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Semaine sainte : Pour une liturgie pénitentielle

Pénitence Pâques

Première proposition :

Mot d’accueil

Une lecture
Un bref commentaire

Examen de conscience

(lu par deux personnes en alternance)

Lors de son Baptême Jésus entendit cette voix venant du ciel lui disant :
« Tu es mon fils bien-aimé ». (Mc 4,14)

Pardon Seigneur, de t’avoir regardé comme un Dieu lointain, distant ou absent ; comme un spectateur indifférent à notre histoire humaine, alors que nous sommes ce que tu as de plus cher.
De n’avoir pas compris que tu nous aimes tels que nous sommes, quels que soient nos défauts, nos erreurs, nos péchés ...
D’avoir pensé que tu pouvais être responsable de nos malheurs ...

Un lépreux vint : Jésus étendit la main et le toucha. (Mc 14,1)
Pardon mes frères, de vous avoir tenu à distance, d’avoir surtout remarqué vos défauts, vos erreurs, vos échecs et d’avoir si peu apprécié ce que vous faisiez de bien, de beau et de bon.
D’avoir suspecté votre bonne foi ou de douter de vos intentions.

« Une partie de la semence tomba dans les épines , ce sont ceux qui ont entendu la Parole mais les soucis du monde, la séduction des richesses et les convoitises les étouffent ». (Mc 4,18)

Pardon, Seigneur, de vivre comme un consommateur irresponsable, esclave de ma paresse, de mes aises et de ma tranquillité, ou de vivre sans projet, sans but, de me laisser vivre.

« Que sert à l’homme de gagner le monde entier s’il ruine sa vie » (Mc 8,36)

A vous mes frères, pour la priorité donnée à mes petites affaires, mes problèmes, ma réussite, pardon pour mon individualisme, d’être si peu sensible à vos attentes, à vos appels, de m’être habitué à voir vos détresses.

Celui qui voudra être grand parmi vous se fera votre serviteur (Mc10,43)

Pardon Seigneur pour mon égoïsme, mes convoitises, mes avarices ..., d’avoir voulu imposer mes idées, de vouloir avoir tjrs raison ...

« Si quelqu’un veut être le premier il sera le dernier et le serviteur de tous »(Mc 9,35)

Pardon, mes frères, pour mon indifférence, d’avoir été si peu solidaire des plus démunis, d’avoir si peu lutté pour combattre contre l’injustice , d’avoir préféré être servi que de servir.

« Jésus prit le pain, le rompit et le donna à ses disciples en disant : »Prenez et mangez-en tous ceci est mon corps«  »Vous ferez cela en mémoire de moi" (Mc 14,22)

Pardon Seigneur de célébrer du bout des lèvres le repas de l’alliance.
de si peu communier à ton corps et à ton sang.

On ne met pas la lampe sous le boisseau mais sur le lampadaire pour qu’elle brille dans toute la maison" (Mc 4,21)

Pardon mes frères, pour mes manques de sourire, ma joie si peu communicative.
D’avoir sali votre réputation ou votre dignité.
D’être si vite satisfait de moi-même et de mes œuvres, et d’être si exigeant pour vous ;

« Jésus s’en alla dans un lieu désert, et là il priait ». (Mc 1,35)

Pardon Seigneur, pour le peu de place que je te réserve dans ma vie par la prière ou la louange, en un mot pour la pauvreté de ma vie intérieure.

Lors de la tempête apaisée, Jésus dit : « pourquoi avez-vous peur, hommes de peu de foi » (Mc 4,40)

Pardon mes frères parce que j’ai peur que vous passiez avant moi, ce qui fait naître en moi la jalousie et m’empêche de reconnaître vos qualités, de me réjouir de votre réussite ou de vous adresser des paroles telles que « merci », « félicitation » « c’est formidable » .. ;
Pardon pour ma suffisance qui m’empêche de demander votre aide, d’aller frapper à votre porte.

Lors de l’arrestation de Jésus Pierre renie son maître : « non je ne connais pas cet homme dont vous parlez » . (Mc14,70)

Pardon Seigneur d’avoir étouffé la vérité par mes mensonges.
Pardon pour mes mesquineries et mon petit esprit
Pardon de n’avoir pas su inventer et tracer des chemins de bonheur.

Ils requirent Simon de Cyrène pour porter la croix de Jésus (Mc 15,21)

Pardon mes frères, pour le peu de temps consacré pour vous rendre visite, lorsque vous étiez malades, dans la souffrance ou dans le deuil ... ou tout simplement lorsque vous aviez besoin de rencontrer quelqu’un ; d’avoir été si peu un souffle qui rafraîchit et apaise.
Pardon pour mes manques de joie, d’enthousiasme, mes découragements, mes lassitudes, mes négligences, ma paresse ...
Pour n’avoir pas été à l’écoute pour entendre vos paroles d’amitié et de paix.

« Qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi et de l’Evangile la sauvera » (Mc 8,34)

Pardon Seigneur d’avoir voulu tirer mon plan sans toi, construire, faire ma vie et rechercher mon petit bonheur sans toi. Pardon de m’être contenté de ce qui est banal et quelconque.

« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de ton cœur et ton prochain comme toi-même » (Mc 12,29)

Pardon mes frères pour la dureté de mon cœur, pour vous avoir blessé, scandalisé par mes manques de délicatesse.

« Honore ton Père et ta Mère » (Mc 10,19)

Pardon Seigneur pour n’avoir pas toujours été fidèle dans les petites choses vis à vis de mon conjoint, d’avoir pris à la légère mes responsabilités de papa ou maman, pour toutes nos disputes entre frères et sœurs, ou encore d’avoir négligé mes devoirs d’enfant à l’égard de mes parents.

Pardonnez pour que votre Père vous pardonne" (Mc 11,25)

Pardon mes frères pour mes susceptibilités, mes reproches exagérés, mes entêtements, mes manques de prévenance et d’attention.
D’avoir si peu manifesté ma tendresse, mon affection, ma reconnaissance,
d’attendre que ce soit vous qui fassiez le premier pas.

Les grands prêtres cherchaient un témoignage contre Jésus. Plusieurs se levèrent et déposèrent faussement des témoignages contre lui" (Mc14,55)

Pardon Seigneur d’avoir contribué à semer la zizanie par mes calomnies et mes médisances, d’avoir fait circuler de faux bruits, d’avoir été un vent de tempête qui provoque disputes et colère, d’avoir été cause de division, de séparation et même parfois obstacle à la réconciliation.

« De la mesure dont vous mesurez, on mesurera aussi pour vous » (Mc 14,24)

Pardon mes frères pour mon agressivité, la violence de mes paroles et la brutalité de mes gestes.
Pour mon mépris, mon dédain qui décourage et dévalorise ;
Pardon enfin d’avoir cru que je ne comptais pas pour vous.

"Il en est du Royaume de Dieu comme d’un homme qui aurait jeté du grain en terre (Mc 4,14)

Seigneur je te demande pardon de savoir si peu admirer, apprécier, goûter, et respecter ta création. Notre terre est pourtant si belle surtout en ces jours de printemps, elle nous procure tout ce dont nous avons besoin pour notre subsistance. Pardon de faire si peu de cas de tout ce qui est vivant, de tout ces dons si merveilleux.

« N’est-il pas le fils du charpentier, d’où cela lui vient-il ? » (Mc6,2)

A vous mes frères, je demande pardon de vous avoir jugés, d’avoir porté sur vous un regard superficiel, de n’avoir vu que l’apparence extérieure sans pénétrer le fond de votre cœur
ou de vous avoir écartés parce que vous pouviez faire de l’ombre à ma personnalité, à mon petit succès, ou à ma propre réussite.

« Quiconque vous donnera à boire ne serait-ce qu’un verre d’eau fraîche, il ne restera pas sans récompense » (Mc 9,41)

Pardon Seigneur de ne même pas penser à te remercier de tous tes bienfaits et pour toutes les merveilles

« Il leur prescrivit de ne rien prendre pour la route... ni pain ni argent » Mc 6,7

A vous mes frères, pardon, d’avoir voulu tirer un bénéfice exagéré, pour mes oublis conscients et voulus, mes tricheries, mes vols petits et grands. Pardon pour mon travail bâclé, négligé ou inachevé.

« Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu » (Mc 12,17)

Seigneur, je te demande pardon de m’être comporté en propriétaire de ce monde que tu nous as confié, d’en avoir usé, profité exagérément, de l’avoir déshumanisé.

Prolongeons encore quelques instants cet examen personnellement, sans doute avons-nous encore l’une ou l’autre faute particulière à reconnaître devant Dieu.

Demande de pardon (lue par un membre de l’assemblée) Seigneur,

Tu as été suspendu à la croix,
instrument de supplice.
Elle est devenue pour les hommes de tous les temps,
le symbole de l’horreur dont nous sommes capables.

Ce soir, tu nous invites à la regarder
pour que nous prenions conscience,
que c’est nous aussi qui la construisons,
par nos silences complices,
notre ignorance, notre indifférence
et même parfois volontairement.

Mais nous le savons : ton amour est plus fort que le péché,
malgré tout, tu persistes à croire à notre repentir
et tu veux nous libérer du mal.

C’est pourquoi, tous ici,
nous te demandons « pardon ».

