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C’était hier soir, ou ce matin

Peu importe désormais le temps qui passe, l’absence est omniprésence.
Son fauteuil reste vide et le restera mais il parle sans cesse d’elle.
Le temps chasse lentement la souffrance mais ne tue pas les images, les mots, les souvenirs.
Le temps n’a pas de prise sur l’amour.

Ces semaines intenses d’amour demeurent gravées à jamais en nous.
Douloureuses et si heureuses à la fois, d’une si forte et belle proximité,
d’une telle intensité de vie, lorsque chaque instant avait goût d’éternité,
lorsque nous attendions, inquiets et impatients, l’heure de prendre le relais à ses côtés.

C’était hier ou ce matin !

Cette semaine beaucoup de chaises et de fauteuils se sont vidés autour de nous.
Brutalement, subitement ou après de longues années de souffrance.
Rien n’y fait, les coeurs sont blessés, les larmes coulent, les mémoires se ravivent
les meilleurs moments refont surface et permettent de traverser, pour un instant, l’infranchissable.

« Pourquoi ? » reste sans réponse.
Seul compte alors la vie, la vie partagée, la vie avec eux que tacitement nous pensions éternels.
Peu importe les raisons, les causes.
Ce qui reste c’est la souffrance, ultime signe de notre amour et de notre gratitude,
prise de conscience soudaine de tout ce qu’ils sont, de tout ce qu’ils furent, de leur contribution à notre vie.
Ce qui demeure c’est l’espoir de garder vive leur présence et de les revoir un jour.

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Michel MASCLET

Prêtre du diocèse de Cambrai.

(re)publié: 01/11/2014