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Comme un sarment greffé sur Toi

Quand la nuit descend
que grandit en moi un certain désarroi intérieur
où plus rien ne semble me relier au monde des vivants,
Seigneur, sois mon pourvoyeur de sève !
Fais de mon pauvre corps souffrant une sarment,
un sarment de cette Vigne dont du tu es le Cep vivant.

Greffe-moi sur toi, Seigneur, solidement ;
greffe-moi sur ton grand Corps spirituel
qui dépasse les frontières du monde visible et de l’ Eglise,
respire au rythme de l’invisible.
Tu sais combien mon esprit lui-même reste charnel
si tu ne l’irrigues pas de ta vie divine !
Combien mon cœur reste froid
si ton amour ne le réchauffe pas !
Combien mon âme reste lourde
si tu ne l’élèves pas !

Que ton Esprit, Seigneur, amour créateur, vie féconde,
circule en moi et habite ma souffrance et ma prière.
Alors, je serai en communion avec toute la terre,
comme le sang irrigue la moindre cellule du corps,
comme la sève irrigue la plus petite feuille de l’arbre.

Je crois, Seigneur, qu’en toi, le Vivant,
les hommes, désormais, ne sont plus seulement
des individus juxtaposés, isolés, mais un seul vrai Corps
qui rassemble tous les vivants et tous les morts.

Branche-moi, Seigneur, branche-moi sur ta Vie !
Plus je serai intimement greffé sur toi,
et plus je serai proche de tout homme,
et plus j’entrerai
dans cette immense, mystérieux circuit
de l’amour créateur.

Ma prière greffée sur la tienne, O Christ priant,
apportera, je le crois, ce surcroît d’amour,
ce surcroît de respiration intérieure
qui régénère toutes les cellules du Corps
et rapproche les cœurs.
Greffe-moi sur ta Vie, Seigneur,
et ma souffrance enfin trouvera cette secrète fécondité
qui prépare la terre des hommes à ton éternité.

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(re)publié: 01/07/2004