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La doxologie - La concélébration

La doxologie

Programme

« La doxologie finale : elle exprime la glorification de Dieu, elle est ratifiée et conclue par l’acclamation du peuple » (Présentation générale du Missel romain, PGMR n° 55 h).

Points d’attention

Le mot « doxologie » signifie : parole de louange. La doxologie est la conclusion de la prière eucharistique ; elle résume en quelques mots toute la portée de cette action de grâce.

Le prêtre élève le pain et le vin consacrés. A la présentation des dons, le geste était réduit puisqu’il s’agissait de déposer les dons sur l’autel. A la consécration, le prêtre élevait davantage les oblats pour les montrer au peuple. Ici, il les élève au plus haut ; ses bras, sa tête, son regard... tout son être s’élève dans un geste d’offrande vers le lieu symbolique du Père, accompagnant la parole d’action de grâce. C’est ici la véritable élévation.

Puisqu’elle fait partie de la prière présidentielle, il revient au prêtre seul de proclamer, ou mieux de chanter la doxologie. En la chantant le prêtre ajoute un caractère lyrique de circonstance et sollicite davantage l’adhésion de l’assemblée qui s’exprimera dans l’Amen.

Ce n’est pas pour prendre la place du prêtre que certaines assemblées se sont mises à la dire avec le prêtre, mais parce qu’un bref « Amen » ne leur paraît pas suffisant pour ratifier et sceller toute la prière eucharistique. Cela dit, on dispose maintenant de formules qui laissent au prêtre la proclamation chantée du texte qui lui revient, tout en augmentant la participation de l’assemblée, soit en interrompant la formule de plusieurs « Amen », soit en amplifiant l’« Amen » final par sa répétition .

La concélébration

Programme

« La concélébration qui manifeste heureusement l’unité du sacerdoce et du sacrifice, ainsi que l’unité du peuple chrétien tout entier, est prescrite par le rite lui-même à l’ordination d’un évêque ou d’un prêtre, et à la messe chrismale. En outre, elle est recommandée, à moins que l’utilité des fidèles ne requière ou ne suggère de faire autrement. » (PGMR n° 153).

Points d’attention

Restaurée par le deuxième concile du Vatican et, plus précisément, au numéro 57 de la Constitution sur la sainte liturgie, la concélébration est recommandée aux prêtres chaque fois qu’elle est possible. Choisir de concélébrer ou pas n’est pas, pour le prêtre, une affaire de dévotion ou d’école, c’est un point qui dépend de « l’utilité des fidèles ». Par exemple, un dimanche, deux prêtres ne concélébreront pas à telle messe si, en le faisant, ils privaient d’une messe des fidèles qui ne sont pas à cette messe.

« Lorsque les rites (présentation des dons) sont achevés, les concélébrants s’approchent de l’autel, et se disposent tout autour, mais de façon à ne pas gêner l’accomplissement des rites... » (PGMR n° 167). Ces derniers supposent la mise en évidence de la présidence d’un seul. Chaque eucharistie n’a qu’un président qui représente sacramentellement le Christ-Tête de l’Eglise. Cet unique président aura d’autant plus de présence que les autres concélébrants sauront rester légèrement sur la réserve et distants de lui. Cela permettra aussi au diacre d’accomplir normalement son ministère, comme l’indique encore la PGMR n° 167 : « Les concélébrants ne doivent pas non plus gêner le diacre lorsque celui-ci, en raison de son ministère, doit s’approcher de l’autel. »

« Les parties prononcées par tous les concélébrants ensemble doivent être dites à mi-voix, si bien que l’on entende clairement la voix du célébrant principal » (PGMR, n° 170). Il en va encore de la manifestation de la présidence par un seul.

L’Eglise prévoit que les intercessions soient confiées à l’un ou l’autre des concélébrants, mais les autres prières et les gestes qui sont, par nature, présidentiels ne sont pas répartis. La PGMR (n° 171 à 191) donne toutes les indications pour les quatre principales prières eucharistiques. Si, par exemple, deux prêtres concélèbrent, ce serait un non-sens liturgique (et théologique !) que l’un fasse principalement la consécration du pain et l’autre celle du vin. C’est le célébrant principal qui fait les deux. L’autre (ou les autres) dit les paroles de la consécration et fait le geste de monstrance.

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Centre National de Pastorale Liturgique

Devenu en 2007 Service National de la Pastorale Liturgique, un service de la Conférence des évêques de France (CEF).

(re)publié: 01/07/2020
1ère public.: 30/11/1998