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La liturgie de la Parole

Première partie

Programme

« La partie principale de la liturgie de la Parole est constituée par les lectures tirées de la sainte Ecriture, avec les chants qui s’y intercalent ; mais l’homélie, la profession de foi et la prière universelle la développent et la concluent - car, dans les lectures que l’homélie explique, Dieu adresse la parole à son peuple, il découvre le mystère de la rédemption et du salut et il présente une nourriture spirituelle ; et le Christ lui-même est là, présent par sa parole au milieu des fidèles. Cette parole divine, le peuple la fait sienne par ses chants, et il y adhère par la profession de foi nourri par elle, il supplie avec la prière universelle pour les besoins de toute l’Eglise et pour le salut du monde entier. » (PGMR n° 33)

Points d’attention

La liturgie de la Parole commence donc avec la première lecture et s’achève avec l’oraison de la prière universelle.

Toutes ces lectures et le psaume, sauf s’il est chanté par la chorale, se font à l’ambon. L’homélie peut être faite à l’ambon ou au siège du président. Les intentions de la prière universelle sont données normalement depuis l’ambon. Dans le cas des messes de petits groupes, chacun peut donner ses intentions spontanément, depuis sa place.

Les lectures bibliques

Programme

« Dans les lectures, la table de la Parole de Dieu est dressée pour les fidèles, et les trésors bibliques leur sont ouverts. » (PGMR n° 34)

Points d’attention

Le lecteur de la première lecture ne monte pas à l’ambon avant l’Amen de la prière d’ouverture ; celui de la deuxième lecture, pas avant la fin du psaume. Le psalmiste ne quitte pas l’ambon avant que l’assemblée n’ait chanté le dernier refrain. Par contre, le prêtre ou le diacre qui proclame l’Evangile se rend à l’ambon durant l’Alléluia.

Par respect pour Dieu qui parle à son peuple dans la lecture, pour l’assemblée qui écoute et pour le lecteur, on ne fera jamais lire quelqu’un qui n’aurait pas préparé la lecture et que l’on désignerait au dernier moment. Savoir lire en public comprend un certain nombre de règles qui ne sont pas innées et ne s’improvisent pas. C’est pourquoi il faut organiser de temps à autre des séances d’apprentissage assurées par quelqu’un de compétent ; on peut aussi progresser grâce aux magnétophones, mais au cours d’exercices en dehors des célébrations.

Par respect pour la Parole de Dieu, on n’utilisera jamais pour la lecture un petit missel des fidèles ou une simple revue jetable (par ailleurs fort utile pour la lecture et la prière en privé), pas plus qu’une feuille photocopiée.

Il s’agit bien de faire des lectures, mais c’est une liturgie de la Parole et non une liturgie de lectures. Cela signifie que les textes sont à écouter par les fidèles : ils ne sont pas malentendants et si la lecture est bien faite, ils ne devraient pas la suivre des yeux dans un missel ou une revue.

Le lecteur ne lit pas un texte de sa composition ; il n’a donc pas à regarder l’assemblée à toutes les virgules. Mais il peut le faire à l’annonce : « Lecture de ... »

L’importance de mouvements caritatifs ou de grandes intentions (Mission, communications sociales, vocations, familles...) qui ont leur journée nationale ou internationale ne justifie pas de changer les lectures du dimanche. C’est le mot d’accueil, l’homélie et la prière universelle qui en tiendront compte.

La PGMR n° 34 précise que « la fonction de prononcer les lectures n’est pas une fonction présidentielle, mais ministérielle » ; s’il y a un diacre ou un autre prêtre, c’est à lui de lire l’évangile, même si le président fait l’homélie, comme il est recommandé (voir PGMR n° 42).

Après la lecture de l’évangile, on invite l’assemblée en disant : « Acclamons la Parole de Dieu », et non : « Acclamons cette Parole de Dieu. » Ce n’est évidemment pas le livre ou la page de l’évangile que l’on acclame, mais celui qui est la Parole, le Verbe, c’est-à-dire le Seigneur Jésus lui-même. L’assemblée acclame, en effet : « Louange à toi, Seigneur Jésus. » Cette acclamation qui s’adresse directement à la personne du Christ, convient mieux qu’une reprise de l’Alléluia.

Aucune autre lecture ne peut, dans une célébration, remplacer les lectures bibliques. Si, pour des raisons pastorales légitimes, on estime qu’une lecture religieuse ou même profane peut être faite (à un baptême, à un mariage, à des obsèques, à une messe de jeunes...), on la placera en dehors de la liturgie de la Parole. Toute célébration chrétienne est un acte d’Alliance avec Dieu. Seule la Parole de Dieu, comme charte d’Alliance, doit y être proclamée.

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(re)publié: 01/10/2019
1ère public.: 30/11/1997