur de l’Eglise. A la place de la tristesse froide monte une certaine chaleur et le chant d’une foi consciente d’être libérée par la croix.

Ne tombons pas dans l’autre extrême. Il y a douleur le Vendredi saint. Moins douleur de compassion pour le Christ (il est glorieux, il ne souffre plus) que douleur, tristesse de voir le Mal s’acharner sur le monde ; douleur de compassion pour tant de souffrance, d’injustice... et douleur de nous voir nous-mêmes trahir. Mais la dominante reste le triomphe du Christ.

Certains gestes extérieurs ne doivent pas nous induire en erreur : le jeûne, obligatoire, ce jour, pour toute la chrétienté, est un jeûne pascal, préparatoire à la Nuit sainte, jeûne fervent et non désolé. Il gagne à être poursuivi jusqu’au samedi soir pour disposer le cœur à mieux accueillir le Seigneur ressuscité. Que l’autel soit nu, ce Vendredi saint, sans nappe, sans croix, sans chandelier... ne doit pas davantage être interprété comme un signe de tristesse. La vénération dont on a entouré l’office de ce jour l’a préservé de retouches postérieures, et il a gardé des coutumes très anciennes, comme celle de ne revêtir l’autel que pour autant qu’il est utilisé.


Une déroutante liturgie

La liturgie pascale a quelque chose de déroutant pour nos esprits trop rationnels. Elle célèbre sans doute une succession d’événements qui va de la dernière cène à la croix, puis à la résurrection et encore à l’envoi de l’Esprit Saint. Mais quand on y regarde de près, on s’aperçoit qu’elle les célèbre tous en même temps : lorsque le Christ est élevé en croix, elle chante une hymne de triomphe, c’est déjà la gloire de Pâques - tandis que le jour de Pâques Jésus montre ses plaies et son côté ouvert. De même l’Esprit, qui sera donné à la Pentecôte, est déjà insufflé au soir de Pâques et, surprise, l’Esprit se répand déjà du côté ouvert du Christ en croix. Quant à la cène, elle préfigure la passion, et nous y célébrons le Christ ressuscité.

Loin d’être inconséquence et contradiction, cette façon de voir les choses est globale, parce que ces mystères, ces événements sont étroitement liés et inséparables, tout comme on ne peut concevoir une droite sans rapport avec une gauche, et surtout, parce que la liturgie célèbre un Christ vivant en qui tous ces mystères sont présents en même temps.

Cette liturgie globale a des conséquences précieuses : elle nous permet de chanter la gloire au milieu de nos épreuves et, au milieu de nos joies, d’être présents au Christ qui souffre dans nos frères - de jouir déjà de la libération que nous a donnée le Christ, alors que nous marchons encore vers elle.


Deux cris contradictoires et cependant inséparables font la trame et la chaîne du tissu liturgique de ce jour : le cri de Jésus : Mon Dieu pourquoi m’as tu abandonné, et le cri de l’Eglise : Par le bois de la croix, la joie est venue sur le monde.

Un ciel nuageux, sombre, mais que le soleil finit par percer. Jour unique où l’effroi de la mort s’accompagne du chant de la vie, où la passion du monde, des opprimés, des mourants unie à la passion du Christ perd son poison de désespoir. Une douleur dont n’est pas absente la joie.

PLAN DE L’OFFICE

Une grande liturgie de la Parole, plus développée qu’à l’habitude, très ancienne et dont la pureté de ligne est étonnante.
1. Un impressionnant silence d’entrée nous conduit vers la méditation du Messie souffrant ; elle culmine dans le récit de la passion.
2. Après la contemplation, l’intercession : les grandes prières universelles.
3. Puis la croix est solennellement vénérée. En apothéose.
4. La célébration s’achevait primitivement ainsi. Plus tard on ajouta la communion aux présanctifiés.

1. LITURGIE DE LA PAROLE

La célébration débute par une longue prière silencieuse. Il ne faudrait pas l’escamoter, la réduire à une demi-minute à genoux, et la priver ainsi de sa signification. Une véritable prostration du célébrant et de ses ministres serait plus expressive. L’Eglise est littéralement prostrée, silencieuse, bouche bée, dira la première lecture, devant tant d’horreurs et d’injustices qu’a souffertes le Christ, et qu’il souffre encore dans notre monde ; prostrée devant ce meurtre de Dieu dans lequel nous trempons encore ; prostrée dans l’adoration d’un destin que personne n’aurait imaginé : l’exaltation du Christ en croix. Adorant de tout son corps étendu le Mystère par excellence, l’Eglise médite l’insondable puissance de l’amour qui retourne la haine en grâce.

Se déroule alors l’office des lectures selon le schéma classique : le Prophète (Ancien Testament), l’Apôtre (épître), le Seigneur (évangile).

