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L’ouverture de la célébration

Deuxième partie

La préparation pénitentielle

Programme

« Le prêtre invite à la préparation pénitentielle, qui est accomplie par toute la communauté dans une confession générale, et il conclut par la prière pour le pardon. » (PGMR n° 29)

Points d’attention

Il y a quatre formes possibles (et non une seule !) :

  1. Le « Je confesse à Dieu » est dit par toute l’assemblée.
  2. Les deux versets et leur réponse font dialoguer le prêtre et l’assemblée.
  3. Les trois invocations sont chantées ou dites par le prêtre ou un autre ministre (animateur, chanteur...) et les « Prends pitié » par toute l’assemblée.
  4. L’aspersion (convenant particulièrement au temps pascal).

Dans tous les cas, le prêtre dit seul l’invitation et la conclusion.

Dans la troisième forme, on peut s’inspirer des lectures, mais on se rappellera :

  1. que les fidèles ne les ont pas encore entendues
  2. que les trois invocations ne sont pas un examen de conscience (« Nous qui... »), mais une invocation au Christ (« Seigneur Jésus, envoyé... » - « Toi qui... »). On ne se regarde pas soi-même. C’est le Christ que l’on regarde.

Celui qui dit les invocations invite davantage à regarder le Christ s’il est tourné vers la Croix, plutôt que vers l’assemblée. On peut souhaiter que tous ceux qui sont dans le sanctuaire fassent de même.

Il n’est pas prévu que l’on fasse le signe de la croix durant la prière pour le pardon : « Que Dieu tout-puissant... »

Le « Kyrie eleison »

Programme

« C’est un chant par lequel les fidèles acclament le Seigneur et implorent sa miséricorde. » (PGMR n° 30)

Points d’attention

A noter que la PGMR considère que le Kyrie est d’abord une acclamation avant d’être une imploration. C’est pourquoi, dans le cas de la première et de la deuxième forme qui ne sont pas acclamatoires, on chante le Kyrie après la préparation pénitentielle. Il est préférable de choisit un Kyrie assez bref, qui maintient le caractère invocatoire de ce chant.

Le chanter en grec (Kyrie), comme le propose le Missel, rappellera que le grec est la langue maternelle de l’Eglise ; ces mots ne sont pas plus difficiles a comprendre que l’hébreu de Amen ou de Alleluia.

Le « Gloria »

Programme

« Le Gloria in excelsis est une hymne très ancienne et vénérable par laquelle l’Eglise, rassemblée dans l’Esprit Saint, glorifie Dieu le Père et l’Agneau, et supplie celui-ci. » (PGMR n° 31)

Points d’attention

Le Gloire à Dieu, comme « Joyeuse lumière » et la première partie du Te Deum, est une hymne du 2e siècle. Que les chrétiens chantent ces hymnes depuis dix-sept siècles, mérite vénération et respect.

On évitera de faire de cette hymne un cantique de plus. Cependant le texte « Gloire à Dieu, paix aux hommes » (F156), est approuvé par l’épiscopat comme texte alternatif du « Gloire à Dieu au plus haut des cieux ».

On évitera aussi d’en faire un grand morceau de concert, que l’on écouterait assis.

Même s’il est prévu qu’il puisse être récité par tous ou en alternance (voit PGMR n° 31), on n’oubliera pas qu’une hymne est faite pour être chantée.

Le « Gloire à Dieu » peut être entonné soit par le prêtre, soit par l’animateur de chants ou la chorale, soit directement par l’assemblée elle-même (voir PGMR n° 87).

On l’omet durant l’Avent et le Carême.

La prière d’ouverture

Programme

« Puis le prêtre invite le peuple à prier et tous, avec le prêtre, font silence pendant un peu de temps, pour prendre conscience qu’ils se tiennent en présence de Dieu, et pour mentionner intérieurement leurs intentions de prière. Puis le prêtre prononce l’oraison appelée habituellement “collecte”. Elle exprime le caractère de la célébration et, par la bouche du prêtre, elle adresse sa supplication à Dieu le Père, par le Christ, dans l’Esprit Saint ». (PGMR n° 32)

Points d’attention

L’invitation est faite à l’assemblée : le prêtre lui parle et peut donc la regarder. En revanche, la prière ne s’adresse pas à l’assemblée : le prêtre parle à Dieu au nom de tous.

Le silence n’est pas facultatif.

La bonne façon est de prononcer la prière comme si on l’inventait au fur et à mesure, comme si on ne la lisait pas, de la dire à la vitesse à laquelle on la chanterait. Il faut éviter en même temps un débit trop rapide et une voix trop chargée d’affectivité.

Le prêtre garde les mains étendues pendant la conclusion qui fait partie de la prière.

La prière d’ouverture se termine toujours par la conclusion longue : « Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu, qui règne avec toi et le Saint Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles » (ou « Lui qui... » ; ou « Toi qui... » ).

A remarquer que l’on ne dit pas : « qui vit et règne », ni « dans l’unité ». On ne dit pas non plus : « nous te le demandons par... », car l’Eglise ne fait pas que demander par le Christ ; c’est aussi, par le Christ, qu’elle reçoit du Père ce qu’elle demande.

On n’oubliera pas que le Missel présente, juste à la fin du temps ordinaire, un certain nombre d’oraisons diverses, et, vers la fin du Missel, des formulaires de messes pour intentions et circonstances particulières, et des messes votives. Il y aurait grand intérêt pastoral à les utiliser plus souvent.

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(re)publié: 01/09/2019
1ère public.: 30/11/1997