Absolution : Les gens s’approchent de l’autel (comme pour la communion) le(s) prêtre(s) impose les mains à chacun en disant : « que le Seigneur te pardonne tes péchés au nom du P et du f et du St. E » Amen.

Paix.

Comme le Père a relevé Jésus de la mort
il nous as aussi relevés de la mort du péché.
Aussi debout et dans un geste d’H libre
nous nous échangeons un signe de paix.

Prière d’action de grâce.

NOTRE PERE ......

Chant du Magnificat.

deuxième proposition

Il y a 40 jours nous démarrions sur la route du carême. Ce carême devait être un temps fort dans notre vie de chrétien : c’est à dire un temps de réflexion et de prière, un temps de partage et d’attention, un temps enfin pour nous changer, nous convertir et réorienter notre vie à la suite de Jésus.

En venant ici ce soir nous voulons tout simplement reconnaître notre péché devant Dieu et aussi devant nos frères.

Disposons donc nos cœurs en nous tournant vers le Seigneur :

"Seigneur, dans le silence et la paix du soir, nous nous présentons devant toi sans orgueil ni fierté, sans grandeur, mais simplement comme des enfants. Devant toi et aussi devant nos frères nous venons reconnaître et avouer notre péché, exprimer notre désir de changer et goûter à la joie du pardon.

Lecture de l’Evangile : Mt 13 24-30

(piste pour une petite homélie)
Même les mots de notre vocabulaire changent ou passent comme la mode. C’est ainsi qu’aujourd’hui on ne parle plus volontiers de « péché » mais plutôt de « faute » ou d’erreur. Si la tendance est de rejeter le mot « péché » ou « pécheur », c’est parce que nous semble-t-il, il est trop chargé d’un sentiment de culpabilité, or ns savons combien les H aujourd’hui rejettent la culpabilité, refusent d’être coupables. Pourquoi ?
Si j’ai agi ainsi, dit-on, c’est - parce que je suis ainsi fait, ce sont mes pulsions, instincts.
ou, ce sont les circonstances qui m’ont poussé à agir ainsi
c’est de la faute du milieu ambiant, éducation ...

Mais si je nie toute culpabilité, cela signifie que je renonce à en porter la responsabilité. Or refuser d’être responsable, c’est refuser sa liberté.

N’est-ce pas pourtant ce qui fait la grandeur de l’H : la liberté ? Cette capacité que ns avons de dire « oui ou non », de choisir, accepter ou refuser, tendre vers le bien ou vers le mal...
Paradoxalement, être capable d’être coupable, de pécher, c’est là que se manifeste la grandeur de l’homme.
Evidemment distinguer le bien et le mal est difficile, parfois impossible, comme l’ivraie ne peut être séparée du bon grain. En effet ce qui est bon en telle circonstance est peut-être mal dans une autre, ce qui est bien pour l’un peut être mal pour l’autre, ce qui est bon ici peut être mal là-bas... c’est pourquoi le péché de l’un n’est pas le péché de l’autre. Il est donc nécessaire et urgent de nous faire continuellement aider, d’éclairer notre conscience pour améliorer notre comportement qui s’exprime de façons différentes par nos pensées, nos paroles, nos actions et nos omissions.
C’est donc à partir de cette grille que je vous propose de faire maintenant notre examen de conscience.

Examen de conscience (lu par le prêtre et une autre personne en alternance).

1.- Seigneur je te demande pardon pour tous mes péchés commis en pensée. De n’avoir pas été assez attentif pour découvrir ce que le monde offre de bien et de beau. De savoir si peu admirer, apprécier, goûter ce que nous offre la création.

- A vous mes frères, je demande pardon pour toutes mes pensées négatives, mes préjugés, mes jugements catégoriques que je porte si facilement sur vous.

- Seigneur . je ne pense pas souvent à toi, pardon d’être si peu sensible aux signes de ta présence et de ton amour.

- A vous mes frères, je demande pardon pour la laideur de certains sentiments que j’éprouve parfois à votre égard à cause d’impressions non fondées et gratuites.

- Pardon Seigneur, pour mon indifférence et le peu de place que je te réserve dans mon cœur. Pardon pour tout le mal qui travaille mon esprit et que je laisse grandir tout au fond de moi-même.

- Pardon à vous mes frères de n’avoir regardé que votre apparence sans essayer de vous rencontrer en profondeur. D’avoir toujours voulu imposer mes idées, de vouloir avoir toujours raison.

- Seigneur nous te demandons pardon d’avoir masqué notre péché. De nous croire parfait et même parfois de rejeter sur toi la responsabilité du mal et de ce qui ne va pas.
Pardon de n’avoir pas compris que tu nous aimes tels que nous sommes et quels que soient notre péché et notre faute.