Première lecture : Is 52,13-53,12

C’est le dernier des quatre chants dits du Serviteur souffrant (voir dimanche des Rameaux, première lecture) ; le plus élaboré et aussi le plus cité par le Nouveau Testament.

Comme dit le Seigneur, mon Serviteur le Messie réussira ; il sera exalté. Mais pas de la façon dont les Juifs s’y attendaient, au point qu’ils sont consternés, bouche bée. Ce n’est pas un Messie triomphant, il est homme de douleurs, semblable au lépreux, au point qu’ils sont consternés en le voyant. Il était si défiguré qu’il ne ressemblait plus à un homme, ou plutôt c’était un homme de douleurs... semblable au lépreux dont on se détourne. Maltraité... conduit à l’abattoir, il n’ouvre pas la bouche, arrêté, jugé, supprimé... on l’a enterré avec les mécréants.

Mais pourquoi cette horreur ? Ici la contemplation atteint au sommet de ce que l’Ancien Testament a dit sur le Messie : C’est à cause de nos fautes qu’il a été transpercé, c’est par nos péchés qu’il a été broyé... c’est par ses blessures que nous sommes guéris.

Sublime retournement ! Qui l’aurait cru ! Voyez comme la puissance du Seigneur nous est ainsi révélée ! La mort du serviteur débouche dans la victoire : il a fait de sa vie un sacrifice d’expiation. Et ce sacrifice porte des fruits inespérés : il verra sa descendance, l’Eglise, née de son côté ouvert. Il ne sombrera pas dans la mort définitive : il prolongera ses jours. Par lui s’accomplira la volonté du Seigneur, le plan du Père : nous rassembler, nous qui étions tous errants comme des brebis. Et, au-delà de la communauté des croyants, il consacrera une multitude de nations. Tous les hommes dispersés, il les rassemblera un jour dans l’unité ().

L’Ancien Testament ne pouvait percevoir la haute valeur de cet oracle. Mais, éclairés par les événements de la passion et surtout de Pâques, nous méditons ce texte comme le Credo par excellence : "Pour nous et pour notre salut..., il souffrit sa passion."

Psaume : Ps 30

Prière d’un malade et d’un persécuté. Prions le psaume à plusieurs niveaux : avec le Christ souffrant, avec nos frères persécutés, malades, éprouvés ; avec nos propres angoisses, mais aussi avec notre abandon à Dieu.

En toi, Seigneur, j’ai mon refuge. Entre tes mains je remets mon esprit (mots du Christ expirant).

Car me voici éprouvé, je suis la risée de mes adversaires. Mes amis... me fuient - j’entends les calomnies de la foule, ils s’accordent pour m’ôter la vie.

Mais je ne désespère pas. Je suis sûr de toi, Seigneur. Mes jours sont dans ta main. Délivre-moi, sauve-moi. Par ton amour que tu m’as dit, redit, prouvé.

Sur ton serviteur, que s’illumine ta face. Après l’horreur du Vendredi saint, illumine-moi de ta joie pascale. Après les affres de ma mort, fais-moi resplendir de ta résurrection, illuminé dans le face à face avec toi.

Vous tous qui souffrez, mais qui avez la foi, qui espérez dans le Seigneur, soyez forts dans l’épreuve. Tenez bon. Prenez courage. Après le Vendredi saint vient la victoire pascale. Après l’épreuve la joie.

Deuxième lecture : He 4,14-16 ; 5,7-9

Frères, communauté chrétienne rassemblée pour célébrer ta libération, nous avons, nous qui croyons, une issue à notre impasse humaine : nous avons le grand prêtre par excellence, celui qui a enlevé la barrière, traversé le voile qui nous séparaient de notre réussite, Jésus, celui qui a pénétré au-delà des cieux jusqu’à Dieu. Est condamné à l’inutilité l’effort du grand prêtre juif qui pénétrait, une fois par an, dans le Saint des saints. Comme est condamné l’effort de tous nos grands prêtres modernes en mal de solutions libératrices. Plus de regards en arrière. Tenons ferme à l’affirmation de notre foi. Pourquoi coller l’oreille aux “philosophes” ? Et pas de dangereuse résignation !

En effet ! Et de montrer la situation exceptionnelle de ce Jésus qui seul peut nous libérer, parce qu’il est à la fois du côté de Dieu et du nôtre. Il est Fils de Dieu ; il est homme comme nous, il a partagé nos faiblesses, il a connu l’épreuve comme nous.

Il est ainsi le pont, le “pontife”. En lui la rencontre entre Dieu et nous est faite. Avançons-nous donc et avec pleine assurance, sans hésiter, vers le Dieu qui fait grâce, qui nous donne la réussite profonde. En temps voulu, avant que l’épreuve nous casse, avant que notre hésitation devienne chute. En ce triduum pascal, temps voulu par excellence.

