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Une présentation du site Internet Port Saint Nicolas

http://www.portstnicolas.org

- Plus de 8 ans de présence sur la toile...
- Que trouve-t-on à Port Saint Nicolas ?
- La gestion du port
- Les enjeux d’un site comme le nôtre
- Quelques questions difficiles en suspens...

1. Brève histoire de Port Saint Nicolas

On la trouvera sur le site lui-même en consultant l’histoire du port à la Capitainerie. Contentons-nous ici d’évoquer quelques tournants significatifs...
En effet, depuis le 6 décembre 1995 - fête de saint Nicolas et apparition de nos pages sur le réseau Internet - beaucoup de choses ont évolué et changé dans notre entreprise : le nom du site et son statut, son adresse Internet, le public qu’il visait, le nombre et l’identité de ses animateurs, son contenu, etc...

Ce qui n’a pas changé c’est la référence à saint Nicolas... les deux dernières lettres de ce qui devint vite notre logo : PSN. Avant de désigner un port imaginaire, Saint Nicolas désigna d’abord une vieille église du 13e siècle, puis une paroisse en banlieue parisienne.

Saint Nicolas, ce fut d’abord une vieille église à faire connaître avec un travail de rénovation qui enthousiasmait une poignée de paroissiens de La Queue-en-Brie, avec, sans trop y croire, l’espoir d’intéresser un généreux mécène...

En mars 1996, Jim WANDERSCHEID, le paroissien à l’origine de ces premières pages trouve qu’il y a mieux à présenter, à La Queue-en-Brie, que des vieilles pierres et commence à parler de la vie de la paroisse et du secteur. De fait, Saint Nicolas de La Queue-en-Brie devient ainsi la première paroisse catholique française sur le réseau Internet... sans trop l’avoir bien réfléchi ni clairement voulu !

Pendant près d’un an, le site s’étoffe, attire l’attention de plusieurs médias (quotidiens régionaux et nationaux) sans mobiliser vraiment la paroisse (Jim et son curé sont, jusqu’en septembre 1996 et l’arrivée d’Olivier JULLIEN DE POMMEROL - un paroissien de Vence connu par Internet - les seuls à animer le site) ni les habitants de La Queue-en-Brie, dont à l’époque très peu ont accès à Internet.

Après réflexion, l’Equipe d’Animation Paroissiale décide, en janvier 1997 de ratifier et d’officialiser le statut paroissial de ce site en se réservant un droit de regard sur son contenu, un membre de l’EAP devenant, de droit, membre de l’équipe de rédaction de PSN, composée alors de 3 Caudaciens (les habitants de La Queue-en-Brie), dont le curé, d’un autre prêtre du Val-de-Marne et du paroissien de Vence, jamais encore rencontré autrement que virtuellement.

Après la presse écrite et devant le nombre croissant de nos visiteurs, la télévision régionale s’intéresse à notre petite aventure (journal télévisé de France 3 à Pâques 1997).

Au bout de quelques mois, force est de constater que ce site n’a encore de paroissial que le nom. En octobre 1997, Denise PELLETIER et Thierry BUSTROS quittent donc notre comité de rédaction tandis que Philippe GIRON, lui aussi rencontré grâce à Internet, le rejoint. La décision est prise de dissocier le serveur de la Paroisse Saint Nicolas de la Queue-en-Brie.

Reste à savoir que peut désigner le P de PSN, si ce n’est plus un site paroissial !... et quel sera le statut ecclésial de ce site.

Nous récusons l’appellation Paroisse virtuelle St Nicolas des internautes pour des motifs canoniques et ecclésiologiques. Après de nombreux débats et consultations via e-mail, nous optons, en novembre 1997, pour l’appellation Port Saint Nicolas. Second coup de génie de notre ami Jim - qui entre-temps a déménagé au Luxembourg - qui conçoit un graphisme et toute une symbolique originale à partir de cette notion de port.

Grossissant toujours, notre site flirte avec les 7000 visiteurs par mois, provoquant une sympathique émulation (au moins en matière de fréquentation) avec le site officiel de la Conférence des Evêques de France. Grâces soient d’ailleurs ici rendues aux animateurs de ce site officiel et notamment à Catherine SESBOUË qui obtint pour PSN nouvelle formule un certain label de catholicité avec le parrainage de la Fédération Nationale de Chrétiens-Médias et ce partenariat entre nos deux serveurs ! D’abord présenté comme Rendez-vous des internautes catholiques, PSN juge plus conforme à son projet le sous-titre : Rendez-vous catholique des internautes.

