4e dim. de Pâques (26/4) : Pistes pour l’homélie

Pour résumer ce long article en utilisant l'Intelligence artificielle de Mistral AI, Paris, France, d'abord une vérification que vous êtes un être humain...

Piste 1

« Jésus employa cette parabole en s’adressant aux pharisiens » : ce n’est donc pas aux apôtres que Jésus parle mais aux pharisiens. Nous savons que le courant ne passait pas très bien entre eux. Pourquoi ? Qu’est-ce que Jésus leur reprochait au juste ?

La grande critique que Jésus adressait aux pharisiens, c’est de manipuler le peuple. Ils maintenaient les gens dans la soumission, les contraignant moralement à obéir à des lois tatillonnes sous peine de châtiment divin. Ils rendaient les femmes et les hommes de leur époque tout à fait irresponsables dans leurs choix de vie.
Emu de voir son peuple dans un état de dépendance proche de l’esclavage, Jésus va tout faire pour le libérer, à l’image de Moïse qui délivra les Hébreux du joug des Egyptiens.
Malheureusement ce combat aujourd’hui est bien loin d‘être terminé et nous savons combien de par le monde les visages de l’esclavage sont de plus en plus diversifiés. En effet ne sommes-nous pas de plus en plus conditionnés dans nos choix et notre manière de vivre ? Inconsciemment, insidieusement, nous sommes manipulés par les médias, les publicités, la consommation, la production… On manipule nos goûts, nos envies, et nos désirs, nos choix politiques et même nos orientations personnelles.
J’étais effrayé cette semaine, en feuilletant exceptionnellement un petit journal publicitaire, de voir le nombre de voyants et de gourous qui prétendent pouvoir diriger, orienter nos vies indépendamment de nous.
Oui, depuis Jésus, rien n’a changé ! Nous sommes toujours autant manipulés jusque dans nos choix religieux. On remarque de plus en plus, et aucune religion ne fait exception, des tendances extrémistes qui s’affrontent et qui se servent de la vulnérabilité des plus faibles pour étendre leurs influences. A tel point que, même ceux qui ont du sens critique ne savent plus à quel saint se vouer et se demandent où trouver le vrai chemin de liberté.
Comme vous le voyez, les pharisiens modernes que nous suivons aveuglément, semblent de plus en plus puissants. En nous laissant enfermer dans leurs filets nous perdons notre dignité et tout ce qui fait la grandeur de l’homme. Oui, plus que jamais il est urgent de réagir, de lutter contre toutes les formes d’asservissement, de trouver une porte de sortie.
Voilà justement ce que nous propose Jésus aujourd’hui : il se présente comme la porte, non pas la porte qui se referme derrière nous comme un piège, mais une porte qui s’ouvre vers les grands espaces de liberté, il nous fait sortir précise l’Evangile, pour passer du bercail vers les bons pâturages, pour aller et venir.
Traditionnellement, ce dimanche a été choisi pour être le dimanche des vocations. Or nous venons d’entendre que Jésus appelle ses brebis chacune par son nom. Il n’en appelle pas quelques-unes mais toutes personnellement. Autrement dit, chacun est appelé, chacun a sa vocation, sa mission, son rôle, sa responsabilité de construire avec les autres des lieux de paix et de liberté.
Jésus s’est battu pour que les hommes aient la vie, qu’ils l’aient an abondance. A notre tour nous sommes invités à devenir « des portes ouvertes » qui accueillent sans préjugés et introduisent vers les bons pâturages où il fait bon vivre ensemble.
Merveilleuse vocation que la nôtre !

Piste 2

Généralement les portes, on préfère les franchir dans le sens de la sortie, surtout lorsqu’il s’agit d’une porte de prison ou d’hôpital mais il en va souvent de même pour la porte de l’école, du bureau, de l’usine… il est heureusement des portes que l’on aime passer, pour entrer, telle la porte de notre maison par exemple.
Quoi qu’il en soit, la porte reste un passage. On ne reste pas « sur la porte ».
Recevoir quelqu’un « sur la porte » ce n’est pas correct ni très poli.
Or voici que Jésus se compare à une porte : « Je suis la porte » dit-il. Il se présente donc comme un lieu de passage, un passage qui permet « d’aller et venir » en toute liberté. Un passage obligé pour ceux qui désirent goûter aux bons pâturages.
Malheureusement dans l’Eglise on a souvent présenté la souffrance comme seul moyen de salut. Les plus âgés d’entre nous le savent, leur éducation les a souvent culpabilisés dans leur recherche de plaisir. La jouissance étant chose suspecte.
Or Jésus ici se présente comme un prophète de bonheur. Comme tout homme bien né, lui aussi rêve d’un bonheur accessible pour tous. « Je suis venu, dit-il, pour que les hommes aient la vie et qu’ils l’aient en abondance. ». Lui, le berger se bat contre le loup qui disperse, contre les voleurs et les bandits qui égorgent en semant la haine et la guerre.
Ainsi donc, Jésus se compare à une porte : mais pas n’importe quelle porte ! C’est une porte qui s’ouvre pour laisser entrer et sortir en toute liberté. Cette porte permet d’accéder aux bons pâturages.
En disant cela ne nous invite t-il pas aussi à devenir « porte », une porte semblable à lui ? Il serait bon de se demander ici « quel genre de porte suis-je ? »
Une porte méfiante, avec un judas pour examiner la tête de l’individu qui se présente.
Une porte épaisse munie de chaînes, de cadenas, c.-à-d. la porte de celui qui a peur et s’enferme ?
Suis-je une porte fermée, où je reçois sur le seuil ?
Suis-je une porte entrouverte pour faire sentir que l’on dérange ?
Ou enfin une porte largement ouverte laissant apparaître un visage souriant ?

C’est aujourd’hui le dimanche des vocations.
Nous venons de l’entendre, Jésus appelle ses brebis chacune par son nom. Il n’en appelle pas quelques-unes, mais toutes personnellement.
Chacun est appelé, chacun a sa vocation, sa mission, son rôle, sa responsabilité de construire ensemble des lieux de paix, de liberté.
Il n’est que trop vrai que consciemment ou non, par nos paroles, nos allusions, nos silences, nous collaborons au mal, nous suscitons la peur, provoquons la méfiance, entretenons la malveillance ou l’agressivité et attisons la haine.
Soyons plutôt, n’est-ce pas la plus merveilleuse des vocations, « des portes ouvertes », qui accueillent sans préjugés et introduisent vers les bons pâturages où il fait bon vivre tous ensemble.

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Georges LAMOTTE

Prêtre du diocèse de Namur, † 2017.

Publié: 26/03/2026