Et l’auteur de relancer ces chrétiens paralysés par leurs épreuves, en leur montrant combien ce Christ leur (nous) est proche. Il a connu la souffrance. il a prié, supplié Dieu avec un grand cri et des larmes. Il a appris l’obéissance au plan de Dieu, alors qu’il avait peur et envie d’échapper aux souffrances de sa passion ("éloigne de moi ce calice"). Vois, il n’est pas venu faire des théories sur la souffrance. Il y est entré. En plein dedans. Dans un grand cri et des larmes !

Mais il l’a retournée, la souffrance. Il a ainsi été exaucé. Le Père lui a donné le triomphe de Pâques. Il est devenu pour nous la cause du salut (de la réussite) éternel.

Les raisonnements ne vont pas loin. Ils buteront toujours sur le scandale d’un Dieu qui permet le mal.

Il n’y a de réponse que par un autre scandale, bien plus énorme : celui de Dieu lui-même qui entre dans notre peine et qui la partage, mort comprise. Il y a cet autre scandale encore, lui aussi indicible : Jésus qui ressuscite le troisième jour et qui nous crie : "Que votre cœur cesse de se troubler. Gardez courage, j’ai vaincu le monde" ( ;  ; ).


Médite maintenant cette passion, assemblée chrétienne. Médite-la, le cœur ému de voir Jésus entrer dans ta souffrance. Et l’âme haute : tu entends le récit de ta propre victoire.

Évangile : Jn 18,1-19,42

Chaque évangéliste a son éclairage particulier. Saint Jean, qui aime les synthèses, médite, appuie la gloire du Christ au travers même de son abaissement. Dédaignant, avec une intention marquée, les descriptions humiliantes comme l’agonie, l’épuisement sur le chemin du calvaire - il choisit les scènes qui lui révèlent avec plus de profondeur la gloire cachée sous l’ignominie : au jardin de l’agonie, ce sont les soldats, et non Jésus, qui sont effrayés : Jésus reste le maître des événements. Lui-même s’avance vers les gardes pour se livrer, il porte lui-même sa croix sans le secours de personne... Sont particulièrement significatives - la scène chez Pilate, où ce dernier fait piètre figure devant un Christ serein, majestueux que le gouverneur finit par proclamer roi - les derniers instants sur la croix : Jésus y donne souverainement ses ordres à Jean et à Marie qui représentent l’Eglise. Dans des jeux de mots dont il a le secret, Jean écrit : Tout est accompli (ma vie est finie, mais surtout : j’ai réalisé tout ce que le Père m’a demandé d’accomplir), puis encore : Jésus remit l’esprit, ce qui peut s’entendre et par : mourir - et par : donner l’Esprit Saint à l’Eglise.

Cette façon de méditer la passion du Christ est extrêmement réconfortante. Elle nous apprend à regarder les souffrances de l’Eglise et les nôtres avec des yeux qui y voient présent le Christ de gloire, maître du Mal. Nous ne sommes plus de pauvres victimes du sort, le Mal est déjà vaincu dans ses racines. La mort aussi : elle n’est plus un trou, elle est une porte ; plus un néant, mais une entrée dans le Royaume.

2. PRIÈRE UNIVERSELLE

La lecture de la passion vient de nous détailler et la douleur et la valeur des souffrances du Christ. La Lettre aux Hébreux nous invitait à avancer vers le Père en toute assurance, puisque le Christ nous a ouvert les cieux. C’est dans cette assurance que nous avançons maintenant vers le Père. Dans une confiante audace, nous prions aux grandes intentions de l’Eglise et du monde. En dix oraisons d’affilée dans lesquelles la communauté chrétienne ne veut oublier personne, depuis le pape jusqu’à l’incroyant, depuis l’unité des chrétiens jusqu’aux Juifs, en passant par les malades, les gens en voyage et les mourants.

Comme il serait dommage de bâcler ces oraisons, d’en omettre la moitié ou de négliger les silences intercalaires voulus pour que chacun puisse mieux faire sienne cette prière véritablement universelle, et dont nos prières universelles du dimanche s’inspirent à nouveau aujourd’hui !

Un ton sobrement solennel, un recueillement non affecté faciliteront l’intensification de la prière à laquelle l’assemblée est étroitement associée.

3. VÉNÉRATION DE LA CROIX

La contemplation va atteindre maintenant son sommet dans l’adoration de la croix.

C’est un geste émouvant qui ne laisse jamais insensible celui qui vient de méditer avec foi ce que le Christ a souffert pour nous. Il sollicite le repentir du pécheur qu’un chacun de nous se sait toujours être encore ; mais, surtout, il provoque un profond acte de foi en la libération que Jésus nous a donnée sur la croix. Jean, citant le prophète, disait, tout à l’heure, vers la fin du récit de sa passion : « Ils regarderont celui qu’ils ont transpercé » () - ils le regarderont avec étonnement, car ce Christ souffrant, ils le verront glorieux, triomphant du haut de son gibet. Alors leur regard s’illuminera, leur cœur se gonflera, leur bouche chantera : Victoire, tu régneras, ô croix, tu nous sauveras !

