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En mars

Cyrille de Jérusalem (315 ?-387) - 18 mars

Cyrille de Jérusalem est célèbre pour ses superbes « Catéchèses baptismales », destinées aux catéchumènes et aux nouveaux chrétiens et prononcées près du tombeau du Christ et au mont des Oliviers pendant le carême et la semaine pascale en 350.
Cyrille est né dans une famille paysanne des environs de Jérusalem deux ans après que Constantin eut accordé à chacun la liberté de culte, tout en mettant le Dieu des chrétiens au-dessus de tous les dieux. Il fut ordonné évêque en 348. Dans une lettre à l’empereur Constance, datée de 351, il raconte sa vision d’une croix lumineuse s’étendant du Golgotha jusqu’au mont des Oliviers.
A cette époque d’âpres discussions divisaient les chrétiens au sujet de la nature du Christ : homme seulement, investi ou adopté par Dieu (arianisme, adoptianisme), Dieu n’ayant qu’une apparence d’homme (docétisme). Les conciles de Nicée (325), de Constantinople (381), auquel participa Cyrille, définirent le credo actuel : deux natures en une seule personne.
Sous les empereurs constantiniens, les évêques étaient nommés ou destitués au gré des princes selon leur profession de foi, voire des intrigues partisanes. C’est dans ce contexte que Cyrille fut chassé par trois fois de son siège et passa 17 ans en exil sur 38 ans d’épiscopat. Il retrouve finalement son siège en 379 et ses dernières années furent paisibles. Il mourut le 18 mars 387. Le pape Léon XIII le déclara Docteur de l’Eglise.

Dans ses Catéchèses « morales », Cyrille invite les catéchumènes à une vie nouvelle dans le Christ. Ses catéchèses « mystagogiques » s’adressent aux nouveaux chrétiens pour leur faire découvrir le sens caché des rites. Voici comment il présente l’action de l’Esprit Saint à travers le symbole de l’eau utilisée au baptême.

« Pour quelle raison le Seigneur a-t-il nommé « eau » la grâce de l’Esprit ? C’est parce que l’eau est à la base de tout ; parce que l’eau produit la végétation et la vie ; parce que l’eau descend du ciel sous forme de pluie ; parce qu’en tombant sous une seule forme, elle opère de façon multiforme. Elle est différente dans le palmier, différente dans la vigne, elle se fait toute à tous. Elle n’a qu’une seule manière d’être, et elle n’est pas différente d’elle-même. La pluie ne se transforme pas quand elle descend ici ou là mais, en s’adaptant à la constitution des êtres qui la reçoivent, elle produit en chacun ce qui lui sied. L’Esprit-Saint agit ainsi. Il a beau être un, simple et indivisible, « Il distribue ses dons à chacun selon sa volonté » (1 Co 12,12). De même que le bois sec, associé à l’eau, produit des bourgeons, de même l’âme qui vivait dans le péché, mais que la pénitence rend capable de recevoir le Saint-Esprit, porte des fruits de justice. Bien que l’Esprit soit simple, c’est Lui qui, sur l’ordre de Dieu et au nom du Christ, anime de nombreuses vertus. »

 
Aloyse SCHAFF

Capitaine de Port Saint Nicolas.
Prêtre du diocèse de Metz ; ancien professeur de sciences physiques et ancien directeur de lycée Saint-Augustin à Bitche.
Toujours en paroisse à Bitche et environs. Responsable des Appros (épicier en gros en quelque sorte) pour l’association des « Restos du cœur » de Moselle-Est.

as1932 gmail.com
Aloyse SCHAFF

Capitaine de Port Saint Nicolas.
Prêtre du diocèse de Metz ; ancien professeur de sciences physiques et ancien directeur de lycée Saint-Augustin à Bitche.
Toujours en paroisse à Bitche et environs. Responsable des Appros (épicier en gros en quelque sorte) pour l’association des « Restos du cœur » de Moselle-Est.

(re)publié: 01/03/2017