En novembre 1998, la bande des 4 devient le club des 5... grâce à l’arrivée dans le Comité de rédaction de Marie-Françoise LECAILLON, haut(e) fonctionnaire en poste à Nice. Certains ne manqueront pas de faire perfidement remarquer ici que PSN ne se féminise pas beaucoup plus vite que l’ensemble de l’institution ecclésiale dans ses structures de gouvernement !...Quand, à l’automne 2002, Marie-Françoise a quitté l’équipe, trop prise par ses engagements professionnels, c’est Catherine PRIESTER, mère de famille du diocèse de Cambrai qui est venue apporter une ’touche féminine’ à l’équipage de PSN.

2. Que trouve-t-on à Port Saint Nicolas ?

Après plusieurs mois et même plusieurs années de tâtonnement, nous avons acquis plusieurs convictions quant au contenu souhaitable pour un site comme le nôtre :

1. Depuis le début, ce qui intéresse nos visiteurs venus de tout le monde francophone, ce ne sont pas les infos trop locales comme l’horaire des messes à La Queue-en-Brie, mais bien plutôt les petits dossiers d’intérêt général que nous publions (concernant l’exégèse, la théologie, la morale, etc...), surtout si nous parvenons à faire une bonne vulgarisation avec des éléments de bibliographie pour poursuivre la réflexion... d’où notre logique qui est plus une logique d’édition qu’une logique de communication ponctuelle.

2. Inutile, pour tous les animateurs des sites chrétiens - qu’ils soient personnels, paroissiaux, diocésains ou autres, de gaspiller du temps et de l’énergie à refaire chacun ce que les autres font aussi - et parfois même en mieux ! C’est ainsi, par exemple, que nous nous dispensons de tenir à jour la liste des liens possibles avec les différents sites chrétiens, puisque ce travail est déjà fait par la Conférence des Evêques de France.

3. Les sites à vocation religieuse ou spirituelle sont souvent affreusement rébarbatifs, en raison soit du graphisme, soit de la langue de bois qui y sévit, soit d’un cruel manque d’humour et, hélas parfois, des trois éléments à la fois ! L’originalité de PSN quant à son contenu voudrait être d’offrir, avec un zeste d’humour et une certaine liberté de parole, un témoignage le plus crédible possible de la foi catholique sur le réseau Internet francophone. Ce faisant, il s’agit ainsi d’assurer, face à tous les sites à tendance traditionaliste, une autre présence ecclésiale, plus conciliaire et bienveillante à l’égard de notre environnement culturel (cyberculture, pluralisme et démocratie, etc...). Cf. nos options théologiques et ecclésiologiques clairement indiquées dans le Livre de bord consultable à la Capitainerie du port.

On trouve de tout dans un port. Voici donc ce que le marin de passage à Port Saint Nicolas peut trouver :
- un phare pour éclairer les navigateurs (à PSN, c’est la Bible avec une série de dossiers exégétiques pour un grand public)
- une église (à PSN, on y trouve plein de dossiers concernant la théologie et l’histoire de l’Eglise) avec son bureau d’accueil où les visiteurs pressés obtiendront peut-être un début de réponse aux questions qu’ils se posent sur tel ou tel aspect de la vie de l’Eglise ou même de son Credo
- un Bar de la Marine (à PSN, c’est là que le sacristain pousse chaque mois ses coups de gueule)
- des pontons, témoins de tous les mouvements des bateaux (à PSN, c’est l’espace réservé aux mouvements d’Eglise, avec leurs grands textes fondateurs)
- un pont pour relier les diverses aires (à PSN, c’est l’espace de l’oecuménisme et du dialogue interreligieux)
- des quais sur lesquels ça discute ferme (à PSN, on y trouve un lexique original des mots et des sigles du jargon catholique)
- une plage (à PSN, c’est là où l’on refait le monde à propos de toutes les questions de société)
- un chantier naval (à PSN, c’est là qu’on peut construire des célébrations grâce aux outils liturgiques qu’on y trouve)
- l’accastillage pour toutes les fournitures utiles (à PSN, on y trouve les grands textes de référence, notamment la Bible et, les versions françaises de documents d’Eglise)
- un musée : celui de PSN, qui était le fer de lance de PSN premier modèle avec une visite virtuelle de l’église St Nicolas de La Queue-en-Brie, présente deux rubriques : un regard chrétien sur l’art contemporain et un regard contemporain sur l’art chrétien, ainsi qu’une galerie des fantômes de la Bible. Une toute prochaine collaboration avec un prêtre qui a fait l’Ecole du Louvre devrait nous permettre d’enrichir plus régulièrement la collection des œuvres présentées dans les salles de ce musée
- parmi les bateaux, il y a, à PSN, un catamaran pour la détente (différents quiz et autres jeux pour petits et grands, un grand jeu interactif intitulé : Le parchemin du pirate, conçu par Philippe GIRON et Olivier JULLIEN DE POMMEROL pour aider les visiteurs du site à découvrir toutes les richesses du site, ainsi qu’un étal de cartes postales virtuelles en libre accès)
- sur la place du village, à PSN, on débat de la vie citoyenne et de la place des chrétiens dans la cité
- une capitainerie avec des propositions d’escale, un livre de bord... (à PSN, on y trouve tous les renseignements sur le serveur, son histoire, sa charte éditoriale, son comité de rédaction, une aide aux webmasters de sites paroissiaux ou diocésains, etc...)
- le Club Mercator est un lieu ouvert à tous nos visiteurs, les inscrits peuvent y communiquer des articles, participer a des forums, partager leurs opinions et même organiser des sondages
- un rocher, lieu privilégié pour la méditation et la prière
- enfin l’horizon du large (à PSN, on signale, dans les terres lointaines, la vie de quelques Eglises du Tiers-Monde)

