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L’offrande - Les intercessions

L’offrande

Programme

« L’offrande : au cœur de cette mémoire, l’Église, et surtout celle qui est actuellement rassemblée, offre au Père, dans le Saint-Esprit, la victime sans tache. L’Eglise veut que les fidèles non seulement offrent cette victime sans tache, mais encore qu’ils apprennent à s’offrir eux-mêmes et soient consommés, de jour en jour, par la médiation du Christ, dans l’unité avec Dieu et entre eux, pour qu’à la fin Dieu soit tout en tous. » (Présentation générale du Missel romain, PGMR n° 55f).

Points d’attention

Après l’acclamation d’anamnèse chantée par l’assemblée, le prêtre adjoint au mémorial une prière d’offrande (voir l’Art de célébrer n° 34). Il s’efforce de prononcer cette prière avec le calme et la dignité qui conviennent à ce moment essentiel.

Le prêtre dit « nous t’offrons » ; et c’est toute l’Eglise, particulièrement l’assemblée réunie, qui présente à Dieu le sacrifice de salut. C’est pourquoi, l’attitude requise des fidèles est d’abord « un profond sens religieux » (PGMR n° 62) caractérisé par l’attention soutenue à la prière exprimée et à la présence eucharistique du Christ. Mais la PGMR ajoute aussitôt « la charité envers les frères qui participent à la même célébration ». Et pour qu’advienne cette attitude de charité au sein même de l’assemblée et dans toute la vie chrétienne, le prêtre prononce la seconde épiclèse.

L’Esprit a pénétré l’humanité de Jésus pour qu’il fasse de sa vie une offrande. L’Eglise a prié pour que, grâce à l’Esprit, le pain et le vin deviennent le Christ offert. Par la voix du prêtre, l’Eglise prie pour que ce même Esprit donne aux fidèles de vivre en parfaite unité afin d’être eux-mêmes une offrande à Dieu. Lorsque le Christ s’offre au Père, c’est la tête du corps (Col 1, 18) qui est offrande. En mettant en évidence cette seconde épiclèse, on aide les fidèles à comprendre qu’en communiant ils deviennent le corps du Christ qu’ils reçoivent.

Les intercessions

Programme

« Les intercessions : on y exprime que l’eucharistie est célébrée en union avec toute l’Eglise, celle du ciel comme celle de la terre, et que l’offrande est faite pour elle et pour tous ses membres vivants et morts, qui ont été appelés à participer à la rédemption et au salut qui lui ont été acquis par le Corps et le Sang du Christ. » (PGMR n° 55g).

Points d’attention

Ce n’est pas une seconde Prière universelle, mais une prière qu’on pourrait dire interne à l’Eglise universelle. C’est ici que l’on prie pour le pape et l’évêque (sauf dans la prière eucharistique I où cela vient avant le récit de l’institution), ce qu’on ne fait pas dans la Prière universelle sauf pour des circonstances particulières. C’est ici aussi que l’on prie pour ceux qui sont rassemblés et pour le peuple de Dieu tout entier, avec ses ministres ordonnés.

On n’oubliera pas que les prières eucharistiques II, III et IV, comportent des développements particuliers, pour les nouveaux baptisés dans la semaine pascale, ou lors des messes pour les défunts. On peut, à la messe dominicale, préciser le nom du défunt à l’intention duquel la messe est célébrée et des défunts de la paroisse décédés dans la semaine. On dira : « Souviens-toi de X... à l’intention de qui la messe est célébrée et de X... décédé cette semaine », ou « Nous te prions pour... » (dans la prière eucharistique III).

La forme litanique des intercessions demande une énonciation calme et posée. Dans le cas de concélébration, les demandes sont réparties entre les concélébrants. Il n’est pas opportun que chacun ait un livret ; il vaut mieux que le président s’éloigne un peu du micro et que chaque intervenant s’avance pour lire la prière sur l’unique missel.

« Dans la célébration de la messe, les fidèles constituent le peuple saint, le peuple acquis par Dieu et le sacerdoce royal, pour rendre grâce à Dieu et pour offrir la victime sans tache ; non seulement pour l’offrir par les mains du prêtre, mais pour l’offrir ensemble avec lui et apprendre à s’offrir eux-mêmes. Ils s’efforceront de le manifester par un profond sens religieux et par leur charité envers les frères qui participent à la même célébration. » (PGMR, n° 62).

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Centre National de Pastorale Liturgique

Devenu en 2007 Service National de la Pastorale Liturgique, un service de la Conférence des évêques de France (CEF).

(re)publié: 01/06/2020
1ère public.: 30/11/1998