La cérémonie revêt quelque ampleur : le célébrant dévoile peu à peu la croix en chantant trois fois : Voici le bois de la croix, qui a porté le salut du monde. Et l’assemblée, se prosternant, répond : Venez, adorons.

On peut aussi porter solennellement une croix, en trois étapes, depuis l’entrée de l’église jusqu’au chœur. Si l’on dispose d’une croix triomphale, rayons à la croisée, pierres rutilantes... il faut évidemment la préférer à un Christ meurtri, abîmé dans la douleur. Car c’est le Christ victorieux que nous adorons.

Ici le mot adoration est à sa place plus que partout ailleurs. Le chrétien ne se courbe devant rien et devant personne ; il refuse toutes les idoles : l’argent, le pouvoir, le sexe... mais il se met à genoux devant la croix, parce qu’elle lui a donné sa suprême élévation. Par elle il est devenu fils, fille du Père ; par elle il triomphe des faux dieux ainsi que de l’angoisse et de la mort.

Pendant la vénération, le chœur chante les impropères ou reproches du Christ. Ici la contrition reprend un moment le dessus, la confusion nous couvre le visage et notre cœur est serré quand nous entendons les affectueux reproches de Jésus : Moi, je t’ai fait sortir d’Egypte ; toi, tu m’as livré au grand prêtre ; puis encore : Moi, j’ai fait boire aux eaux vives ; toi, tu me fis boire le fiel. - Reproches qu’il nous faut actualiser, car Jésus continue sa passion jusqu’à la fin du monde (Pascal) dans nos frères éprouvés que nous humilions, méprisons, opprimons. Mais la foi en la puissante miséricorde de Dieu reprend le dessus dans l’acclamation du trishagion (trois fois saint) : Ô Dieu saint, ô Dieu fort, ô Dieu immortel...


Le chemin de croix

Il est une forme de prière non officielle, née après les croisades. Les franciscains de Jérusalem organisèrent, dès le 14e siècle, des “stations” aux principaux lieux de la passion. Dans nos régions, où il apparaît vers 1450, il fut longtemps érigé à l’extérieur, de préférence sur une colline. Ces étapes, ou stations, variaient. Nos 14 stations se fixèrent vers 1600 et firent leur apparition sur les murs intérieurs des églises vers 1700. Aujourd’hui on aime ajouter une 15e station, celle de la résurrection. On peut d’ailleurs toujours varier les étapes du chemin de croix. Dans certains missels, les évangiles de la passion (Rameaux et Vendredi saint) sont divisés en 14 sections, précédées chacune d’un titre. Excellent outil pour renouveler le chemin de croix dans un sens plus biblique.

Méditation populaire de la passion du Christ, le chemin de croix est volontiers pratiqué par des jeunes pendant une route. Il peut étoffer une assemblée de chrétiens en l’absence de prêtre, comme office de Carême ou de la Semaine sainte. Le malade peut le faire en esprit sur son lit de souffrances. Que dis-je, plus réalistement que d’autres !

La méditation elle-même consiste à contempler les souffrances du Christ. Pour épouser les sentiments de Jésus, son abandon au Père. Pour mieux porter notre propre croix à la suite du Maître. Pour intercéder en faveur de l’Eglise souffrante et de tant d’hommes éprouvés.


4. COMMUNION

Dans la liturgie antique, la célébration se terminait sur cette exaltation de la croix glorieuse. En apothéose. Il ne semblait pas opportun de faire encore mémoire de la passion par une eucharistie, après en avoir fait mémoire par cette intense et émouvante contemplation. Peu à peu (à partir du 7e siècle) s’infiltra la communion aux présanctifiés, aux saintes espèces sanctifiées, consacrées la veille ; mais longtemps le prêtre fut seul à communier. La réforme liturgique a introduit la communion des fidèles comme participation sacramentelle au sacrifice de la croix, selon le mot de saint Paul : "Chaque fois que vous mangez ce pain et buvez à cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur" ().

La prière silencieuse débouche dans une oraison qui demande : "Que nous soyons, comme le Christ, entièrement consacrés au Père." Elle se prolonge dans un souhait de bénédiction : "Que nous soit donné ce que nous avons célébré : le pardon, le réconfort dans l’épreuve, une foi plus vive et la libération définitive."

La célébration terminée, tout le monde se retire en un heureux silence.

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René LUDMANN c.ss.r.

Prêtre du diocèse de Luxembourg.

Publié: 03/03/2026