Certains pourront donc en conclure qu’en effet on trouve à Port Saint Nicolas tout ce qu’il y a dans un vrai port... sauf, évidemment, le bordel !... Déduction hâtive, car, sur le marché (prédécesseur du Club Mercator), ça y a parfois ressemblé un peu ! (avec des réactions souvent passionnelles et des messages aux contenus très variables quant à leur qualité !). Au Club Mercator, où pour participer il faut être inscrit, les intervenants semblent se sentir plus responsables de leur propos, et la tâche de modération s’en trouve agréablement allégée.

3. La gestion du port

C’est une gageure que de former une équipe avec si peu de vraies rencontres et de convivialité effective : Jim, Olivier et les deux Philippe ne se sont rencontrés tous les 4 ensemble qu’une seule fois (le 5 juin 1998) ; quant à Marie-Françoise et Catherine, les dernières arrivées, elles n’ont vu qu’en photo certains de leurs coéquipiers.

Mais l’outil Internet permet d’autres formes de collaboration... souvent bien plus efficaces que des réunions de plus en plus difficiles à caser dans nos agendas déjà bien remplis !

A l’usage, et compte tenu de nos disponibilités, savoir-faire et centres d’intérêt respectifs la répartition du travail s’est opérée de la façon suivante :

Le contenu des rubriques provient soit de notre propre production, soit d’articles de revues ou d’extraits de publications proposés par l’un de nous cinq à l’agrément des quatre autres et pour lesquels l’un ou l’autre se charge d’obtenir les autorisations des auteurs et éditeurs.

Il peut nous arriver aussi de recourir à une forme de sous-traitance en nous appuyant de manière habituelle, pour telle rubrique, sur un collaborateur privilégié extérieur à notre Comité de rédaction.

Pour certaines rubriques comme l’exégèse et la liturgie, nous faisons parfois appel à des consultants, notamment lorsque nous ne savons que répondre à telle ou telle demande un peu trop spécialisée.

Les deux webmasters, Jim WANDERSCHEID et Philippe GIRON, se répartissent les 16 rubriques du port pour ce qui est de l’ultime mise en page des documents, de leur présentation et de leur maintenance, et de la mise en ligne mensuelle.

Le principe est que la dernière semaine du mois est réservée à une relecture, par les 5 membres de l’équipe, de l’ensemble des dossiers avant leur mise en ligne, pour exercer un contrôle quant à la forme (l’orthographe !) et quant au fond (souci de garder une certaine ligne éditoriale).

Il y a parfois des débats entre nous sur l’opportunité de mettre en ligne tel article, voire sur la manière la plus pertinente de répondre à certains commentaires émanant de telle ou tel visiteur.

On se rappelle alors que Jim WANDERSCHEID est le responsable légal du site et Philippe LOUVEAU le capitaine coopté par l’équipe et désigné dans la charte pour trancher les éventuels conflits qui pourraient subsister au sein du Comité de rédaction.

Mais nous constatons avec joie que, jusqu’à présent, notre estime réciproque et l’amitié que nous nous portons nous ont permis de régler nos différends sans recourir à l’argument d’autorité !

4. Les enjeux d’un site comme Port Saint Nicolas

Plusieurs d’entre eux apparaissent dans la charte (le livre de bord) que l’on peut consulter à la capitainerie. Signalons-en quelques-uns ici...

