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La liturgie de la Parole

Troisième partie

La profession de Foi

Programme

Le Symbole, ou profession de foi, dans la célébration de la messe, vise à ce que le peuple acquiesce et réponde à la Parole de Dieu qu’il a entendue dans les lectures et par l’homélie, et se rappelle la règle de foi avant de commencer à célébrer l’Eucharistie. (Présentation générale du Missel romain, PGMR n° 43)

Points d’attention

Comme le mot « symbole » l’indique, la profession de foi est un acte de rassemblement : résumé - règle de foi -, elle rassemble les points qui expriment la foi de l’Eglise ; signe de reconnaissance, elle rassemble les membres de l’assemblée entre eux, et cette assemblée avec toutes les autres qui célèbrent ce même jour, dans l’Eglise universelle, comme avec les chrétiens de tous les temps. C’est pour cette raison qu’il ne peut être question de remplacer les formes de la profession de foi proposées dans la liturgie par d’autres textes.

Il est vrai que le texte du Symbole de Nicée-Constantinople n’est pas simple. Mais on peut utiliser aussi le Symbole des Apôtres ou la triple profession de foi baptismale. Il serait cependant regrettable que les fidèles ne puissent pas s’approprier le texte français du Symbole de Nicée-Constantinople comme ils se l’étaient approprié en latin. De même, il serait également regrettable d’abandonner complètement le Credo en latin.

La prière universelle

Programme

"Dans la prière universelle, le peuple, exerçant sa fonction sacerdotale, supplie pour tous les hommes. Il convient que cette prière ait lieu habituellement aux messes avec peuple, afin que l’on fasse des supplications pour la sainte Eglise, pour nos gouvernants, pour ceux qui sont accablés par diverses misères, pour tous les hommes et le salut du monde entier.

Les intentions seront habituellement :

  1. pour les besoins de l’Eglise,
  2. pour les dirigeants des affaires publiques et le salut du monde entier,
  3. pour tous ceux qui sont accablés par une difficulté,
  4. pour la communauté locale.

Toutefois, dans une célébration particulière, comme une confirmation, un mariage ou des obsèques, l’ordre des intentions pourra s’appliquer plus exactement à cette occasion particulière." (PGMR n° 45 et 46)

Points d’attention

Le point à souligner le plus fortement à propos de la Prière universelle, c’est que, contrairement à ce qui se fait de plus en plus, l’assemblée ne prie pas pour elle. Or, on entend fréquemment : « Pour que nous..., afin que nous... » En réalité à la messe, on prie « pour nous » du début à la fin, sauf précisément, à ce moment où la prière doit se faire universelle. La quatrième intention ne désigne même pas la seule assemblée présente, mais toute la communauté locale dont les absents font aussi partie.

La rédaction des intentions n’est pas aisée. On dira seulement qu’elles doivent être simples, courtes, et concerner des personnes et non des idées.

Le vrai moment de prière n’est pas l’intention, mais le refrain (on peut aussi prier en silence). Ce refrain doit être bref et suppliant. Il demande seulement que la prière soit exaucée ; il ne doit pas s’encombrer d’autres considérations.

Le président fait l’invitation à la prière et prononce l’oraison qui la conclut.

Les intentions sont données par un diacre, un soliste ou un membre de l’assemblée.

Enfin, ne faut-il pas rappeler que supprimer la prière universelle prive le peuple de l’une des plus belles occasions qu’il a d’exercer « sa fonction sacerdotale », comme le dit si bien la PGMR (n° 45 ci-dessus).

Les messes d’enfants

En ce qui concerne les adaptations possibles de la liturgie de la Parole dans le cas des messes d’enfants, on se reportera au Directoire des messes d’enfants publié dans : Pour célébrer la messe (éditions CLD, 1989).

On y verra notamment :
- qu’on peut y supprimer des lectures, mais jamais l’Evangile (n° 42)
- qu’un chant peut prendre place après l’homélie (n° 46), ce qui n’est pas impensable, dans une messe d’adultes également, à condition, toutefois, que ce ne soit pas régulier
- que l’homélie peut parfois se transformer en dialogue (n° 48)

Dans le même volume Pour célébrer la messe, on trouvera la note de la Commission épiscopale française de liturgie, du 5 février 1970, concernant les messes de petits groupes et les adaptations qui peuvent y être faites au sujet du choix des lectures et de la part d’échanges dans l’homélie.

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(re)publié: 01/12/2019
1ère public.: 30/11/1997