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La liturgie de la Parole

Deuxième partie

Le psaume

Programme

La première lecture est suivie du psaume responsorial, ou graduel, qui fait partie intégrante de la liturgie de la Parole. Habituellement, le psaume se prend dans le Lectionnaire, car chaque texte de psaume y est relié directement à chacune des lectures : le choix du psaume dépend donc des lectures. (Présentation générale du Missel romain, PGMR n° 36.)

Points d’attention

Le mot même de psaume désigne un chant accompagné par des instruments ; on fera donc tout ce que l’on pourra pour que le psaume soit chanté, soit par un(e) soliste, de préférence à l’ambon, soit par la chorale, voire par toute l’assemblée si elle y est préparée. De toute façon, l’assemblée participe en chantant le refrain. A défaut de chanter les versets du psaume, on chantera au moins le refrain. Dans ce cas, un instrument peut soutenir la lecture de ces versets par un discret fond sonore. Si le psaume est seulement lu, on se souviendra que la lecture d’un poème est plus délicate que toute autre. On la préparera donc avec d’autant plus de soin : par exemple, on cherchera un ton de voix adapté au caractère propre à chaque psaume ; on cherchera à faire apparaître, sans exagérer, le rythme propre à chaque verset.

Puisque le psaume répond à la parole de Dieu, il est préférable que le psalmiste qui lit ou chante le psaume ne soit pas celui qui a fait la première lecture.

Le psaume responsorial fait « partie intégrante de la liturgie de la Parole » : parole de Dieu et parole d’homme, rempli de cris de joie ou de peine. A ce titre, il ne peut jamais être remplacé par un chant non biblique.

S’il est trop difficile d’utiliser, chaque dimanche, un psaume propre, le Lectionnaire du dimanche a regroupé quelques textes choisis de psaumes et de refrains pour les différents temps de l’année (voir PGMR n° 36).

L’Alléluia ou le second chant

Programme

« La deuxième lecture est suivie de l’Alléluia ou du second chant, selon les exigences du temps liturgique. (...) L’Alléluia est chanté en tout temps en dehors du carême. (...) Le second chant consiste dans le verset avant l’Evangile ou en un autre psaume, ou trait, comme on les trouve dans le Lectionnaire. » (PGMR n° 37)

Points d’attention

L’Alléluia et son verset sont tellement faits pour être chantés que le n° 39 de la PGMR précise qu’on peut les omettre si on ne les chante pas.

« Alléluia » signifiant : « Louez Dieu », ce chant doit avoir un caractère acclamatif.

Le chant de l’Alléluia accompagne la procession du livre des Evangiles (voir PGMR n° 94) ; il prépare aussi l’assemblée à l’écoute de l’Evangile.

Comme on l’a dit (voir l’Art de célébrer n° 27), on ne le reprend pas après l’Evangile à la place de « Acclamons la parole de Dieu. Louange à toi, Seigneur Jésus. » On peut en dire autant du second chant utilisé en carême, même s’il ne contient pas le mot « Alléluia ».

L’homélie

Programme

L’homélie fait partie de la liturgie et elle est fort recommandée car elle est nécessaire pour nourrir la vie chrétienne. Elle doit expliquer un aspect des lectures scripturaires, ou bien d’un autre texte de l’ordinaire ou du propre de la messe du jour, en tenant compte soit du mystère que l’on célèbre, soit des besoins particuliers des auditeurs.

Les dimanches et fêtes de précepte, on fera l’homélie à toutes les messes qui se célèbrent avec concours de peuple : ces jours-là, elle ne peut être omise que pour un motif grave ; elle est recommandée les autres jours, surtout aux féries de l’Avent, du Carême et du Temps pascal, ainsi qu’aux autres fêtes et aux occasions où le peuple se rend à l’Eglise en plus grand nombre.

Habituellement, l’homélie sera faite par le prêtre célébrant. (PGMR n° 41)

Points d’attention

Rappelons que l’homélie peut être faite de l’ambon ou du siège du président, si c’est ce dernier qui la fait (voir L’art de célébrer n° 27).

Le n° 41 de la PGMR (ci-dessus) donne la définition de l’homélie : L’homélie n’est ni une conférence ni un cours : elle ne doit en avoir ni la durée, ni la forme. Le rapport obligé avec la liturgie du jour ne permet pas qu’elle soit un sermon pouvant avoir n’importe quel sujet religieux.

L’homélie choisit un point d’explication. Elle ne cherche pas à tout dire.

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(re)publié: 01/11/2019
1ère public.: 30/11/1997