Certains enjeux sont d’ordre culturel et dépassent largement le strict point de vue ecclésial :

- faire rimer qualité avec gratuité et bénévolat !
- promouvoir la francophonie sur le réseau Internet mondial

Mais beaucoup touchent directement à l’Eglise, à l’image que nous voulons en donner et, au-delà, à l’Evangile lui-même dont nous pensons qu’il est une bonne nouvelle à partager :

- témoigner d’une Eglise qui n’est pas nécessairement ringarde en nous maintenant à la pointe des nouvelles technologies de la communication et en accueillant avec joie et gratitude le meilleur de la culture de notre temps, y compris ses aspirations à plus de démocratie. Ce type de présence ecclésiale sur le réseau Internet semble d’autant plus nécessaire que les frileux replis identitaires s’y manifestent là comme ailleurs !
- accompagner, en les pratiquant, de nouvelles technologies de l’information et de la communication en pleine évolution. En acceptant de tâtonner avec ceux qui tâtonnent, nous manifestons que témoigner n’est pas donner des leçons !
- suggérer telle ou telle manière de mieux utiliser ce fabuleux outil mondial de communication qu’est le réseau Internet pour signifier la catholicité de notre Eglise. Délocalisé, notre site peut aider notre Eglise à s’adapter à la nouvelle donne des réseaux relationnels et à rejoindre ceux et celles qui ne fréquentent régulièrement aucune communauté territoriale.
- Faire autorité sans être pour autant le site officiel de l’Eglise catholique en France ou dans la francophonie... En ce sens, nos liens avec les instances officielles de l’Eglise catholiquue en France font que nous avons bien conscience d’engager plus que nous cinq dans l’aventure de PSN ; mais en même temps notre liberté est clairement manifestée par le fait que nous ne sommes pas hébergés (et donc dépendants) par le site des évêques mais que nous avons notre propre serveur autonome.

5. Quelques questions difficiles en suspens...

Certaines touchent à notre volonté d’offrir un site généraliste :

- Qui sont réellement nos visiteurs ? Des religieux qui viennent par curiosité et sympathie pour chercher des textes qui peuvent leur être utiles ? Des catholiques bien insérés dans leur Eglise qui trouvent ici quelques éléments d’une formation gratuite et pas trop rébarbative ? Des personnes engagées à titre professionnel dans la communication venus faire un peu d’espionnage industriel ? Des vieux qui occupent leur retraite ? Des isolés qui viennent chercher ce qu’ils ne trouvent pas dans leur entourage à savoir un peu de chaleur et un dérivatif à leur solitude ? Des catholiques non-pratiquants ou déçus de leur Eglise qui renouent ainsi avec elle, de manière indirecte et peu impliquante ? Des plus-catholiques-que-le-pape qui viennent vérifier notre orthodoxie ? Des personnes en recherche ?...
- Comment faire le tri dans la masse des documents dignes d’intérêt et susceptibles d’être mis en ligne ? Le moins que l’on puisse dire est que nos dossiers ne sont pas tous lisibles par un public de non-initiés. La vulgarisation nous interdit-elle de diffuser des textes trop techniques ? Faut-il instaurer une classification par difficulté de lecture et connaissances religieuses de base requises ?
- Vu notre logique d’édition et l’augmentation incessante du nombre des fichiers disponibles sur PSN, comment permettre au visiteur de s’y retrouver ? Le moteur de recherche interne suffit-il ?

D’autres questions sont liées à notre équipe et au statut ecclésial de PSN :
- Pourrons-nous longtemps tenir la cadence ? Notre équipe est constituée de 5 personnes : 4 sont entièrement bénévoles avec de nombreuses autres responsabilités (professionnelles, familiales, associatives, ecclésiales) qui ne leur laissent qu’un temps restreint pour effectuer cet énorme travail. Quant au cinquième, prêtre du diocèse de Créteil, il n’a jusqu’à ce jour reçu aucune mission pastorale concernant cette forme de présence ecclésiale sur le réseau Internet et s’y emploie en plus des autres missions officielles qui lui sont confiées sur la paroisse et le secteur pastoral !
- Quels vis-à-vis institutionnels ? Nous sommes de 5 diocèses différents et notre équipe se compose actuellement de 4 laïcs et d’un prêtre diocésain... Avec qui réfléchir à toutes les implications ecclésiologiques et pastorales de notre petite aventure, à tous les virages à négocier ? Depuis le début, nous avons l’impression de naviguer à vue, sans grand soutien de la part des diverses instances ecclésiales...
- Entre le site officiel et le site personnel totalement privé, quel est l’avenir pour le statut ecclésial de Port Saint Nicolas et de son équipe ? Un important éditeur, qui nous accorde à titre gracieux l’autorisation de mettre en ligne certaines de ses publications, s’inquiète de l’avenir de notre site (et de son caractère clairement non-commercial) et pose la question de la dévolution de son contenu en cas de dissolution ou d’éclatement de notre équipe...

Il y a donc quelques nuages dans le ciel de Port Saint Nicolas et la houle peut parfois atteindre le port, mais, après 8 années passées au service des internautes, nous pensons toujours que ces caprices de la météo font le charme de la navigation et nous constatons qu’ils n’entament en rien notre désir de répondre à l’appel de Jésus. Aujourd’hui à PSN, comme il y a 2000 ans sur un autre rivage, il continue de nous dire : « Avance en eau profonde ! » (Lc 5,4)

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(re)publié: 01/06/2004