Jeudi saint (2/4) : Aux sources de l’amour pour l’Église

Pour résumer ce long article en utilisant l'Intelligence artificielle de Mistral AI, Paris, France, d'abord une vérification que vous êtes un être humain...

Mon amour de l’Église s’enracine par-dessus tout en ce jour du Jeudi saint où le Fils unique de Dieu, le Verbe fait chair, Jésus Christ notre Seigneur, demanda à ses apôtres de célébrer partout jusqu’à la fin du monde le mémorial de sa Passion, de sa Résurrection, de son Ascension à la droite du Père et l’incessante actualité du don de l’Esprit Saint découlant de son sacrifice rédempteur. Sans cette institution par le Christ lui-même du sacrifice eucharistique de l’Alliance éternelle en son corps et en son sang - sans sa transmission fidèle par l’Église depuis la nuit où il fut livré -, comment comprendrais-je ce qui, une fois pour toutes, est arrivé le Vendredi et le Samedi saints, le jour de Pâques, le jour de l’Ascension et le jour de la Pentecôte ? Comment la réalité salvifique de l’amour qu’ils contiennent rejoindrait-elle réellement et transformerait-elle effectivement la réalité de mon existence, ici et maintenant ?

Sans l’exemple et, mieux que l’exemple, sans le don réel de l’Esprit de Jésus Christ actualisé dans le sacrement de l’eucharistie, comment, pauvre pécheur, incapable d’aimer ceux-mêmes qui m’aiment, pourrais-je jamais espérer aimer mon ennemi ? Comment prendrais-je au sérieux la parole du Maître, après que, lors du dernier repas, il eut lavé comme un esclave les pieds de Pierre et de Judas Iscariote : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés () ?

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Michel SALES

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Philosophe, théologien au Centre Sèvres et à la faculté Notre-Dame, Paris († 2016).

Publié: 01/04/2026