- A vous mes frères je demande pardon d’avoir si peu admiré ce que vous faisiez de bien, de beau ou de bon. D’avoir douté de vos bonnes intentions, suspecté votre bonne foi, de ne pas avoir osé vous faire confiance.
@@@@@@@@

2.- Seigneur je te demande pardon pour tous les péchés commis en paroles. Pardon de si peu te remercier et de si peu répondre à ton amour. Pardon pour le peu de temps consacré à la prière.

- Pardon mes frères d’avoir sali votre réputation et votre dignité. Pardon pour toutes les paroles bienfaisantes que je vous ai refusées ou pour mon manque de dialogue au sein de la famille ou de la communauté.

- Pardon Seigneur . pour mes mots gorgés d’orgueil et de mépris qui écrase. Pardon pour tout le venin que je distille dans mes conversations.

- A vous mes frères je demande pardon pour ma jalousie qui m’empêche de reconnaître votre valeur et de me réjouir de votre réussite ;
Pardon pour ma suffisance qui m’empêche de demander votre aide et d’aller frapper à votre porte.

- Pardon Seigneur, d’avoir contribué à semer la discorde par mes calomnies et médisances. D’avoir fait circuler de faux bruits, d’avoir semé la tempête qui provoque discorde et colère ; d’avoir été cause de division, de séparation et même parfois obstacle à la réconciliation.

- Pardon mes frères, pour mes paroles blessantes, mes énervements, pour mon ironie mordante, pour n’avoir pas été à l’écoute de vos paroles d’amitié et de paix.

@@@@@@@@

3. - Pardon Seigneur pour tous les péchés que nous avons commis par action. D’avoir voulu agir seul, tirer notre plan sans toi, de construire, faire notre vie, rechercher notre petit bonheur sans toi.
Pardon de nous être contentés de ce qui est banal, quelconque.

- A vous mes frères je demande pardon pour la priorité donnée à mes petites affaires, à mon seul succès ou ma réussite.
D’être si peu sensible à vos attentes, si sourds à vos appels et si habitué à votre détresse.

- Pardon Seigneur pour mon acharnement à vouloir être le meilleur. De n’avoir pas hésité à écraser les autres pour me grandir, à sacrifier mes frères plus fragiles pour être le gagnant.

- Pardon mes frères pour le peu de temps consacré à vous rendre visite lorsque vous étiez malades, dans la difficulté, dans le deuil ou tout simplement lorsque vous aviez besoin de rencontrer quelqu’un.

- Pardon, Seigneur, de m’être comporté en propriétaire de ce monde que tu nous as confié, d’en avoir usé, abusé et profité exagérément, de l’avoir déshumanisé.

- Pardon à vous mes frères, de vous avoir exploité par mes tricheries, mes vols déguisés ou non.
Pardon pour mon travail bâclé, négligé, inachevé.

- Pardon Seig, de n’avoir pas toujours été fidèle à l’égard de mon conjoint, d’avoir pris à la légère mes responsabilités de papa ou de maman. Pour mes disputes entre frères et soeurs, pour avoir négligé mes devoirs d’assistance ou de simple respect à l’égard de mes parents.

- Pardon, à vous mes frères pour mon agressivité, mes violences ou ma brutalité en paroles et en gestes.
@@@@@@@@@@@

4. - Seigneur je te demande pardon pour tous mes péchés commis par omission, de vivre sans projet ou sans but, de me laisser vivre comme un consommateur irresponsable, esclave de ma paresse, de mes aises ou de ma tranquillité.

- A vous mes frères, je demande pardon d’avoir été si peu solidaire avec les démunis, d’avoir si peu lutté pour combattre contre l’injustice, d’avoir préféré me laisser servir que de servir.

- Pardon, Seigneur de n’avoir pas su inventer, tracer des chemins de bonheur

- A vous mes frères, je demande pardon d’avoir si peu manifesté ma tendresse, mon amitié, ma reconnaissance, ou d’attendre que vous fassiez le premier pas ;

- Pardon, Seigneur pour mon manque de disponibilité et d’initiative, pour avoir choisi le confort plutôt que l’engagement.

- Pardon mes frères, pour mes mesquineries et mon petit esprit, mon avarice et mon manque de fidélité et de persévérance.

- Pardon Seigneur, d’avoir caché la vérité par mes silences ou mes mensonges. Pardon pour tout le bien que je n’ai pas fait.

- Pardon mes frères, d’avoir été si peu source de joie et d’enthousiasme.
Pardon pour mes découragements, mes lassitudes et mes négligences.
Pardon pour tous les mots d’amour qui sont restés au fond de ma gorge.

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(re)publié: 15/02/2019