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20e dimanche ordin.

« Je suis venu apporter le feu sur la terre et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé ! » Le feu évoque en nous des images de destruction et son aspect ravageur fait peur. Mais il sert aussi à dire la passion de celui qui se dit « tout feu et flamme » pour une personne aimée, ou pour un projet qui lui tient à cœur.

1. Jésus a voulu enthousiasmer son auditoire et redonner de l’enthousiasme à ceux qui n’en avait plus ou plus guère. La joie tient une place importante dans l’évangile de Luc et le pape François le rappelle bien, dans son livre L’évangile de la joie. La religion juive avait codifié 613 commandements à respecter pour être considéré comme juste aux yeux de Dieu ; beaucoup concernaient le culte au Temple de Jérusalem. Non, Jésus n’a pas voulu énoncer des règles à respecter, des commandements qui seraient lourds à porter. Jésus s’est adressé à des petites gens, ceux-là mêmes que d’autres considéraient comme des mal-croyants. Pour leur dire que oui, eux aussi, étaient aimés de Dieu, et même préférés de Dieu parce que justement ils ne se vantaient pas de leur piété, se reconnaissaient petits. Il repartit justifié, celui qui se tenait au fond dans l’humilité, et non pas celui qui se vantait de ne pas lui ressembler. Aux yeux de Jésus, le regard intérieur de l’un l’emportait sur le regard extérieur de l’autre. Nous avons à nous convertir à plus d’amour, tel doit être notre projet. Voilà la première chose que Jésus veut nous rappeler. Soyez des enthousiastes de l’Amour de Dieu. De le faire connaître en le faisant sien.

2. Mais pour autant vous ne vivrez pas sur un nuage, continue Jésus. Il n’est pas facile tous les jours de nous dire que l’évangile est joie, quand nous avons l’impression d’être bien seul, alors que la joie est communicative. Davantage encore lorsque nous avons le sentiment d’être plus seul que du temps où les membres de nos familles, les enfants et petits-enfants partageaient notre foi. Nous ne sommes plus en guerre de religion, nous ne rencontrons pas d’opposition affirmée à nos choix religieux dans notre pays, mais nous sommes bien en pays de déshérence de tout ce qui faisait notre environnement religieux tenu de nos parents, de nos grands-parents. Oui, aujourd’hui, comme le dit si bien Jésus, « cinq personnes de la même famille seront divisées : trois contre deux et deux contre trois ». Pas contre, certes, mais sûrement pas avec. Chaque génération ne produit plus la précédente. Dans tous les pays, les religions ont été la cause, la source de divisions, voire de guerres, de persécutions. Jésus est le premier à en avoir conscience et à en parler. Forcément, il l’avait vécu. Pourtant son message reste un message d’encouragement. Gardez l’enthousiasme de votre foi. Gardez en vous ce feu qui vous permettra de ne pas voir s’éteindre votre joie de croire. Et lorsque l’amertume tentera de vous attrister, regardez Jésus et après lui tant de ceux qui ont vécu ce qu’il a vécu, qui ont vécu ce que nous vivons.
Saint François de Sales disait joliment : « Il faut fleurir là où Dieu nous a semés. Ne semez point vos désirs sur le jardin d’autrui, cultivez seulement bien le vôtre… Soyons fermes en nos desseins, invariables en nos décisions. Recevoir de l’opprobre et de la calomnie : nous éviterons par ce moyen le péril de la vanité et de l’orgueil ! »



Méditation

Prends le temps de sourire
Mais le sourire ne prend pas de temps
Il a juste besoin de tes yeux.

Souris au petit enfant qui passe,
C’est Dieu qui te sourit dans ses yeux.

Souris à la beauté de la création,
C’est Dieu qui te sourit dans sa générosité.

Souris à la personne renfrognée
Pour que son visage en soit éclairé.

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(re)publié: 18/08/2019