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Introduction à la Semaine Sainte

Nous voici aux portes de Jérusalem. Quarante jours nous avons peiné à travers le désert de l’effort et de l’ascèse, dans la méditation plus assidue de l’Écriture, le partage réel de nos biens, le pardon généreux et la réconciliation. Avec les catéchumènes nous avons préparé leur baptême en préparant le renouvellement de nos propres promesses.

Quarante jours. Vient maintenant la grande semaine, la plus belle, la plus importante de toutes, et que l’on appelle la sainte. Et pendant laquelle nous allons suivre le Christ pas à pas. Comme le Credo qui, à cet endroit, ralentit sa marche, s’attarde, détaille. Car c’est le noyau de notre foi que nous allons professer, célébrer et vivre dans un majestueux ralenti.

Nous qui nous agitons si volontiers sur le devant de la scène, voici que, de nous-mêmes, nous la quittons, nous reculons pour -enfin- laisser agir la puissance de Dieu, pour participer en spectateurs concernés, qui allons passer de l’effroi à la jubilation.

Ces événements, voici qu’ils atteignent leur cible : nous-mêmes que le Christ veut faire passer d’une “vie morte” à sa propre vie, de nos chaînes à sa libération.

« Comportez-vous comme le Christ : il s’est dépouillé de tous ses droits, il s’est abaissé, devenant homme comme nous, il s’est fait obéissant, il a réalisé dans cette obéissance le plan de libération jusqu’à mourir sur une croix. Aussi Dieu, son Père, l’a-t-il élevé » (deuxième lecture du dimanche des Rameaux, Ph 2,5-9).

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René LUDMANN c.ss.r.

Prêtre du diocèse de Luxembourg.

(re)publié: 01/03/2012